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C dans l'air

Le magazine d’actualité qui donne la parole aux experts et aux téléspectateurs chaque soir du lundi au samedi sur France 5 et en direct.

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprend... En savoir plus
Dernier Épisode
2019-12-11

ÂGE PIVOT, RÉGIMES SPÉCIAUX...LES ANNONCES QUI FÂCHENT 11-12-2019

ÂGE PIVOT, RÉGIMES SPÉCIAUX...LES ANNONCES QUI FÂCHENT 11-12-2019


Invités


Bruno JEUDY

Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »


Cécile CORNUDET

Éditorialiste politique aux « Echos »


Béatrice MATHIEU

Rédactrice en chef adjointe à l’Express, chef du service économie


Nicolas BOUZOU

Économiste, Directeur fondateur d'Asterès, une société d’analyse économique et de conseils


Après deux ans de concertation et six jours de grève, le Premier ministre a dévoilé ce mercredi "l’architecture générale" de la réforme des retraites. Elle prévoit la suppression des régimes spéciaux et la mise en œuvre d’un système par points dont la valeur sera fixée par les partenaires sociaux "sous le contrôle du Parlement". Une "règle d’or" sera inscrite dans la loi "pour que la valeur des points acquis ne puisse pas baisser" avec une "indexation progressive non pas sur les prix mais sur les salaires". L’âge légal de départ reste à 62 ans mais un "âge d’équilibre" sera "fixé à 64 ans" à partir de 2027, avec "un système de bonus-malus". La première génération concernée est celle née en 1975 et la mesure s’appliquera pleinement à celle née en 2004.

Alors que la fin des régimes spéciaux cristallise les tensions, notamment à la RATP et à la SNCF, le chef du gouvernement a promis que les salariés exerçant des "métiers usants" pourront partir à la retraite "deux années plus tôt". Idem pour ceux qui ont "commencé à travailler tôt". Le Premier ministre a également évoqué des "dérogations d’âge" pour les métiers à risques, comme les policiers et pompiers. Les enseignants, eux, auront un niveau de retraite "comparable au niveau des retraites des métiers équivalents dans la fonction publique". Des "transitions spécifiques" sont aussi prévues pour "les travailleurs indépendants, les artisans, les commerçants et les professions libérales". Le Premier ministre a également mis en avant des mesures pour les femmes. Enfin une retraite minimale de 1.000 euros sera garantie pour une carrière complète au Smic. Le projet de loi doit être soumis au Parlement en février.

Mais les annonces d’Edouard Philippe sont loin d’avoir répondu aux attentes des syndicats, bien au contraire. Le Premier ministre s’est attiré les foudres de la CFDT, de la CGT et de l’UNSA ferroviaire. "La ligne rouge est franchie et clairement franchie", estime Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, en faisant référence à l'âge d'équilibre à 64 ans. Selon le syndicaliste, "cette réforme a été lésée par un angle budgétaire accru". La CFDT qui était le seul syndicat à approuver un système par points envisage désormais de rejoindre la mobilisation. Du côté de la CGT, Philippe Martinez considère que "le gouvernement s'est moqué du monde". "Le gouvernement veut individualiser le système de retraite […]. Tout le monde va travailler plus longtemps, c'est inacceptable", tranche le numéro un du syndicat qui "ne croit pas que les cheminots seront satisfaits".

Et justement, en ce septième jour de grève, la CGT cheminots, premier syndicat de la SNCF, réagit en appelant à "renforcer la grève". L'Unsa, deuxième syndicat au sein de l'entreprise ferroviaire, regrette également les annonces du Premier ministre, qui ne sont "pas à la hauteur de nos revendications", et appelle à "élargir" le mouvement et à l’installer "dans la durée". Même appel du côté de Force ouvrière qui veut "renforcer la mobilisation", à laquelle selon lui, "l'ensemble des salariés du privé et du public (devrait) s'associer ".

