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C dans l'air

Le magazine d’actualité qui donne la parole aux experts et aux téléspectateurs chaque soir du lundi au samedi sur France 5 et en direct.

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprend... En savoir plus
Dernier Épisode
2019-6-26

CANICULE, POLLUTION : ÇA CHAUFFE POUR LA VOITURE 26-06-2019

CANICULE, POLLUTION : ÇA CHAUFFE POUR LA VOITURE 26-06-2019


Invités :


Dominique SEUX

Directeur délégué de la rédaction des « Echos »


Soazig QUEMENER

Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »


Stéphane MANDARD

Journaliste au service planète du « Monde »


Gilles DANSART

Spécialiste des transports

Directeur de « Mobilettre »


Il y a du changement dans l’air. Alors que la canicule bat son plein en France, le dispositif de circulation différenciée est désormais "automatiquement activé" à Paris en cas de pic de pollution a annoncé le ministre de la Transition écologique, et les autorités ont décidé de l’anticiper aujourd’hui dans la capitale mais aussi à Lyon, Villeurbanne et à Annecy. Ce dispositif sera également déclenché à partir de demain à Strasbourg et à Marseille.

Mais comment cela fonctionne-t-il ? Qui peut circuler ? Concrètement, dès que le seuil d’alerte (qui concerne l’ozone mais aussi les particules et le dioxyde d’azote) est atteint, les véhicules qui ne sont pas classés Crit’Air 0, 1 ou 2, c’est-à-dire les diesels de plus de huit ans et les essences de plus de treize ans, sont interdits de circulation. Une restriction inédite qui exclue plusieurs millions de véhicules, camionnettes ou autres scooters pour limiter la pollution de l’air et les risques pour la santé. Lors de la canicule meurtrière de 2003, l’ozone aurait provoqué environ 380 décès (sur un total de 15 000), selon les estimations de Santé publique France et l’exposition chronique à ce polluant serait responsable chaque année de près de 500 décès pour causes respiratoires. La justice vient d’ailleurs de reconnaître que l’État avait commis une "faute" dans sa politique de lutte contre la pollution de l’air. Inédite en France, cette décision intervient après un recours déposé par une mère et sa fille qui vivaient près du périphérique parisien et souffraient de maladies respiratoires.

Parallèlement, le Haut Conseil pour le climat, l’instance indépendante créée par Emmanuel Macron en pleine crise des gilets jaunes, a rendu son premier rapport aujourd’hui. Et le diagnostic des 11 experts est sans appel : la France n’en fait pas assez contre le réchauffement de la planète. Elle est en retard sur ses objectifs et elle ne sera pas à l’heure pour la neutralité carbone à laquelle elle s’est engagée pour 2050. Celle-ci impliquant que la France n'émette pas plus de gaz à effet de serre que ses "puits"– sols, forêts... – ne peuvent en absorber. En cause ? Les transports (31 % des émissions) : malgré les politiques mises en œuvre, la demande croît, l'électrification est en retard et les Français continuent de préférer la voiture individuelle. Mais il y aussi les bâtiments (19 % du total). Autant de points abordés dans le projet de loi Mobilités examiné actuellement au Parlement, et au cœur de vifs débats. Mais pour le Haut Conseil, il faut des réformes structurelles pour mettre le climat "au cœur de l'action publique (...) Une transformation profonde de l’économie et de la société à grande échelle" est nécessaire. Le gouvernement dispose de six mois pour y répondre devant le Parlement.

2019-6-26

CANICULE, POLLUTION : ÇA CHAUFFE POUR LA VOITURE 26-06-2019

CANICULE, POLLUTION : ÇA CHAUFFE POUR LA VOITURE 26-06-2019


Invités :


Dominique SEUX

Directeur délégué de la rédaction des « Echos »


Soazig QUEMENER

Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »


Stéphane MANDARD

Journaliste au service planète du « Monde »


Gilles DANSART

Spécialiste des transports

Directeur de « Mobilettre »


Il y a du changement dans l’air. Alors que la canicule bat son plein en France, le dispositif de circulation différenciée est désormais "automatiquement activé" à Paris en cas de pic de pollution a annoncé le ministre de la Transition écologique, et les autorités ont décidé de l’anticiper aujourd’hui dans la capitale mais aussi à Lyon, Villeurbanne et à Annecy. Ce dispositif sera également déclenché à partir de demain à Strasbourg et à Marseille.

Mais comment cela fonctionne-t-il ? Qui peut circuler ? Concrètement, dès que le seuil d’alerte (qui concerne l’ozone mais aussi les particules et le dioxyde d’azote) est atteint, les véhicules qui ne sont pas classés Crit’Air 0, 1 ou 2, c’est-à-dire les diesels de plus de huit ans et les essences de plus de treize ans, sont interdits de circulation. Une restriction inédite qui exclue plusieurs millions de véhicules, camionnettes ou autres scooters pour limiter la pollution de l’air et les risques pour la santé. Lors de la canicule meurtrière de 2003, l’ozone aurait provoqué environ 380 décès (sur un total de 15 000), selon les estimations de Santé publique France et l’exposition chronique à ce polluant serait responsable chaque année de près de 500 décès pour causes respiratoires. La justice vient d’ailleurs de reconnaître que l’État avait commis une "faute" dans sa politique de lutte contre la pollution de l’air. Inédite en France, cette décision intervient après un recours déposé par une mère et sa fille qui vivaient près du périphérique parisien et souffraient de maladies respiratoires.