Alors que change le système de retraites par points présenté par Edouard Philippe ? Qui est concerné par la réforme ? Se dirige-t-on vers un durcissement du conflit ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

Retrouvez C dans l'air sur France.tv


2019-12-11

ÂGE PIVOT, RÉGIMES SPÉCIAUX...LES ANNONCES QUI FÂCHENT 11-12-2019

ÂGE PIVOT, RÉGIMES SPÉCIAUX...LES ANNONCES QUI FÂCHENT 11-12-2019


Invités


Bruno JEUDY

Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »


Cécile CORNUDET

Éditorialiste politique aux « Echos »


Béatrice MATHIEU

Rédactrice en chef adjointe à l’Express, chef du service économie


Nicolas BOUZOU

Économiste, Directeur fondateur d'Asterès, une société d’analyse économique et de conseils


Après deux ans de concertation et six jours de grève, le Premier ministre a dévoilé ce mercredi "l’architecture générale" de la réforme des retraites. Elle prévoit la suppression des régimes spéciaux et la mise en œuvre d’un système par points dont la valeur sera fixée par les partenaires sociaux "sous le contrôle du Parlement". Une "règle d’or" sera inscrite dans la loi "pour que la valeur des points acquis ne puisse pas baisser" avec une "indexation progressive non pas sur les prix mais sur les salaires". L’âge légal de départ reste à 62 ans mais un "âge d’équilibre" sera "fixé à 64 ans" à partir de 2027, avec "un système de bonus-malus". La première génération concernée est celle née en 1975 et la mesure s’appliquera pleinement à celle née en 2004.

Alors que la fin des régimes spéciaux cristallise les tensions, notamment à la RATP et à la SNCF, le chef du gouvernement a promis que les salariés exerçant des "métiers usants" pourront partir à la retraite "deux années plus tôt". Idem pour ceux qui ont "commencé à travailler tôt". Le Premier ministre a également évoqué des "dérogations d’âge" pour les métiers à risques, comme les policiers et pompiers. Les enseignants, eux, auront un niveau de retraite "comparable au niveau des retraites des métiers équivalents dans la fonction publique". Des "transitions spécifiques" sont aussi prévues pour "les travailleurs indépendants, les artisans, les commerçants et les professions libérales". Le Premier ministre a également mis en avant des mesures pour les femmes. Enfin une retraite minimale de 1.000 euros sera garantie pour une carrière complète au Smic. Le projet de loi doit être soumis au Parlement en février.

Mais les annonces d’Edouard Philippe sont loin d’avoir répondu aux attentes des syndicats, bien au contraire. Le Premier ministre s’est attiré les foudres de la CFDT, de la CGT et de l’UNSA ferroviaire. "La ligne rouge est franchie et clairement franchie", estime Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, en faisant référence à l'âge d'équilibre à 64 ans. Selon le syndicaliste, "cette réforme a été lésée par un angle budgétaire accru". La CFDT qui était le seul syndicat à approuver un système par points envisage désormais de rejoindre la mobilisation. Du côté de la CGT, Philippe Martinez considère que "le gouvernement s'est moqué du monde". "Le gouvernement veut individualiser le système de retraite […]. Tout le monde va travailler plus longtemps, c'est inacceptable", tranche le numéro un du syndicat qui "ne croit pas que les cheminots seront satisfaits".

Et justement, en ce septième jour de grève, la CGT cheminots, premier syndicat de la SNCF, réagit en appelant à "renforcer la grève". L'Unsa, deuxième syndicat au sein de l'entreprise ferroviaire, regrette également les annonces du Premier ministre, qui ne sont "pas à la hauteur de nos revendications", et appelle à "élargir" le mouvement et à l’installer "dans la durée". Même appel du côté de Force ouvrière qui veut "renforcer la mobilisation", à laquelle selon lui, "l'ensemble des salariés du privé et du public (devrait) s'associer ".

Alors que change le système de retraites par points présenté par Edouard Philippe ? Qui est concerné par la réforme ? Se dirige-t-on vers un durcissement du conflit ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-12-9

RETRAITES : QUI VA LÂCHER ? 09-12-2019

RETRAITES : QUI VA LÂCHER ? 09-12-2019


Invités

 

Raymond SOUBIE

Président des sociétés de conseils Alixio et Taddeo


Françoise FRESSOZ

Editorialiste au « Monde »


Emmanuelle SOUFFI

Journaliste chargée des questions sociales au « Journal du Dimanche »

 

Jérôme FOURQUET

Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOP


La veille d'une deuxième grande journée de mobilisation contre la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye reçoit cet après-midi les partenaires sociaux en compagnie de la ministre des Solidarités Agnès Buzyn. Les principaux leaders des syndicats sont absents de cette réunion, histoire de maintenir la pression sur le gouvernement. Ils sont représentés par des négociateurs de leurs organisations. Hier, le journal Le Parisien révélait que le haut commissaire aux retraites avait omis de mentionner dans sa déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) des liens avec le secteur de l'assurance. Problème : les assureurs sont plutôt favorables à la réforme des retraites dont il assure la promotion. Jean-Paul Delevoye a donc annoncé lundi matin sa démission du poste d’administrateur, bénévole, au sein d’un institut de formation de l’assurance “pour clore toute polémique”.

Edouard Philippe, pour sa part, a déclaré au Journal du Dimanche du 8 décembre être “déterminé à mener la réforme à son terme et très soucieux de le faire en respectant les gens et en répondant à leurs inquiétudes” mais le premier ministre est également conscient qu’il faudra “faire du ‘en même temps’ : fermeté sur les principes, sans laquelle cette réforme n’existe plus ; mais aussi souplesse pour les points qui ont été ouverts, par exemple sur le calendrier”. La réforme des retraites devrait être présentée dans le détail mercredi par le chef du gouvernement. 

Du côté des syndicats, l’opposition ne faiblit pas. Interviewé lui-aussi par le JDD, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez est catégorique : “nous tiendrons jusqu’au retrait” de la réforme des retraites. Philippe Martinez s’est également félicité du “très beau succès” des trois premiers jours de grève. Une grève qui pourrait bien durer encore plusieurs jours.

La mobilisation face à la réforme des retraites donne également lieu à des premiers signes de convergence des luttes, ou en tout cas à un début de coagulation des colères. Ce matin, les syndicats CGT et Solidaires de la SNCF et de la RATP ont bloqué certains dépôts de bus en région parisienne et ils ont été rejoints dans leur action par des gilets jaunes et des étudiants mobilisés eux-aussi. 

Deux jours avant la présentation détaillée de la réforme, le gouvernement fait face à une opposition toujours aussi forte et plusieurs députés de la majorité ont été envoyés sur le terrain pour la défendre et pour convaincre les Français de ses bienfaits. Mais le gouvernement arrivera-t-il à imposer son projet de retraite universelle ? Sur quels points peut-il encore négocier et lâcher du lest ? Qui du gouvernement ou des syndicats gagnera la bataille de l’opinion ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-12-7

SOCIAL: POURQUOI TANT DE COLÈRE? 07-12-2019

C DANS L'AIR DU 7 DÉCEMBRE : GILETS JAUNES, ROUTIERS, RETRAITES : UN SAMEDI DE CONTESTATIONS


C’est au tour des gilets jaunes de se mêler au grand mouvement de contestation sociale entamé jeudi. Le mouvement des gilets jaunes, qui en est à son 56e samedi de manifestation, a prévu plusieurs points de mobilisation à Paris et en province.

Une partie d’entre eux compte rejoindre la manifestation contre le chômage et la précarité organisée par la CGT à Montparnasse. Une autre manifestation, non déclarée, est également attendue dans le quartier des Halles. Les Halles un choix symbolique : ce quartier très commerçant de la capitale devrait être très fréquenté en ce samedi de courses de Noël. Un autre cortège de gilets jaunes est parti ce matin de Bercy pour arriver à la porte de Versailles, dans le 15ème arrondissement de Paris, en fin d’après-midi. 

En parallèle de ces différentes mobilisation de gilets jaunes, la contestation contre la réforme des retraites continue. La CGT-Cheminots, l’Unsa ferroviaire et SUD-Rail se sont retrouvés ce samedi matin en intersyndicale au siège de la CGT, à Montreuil. Plusieurs manifestations contre la réforme sont également prévues dans certaines grandes villes françaises : à Toulouse, Lyon et Marseille notamment. 

Ce samedi est aussi le jour choisi par les routiers pour bloquer certains grands axes à travers la France, en ciblant surtout les routes à forte circulation de poids lourds étrangers. Les routiers protestent contre la hausse de leurs taxes sur le gazole prévue dans la loi de finances pour 2020. 

Ce samedi marque-t-il la première étape vers une convergence des luttes ? Le mouvement de contestation peut-il faire tache d’huile ? Quelle attitude le gouvernement peut adopter face à ces différents mouvements ?



Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-12-6

RÉGIMES SPÉCIAUX : LE GOUVERNEMENT DURCIT LE TON 06-12-2019

RÉGIMES SPÉCIAUX : LE GOUVERNEMENT DURCIT LE TON  06-12-2019


Invités


Roland CAYROL

Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan)


Bruno JEUDY

Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »


Solveig GODELUCK

Journaliste spécialiste des questions de protection sociale aux « Echos »


Stéphanie MATTEUDI

Directrice d’Art du dialogue social (ADDS)


Alors que la grève se poursuit ce vendredi notamment dans les transports, le gouvernement appelle au dialogue et tente de rassurer les Français qui étaient nombreux à manifester hier un peu partout en France contre la réforme du système des retraites.

Pour jouer l’apaisement, le Premier ministre Edouard Philippe a pris la parole dès jeudi en fin d'après-midi. Puis, Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, a répété, le soir sur France 2, que cette réforme ne sera pas précipitée. L’allongement du temps de travail envisagé très rapidement pour remettre le système à l’équilibre n’est plus la priorité. "Il ne faut pas être bêtement budgétaire, pas tout de suite" a-t-il dit. Les objectifs d'économies sont donc retardés. En revanche, "les Français dans leur majorité vont devoir travailler plus longtemps", a expliqué le patron de Bercy, "certains moins, d’autres plus, nous discutons de cet âge pivot que nous allons mettre en place". La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a de son côté assuré qu’il y a encore "des marges de négociation avec les organisations syndicales" sur les modalités de la réforme. "La porte du gouvernement est ouverte", a-t-elle ajouté, précisant que le projet de loi serait présenté en Conseil des ministres début 2020. Le calendrier, d’ailleurs, se précise et s’accélère : Jean-Paul Delevoye, qui a conclu cette semaine ses concertations avec les partenaires sociaux, présentera ses préconisations lundi, voire mardi prochain. Quant à Édouard Philippe, il annoncera ses arbitrages et présentera les grandes lignes de la future réforme dans la foulée, mercredi ou jeudi.

D'ici là, les syndicats entendent maintenir la pression. Ragaillardie par la mobilisation massive de ce jeudi, qui a vu au moins 800 000 personnes défilées dans les rues du pays (1,5 million selon la CGT), l’intersyndicale interprofessionnelle (CGT, FO, Solidaires, FSU et organisations étudiantes et lycéennes, UNL, MNL et UNEF), s’est réunie ce vendredi matin au siège de FO et a appelé à une nouvelle journée de grève et de manifestations mardi 10 décembre.

Dans les transports, la grève a été dès hier reconduite jusqu’à lundi à la RATP dans des assemblées générales survoltées. Côté trafic, pas moins de 10 lignes de métro restent complètement fermées ce vendredi à Paris, alors que seulement 1 RER A sur 2 et 1 RER B sur 3 circulent aux heures de pointe. À la SNCF où la grève est reconduite jusqu’à ce soir, même son de cloche que la veille, 90 % des TGV et 70 % des TER sont annulés. Et dans les airs, la direction générale de l’aviation civile a demandé comme hier aux compagnies aériennes de réduire de 20 % leur programme de vols.

Mais que va-t-il se passer ces prochains jours ? Quels sont les pistes de sortie de crise de l'exécutif ? Que proposent les partis d’opposition ? Enfin alors que le débat s’est largement focalisé ces dernières semaines sur celui des pensionnés des régimes spéciaux, notamment ceux de la SNCF et de la RATP, quelle est la réalité de ces systèmes spécifiques ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-12-5

GRÈVES : LA DÉMONSTRATION DE FORCE 05-12-2019

GRÈVES : LA DÉMONSTRATION DE FORCE 05-12-2019


Invités


Fanny GUINOCHET

Journaliste au service économie de « L’Express »


Cécile CORNUDET

Editorialiste politique aux « Echos »


Gilles DANSART

Journaliste spécialiste du transport ferroviaire - Directeur de « Mobilettre »


Jean-Claude MAILLY

Conseiller pour la société Alixio

Ancien secrétaire général de Force ouvrière de 2004 à 2018


C’est donc aujourd’hui que débute la grève contre la réforme des retraites du gouvernement. Une grève annoncée d’ores et déjà comme l’une des plus massives depuis vingt-cinq ans, notamment dans les transports. A la SNCF, où 85,7 % des conducteurs et 73,3 % des contrôleurs sont en grève, 90 % des TGV et 80 % des TER sont annulés ce jeudi. A Paris, la RATP évoque un trafic “extrêmement perturbé” avec 11 lignes de métro totalement à l’arrêt. Dans de nombreuses villes – comme Marseille, Lille, Bordeaux, Nice ou Strasbourg –, les transports en commun sont également très perturbés. Et dans le ciel, les compagnies aériennes ont été priées de réduire de 20 % leur programme de vols. Il y a aussi nombre d’école fermées. Le taux de grève dans les écoles maternelles et élémentaires atteint 51,15 % dans le primaire et 42,32 % dans le secondaire selon le ministère de l’Education nationale, et 70 % selon les syndicats.

Des enseignants et des cheminots qui étaient en première ligne aujourd’hui dans les 245 rassemblements et manifestations organisés dans tout le pays. Dans les cortèges étaient également présents des étudiants, des avocats, des fonctionnaires, des salariés du privé aux cotés des syndicats, des partis d’opposition et des gilets jaunes. Une mobilisation massive que les organisations syndicales promettent de poursuivre sur le temps long. Les syndicats de la RATP ont ainsi indiqué dans la journée que la grève serait reconduite dans les transports parisiens au moins "jusqu’à lundi". Et s’il le faut "les grévistes mangeront la bûche de Noël ensemble", a prévenu Laurent Djebali, le secrétaire général adjoint de l’UNSA-RATP.

De son côté, l’exécutif s’est dit "déterminé à mener la réforme" des retraites dans "l’écoute et la concertation". "Le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye achèvera les consultations avec les partenaires sociaux en début de semaine et s'exprimera pour effectuer une synthèse de ces discussions, puis le Premier ministre s'exprimera vers le milieu de la semaine prochaine sur l'architecture générale de la réforme", a précisé ce jeudi l'Élysée.

Alors à quoi faut-il s’attendre ces prochains jours ? Le mouvement est-il parti pour durer ? Cette grève reconductible contre la réforme des retraites ravive dans le pays le souvenir de celle de 1995, qui avait paralysé les transports en commun durant trois semaines et forcé le gouvernement d'Alain Juppé à reculer. Que s’était-il passé à l’époque ? Pourquoi compare-t-on ces deux mouvements ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-12-4

GRÈVE : BLOCAGE MAXIMUM…ET PAS DE SERVICE MINIMUM ! 04-12-2019

GRÈVE : BLOCAGE MAXIMUM…ET PAS DE SERVICE MINIMUM ! 04-12-2019


Invités

 

Yves THRÉARD

Editorialiste au « Figaro »


Nathalie SAINT-CRICQ

Editorialiste à France Télévisions


Emmanuelle SOUFFI

Journaliste chargée des questions sociales au « Journal du Dimanche »


Bernard VIVIER

Directeur de l’Institut Supérieur du Travail


C’est ce que l’on peut appeler une veillée d’armes. A la veille de la grève contre la réforme des retraites, tout le monde s’y prépare. Les syndicalistes promettent une mobilisation forte et sur un temps long, les usagers des transports recherchent des solutions alternatives pour se rendre sur leur lieu de travail et le gouvernement se demande si le mouvement va durer au-delà du week-end.

Car si on ne sait encore rien de sa durée, cette mobilisation interprofessionnelle, lancée par une large intersyndicale à l’exception de la CFDT, s’annonce importante pour ce jeudi 5 décembre. Ainsi à la SNCF où le mouvement reconductible commencera ce soir à 19 heures, 82 % des conducteurs de train sont déclarés grévistes et plus de 70 % des contrôleurs également. Conséquences : 90 % des TGV et des transiliens ne circuleront pas demain. Le trafic des Intercités en Ile-de-France et dans l'ensemble des régions sera lui aussi "quasi nul". Sur Paris, la RATP annonce 11 lignes de métro totalement à l’arrêt, tandis qu'un bus sur 3 seulement devrait être en mesure d'assurer le transport des voyageurs. A Lille, Marseille, Grenoble, Strasbourg ou Bordeaux, le trafic sera également fortement perturbé. Et dans les airs, la situation ne sera pas plus facile, alors que la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) estime que 20 % des vols seront annulés.

La ministre des Transports Élisabeth Borne, ancienne patronne de la RATP, a confirmé ce matin qu’il fallait s’attendre à "une situation très dégradée demain" dans les transports en commun, estimant que "15 % de l'offre d'une journée normale" serait assuré. Et concernant la journée de vendredi, "je ne pense pas qu'on puisse s'attendre à une amélioration significative" à la RATP et la SNCF, a-t-elle d'ores et déjà prévenu.

Dans l’Éducation nationale, les premières remontées des organisations syndicales font état de près de 70 % des enseignants en grève dans le primaire et de 40 % d’écoles fermées, parfois sans service d’accueil organisé par les communes.

Mais le mouvement ne se limitera pas aux seuls transports et à l’Education nationale. Les personnels d’EDF, ceux de l’industrie gazière, de la fonction publique, des hôpitaux ou encore les étudiants et les avocats seront également dans la rue demain. Les policiers ne manifesteront pas, mais les syndicats Alliance et UNSA, appellent à des fermetures symboliques des commissariats. Quant aux gilets jaunes, ils prévoient de se joindre aux défilés programmés un peu partout en France. Dans la capitale, la préfecture de police a décidé la fermeture de tous les magasins qui se situent sur le passage du cortège, de la gare du Nord jusqu'à la place de la Nation, pour éviter les risques de dégradation.

Alors à quoi faut-il s’attendre ce jeudi 5 décembre ? Le mouvement de grève peut-il durer dans le temps ? Enfin qu’en est-il du service minimum dans les transports ? Contrairement à une idée reçue, la loi n'assure pas un "service minimum" dans les transports. Le texte "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres", en vigueur depuis le 1er janvier 2008, vise à assurer un "service garanti", c’est-à-dire à informer de manière "gratuite, précise et fiable" les usagers au moins vingt-quatre heures à l’avance des trains en circulation.


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-12-3

MACRON, TRUMP, ERDOGAN : ÇA CHAUFFE À L'OTAN ! 03-12-2019

MACRON, TRUMP, ERDOGAN : ÇA CHAUFFE À L'OTAN ! 03-12-2019


Invités


Gérard ARAUD

Ancien ambassadeur de France aux États-Unis

auteur de « Passeport Diplomatique »


Laure MANDEVILLE

Grand reporter au « Figaro »

Auteur de « Qui est vraiment Donald Trump ? »


Alexandra de HOOP SCHEFFER

politologue, spécialiste des Etats-Unis et des relations transatlantiques


Jean-Dominique MERCHET

Editorialiste à « L’Opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie


Les dirigeants de l'Otan se rencontrent ce mardi et mercredi à Watford, près de Londres, à l'occasion du 70e anniversaire de l'Alliance atlantique. Mais l'ambiance n'est pas à la fête. Car si au moment de l’ouverture de son premier quartier général dans la capitale britannique, en 1949, les douze membres fondateurs avaient un seul objectif commun se défendre contre l’Union soviétique et les satellites du pacte de Varsovie, aujourd’hui dans un monde morcelé, les vingt-neuf membres n’ont pas les mêmes intérêts et s’interrogent sur l’avenir de l’Alliance secouée par des questions existentielles.

La sortie d’Emmanuel Macron début novembre dans une interview à The Economist où il a évoqué la "mort cérébrale" de l’Otan sera sans doute dans tous les esprits. Le président de la République dénonçait alors les décisions stratégiques prises par les États-Unis et par la Turquie au sujet de la Syrie sans consultation des autres membres de l’Alliance. Des propos qui ont choqué ou agacé plus d’un membre de l’Otan, dont l’Allemagne. Ulcéré, le président turc, Recep Tayyip Erdogan a lui vertement répliqué en suggérant que c’était peut-être le président français qui était "en état de mort cérébrale". Paris a déploré ces insultes, mais Emmanuel Macron a assumé ses propos sans renoncer à ses griefs. Les deux dirigeants veulent désormais porter le différend au sommet.

Et le sujet est brûlant, pas seulement en raison des insultes prononcées ! L’attaque turque dans le nord-est de la Syrie, contre les alliés kurdes de la coalition anti-Daech, a certes déclenché les nouvelles tensions avec Ankara, mais d’autres sujets irritent la France et les membres de l’OTAN : les achats d’armes russes par la Turquie, son jeu trouble dans les eaux chypriotes ou dans le conflit libyen ; ou encore son chantage permanent aux migrants.

Il y a aura une explication à Londres ce mardi en fin de journée, entre les trois principales puissances européennes, l’Allemagne, la France et le Royaume Uni, et le Président turc. Elle promet d’être rude. Un peu avant, Emmanuel Macron rencontrera Donald Trump. Et l’ambiance s’annonce là encore fraîche : le président américain a déjà qualifié de "très insultant" le jugement de "mort cérébrale" porté par le président de la République sur l'Otan et a dénoncé les "mauvais payeurs" qui ne contribuent pas assez aux dépenses pour la défense.

Alors quels sont les enjeux de ce sommet ? A 70 ans, où va l’Otan ? Quel est l’avenir de l’Alliance atlantique ? La Russie reste-t-elle encore une menace pour les pays de l'Otan ?