Parallèlement, le Haut Conseil pour le climat, l’instance indépendante créée par Emmanuel Macron en pleine crise des gilets jaunes, a rendu son premier rapport aujourd’hui. Et le diagnostic des 11 experts est sans appel : la France n’en fait pas assez contre le réchauffement de la planète. Elle est en retard sur ses objectifs et elle ne sera pas à l’heure pour la neutralité carbone à laquelle elle s’est engagée pour 2050. Celle-ci impliquant que la France n'émette pas plus de gaz à effet de serre que ses "puits"– sols, forêts... – ne peuvent en absorber. En cause ? Les transports (31 % des émissions) : malgré les politiques mises en œuvre, la demande croît, l'électrification est en retard et les Français continuent de préférer la voiture individuelle. Mais il y aussi les bâtiments (19 % du total). Autant de points abordés dans le projet de loi Mobilités examiné actuellement au Parlement, et au cœur de vifs débats. Mais pour le Haut Conseil, il faut des réformes structurelles pour mettre le climat "au cœur de l'action publique (...) Une transformation profonde de l’économie et de la société à grande échelle" est nécessaire. Le gouvernement dispose de six mois pour y répondre devant le Parlement.

2019-6-25

TRUMP / IRAN : ILS VEULENT LA GUERRE ? 25-06-2019

TRUMP / IRAN : ILS VEULENT LA GUERRE ? 25-06-2019


Invités :

 

Pascal BONIFACE

Directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques

 

François CLEMENCEAU

Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »


Armelle CHARRIER

Editorialiste internationale à « France 24 »


Jean-Dominique MERCHET

Editorialiste à « L’Opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie


Le conflit entre Téhéran et Washington se tend de plus en plus. Loin d’avoir renoncé à riposter à la destruction d’un drone militaire américain, Donald Trump a signé lundi un décret imposant de nouvelles sanctions contre le Guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei et le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif, après avoir ordonné une attaque contre les forces iraniennes. Pas sous la forme de missiles lancés à partir de navires ou de jets à haute altitude, mais sur le terrain numérique.

Selon le Washington Post et Yahoo News, le même jour où il renonçait aux frappes de missiles contre des cibles iraniennes, et communiquait amplement à ce sujet, le président américain décidait de lancer des cyberattaques contre des cibles précises : les systèmes de lancement des missiles iraniens, et un organisme de surveillance de la navigation dans le détroit d’Ormuz. L'offensive qui était en préparation depuis “des semaines, voire des mois” selon les médias américains, a été dirigée par le Cyber-Command, le nouveau commandement interarmées dédié à la guerre numérique. Elle visait plus spécifiquement le corps des Gardiens de la révolution islamique, qualifié par le gouvernement US “d'organisation terroriste”.

Cette cyberattaque américaine contre l’Iran est loin d’être une première : à la fin des années 2000, l’administration Obama avait mené une opération secrète, en coopération avec les Israéliens, qui avait contaminé les systèmes informatiques du programme nucléaire iranien avec un virus baptisé Stuxnet. Mais cette fois, fait rare, on a appris très vite le déclenchement de cette cyberattaque en riposte à un acte conventionnel, en l’occurrence un tir de missile. Et l’Iran a rapidement réagi pour assurer n'avoir subi aucun dégât.

 "Les médias s'interrogent sur la véracité de présumées cyberattaques contre l'Iran. Je dois dire que cela fait longtemps que nous faisons face au cyberterrorisme" des Etats-Unis, a ainsi commenté sur Twitter lundi le ministre des Télécommunications, Mohammad-Javad Azari Jahromi. "Aucune de leurs attaques n'a réussi alors qu'ils font beaucoup d'efforts en ce sens", a-t-il affirmé. "L'an dernier, nous n'avons pas fait échouer une attaque, mais 33 millions" grâce à un nouveau système de défense informatique, a-t-il ajouté. De son côté, le président iranien Hassan Rohani a accusé Washington ce mardi de "mentir quand ils disent vouloir dialoguer avec l'Iran, comme le prouvent les nouvelles sanctions". Et d'y aller encore plus fort : "La politique de l'Amérique montre son désespoir [...] Les actes de la Maison- Blanche témoignent de son retard mental". Pour lui, le dialogue avec les États-Unis est désormais impossible.

Entre escalade verbale et cyberguerre, la tension entre les deux puissances ne semble pas près de retomber, et l’on se demande jusqu'où les protagonistes sont réellement prêts à aller…


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-6-24

CANICULE : CE QUI NOUS ATTEND 24-06-2019

CANICULE : CE QUI NOUS ATTEND 24-06-2019


Invités :


Anne-Laure BARRAL

Journaliste environnement France Info


Etienne KAPIKIAN

Ingénieur prévisionniste à Météo France


François-Marie BREON

Directeur adjoint du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement de l'institut Pierre-Simon-Laplace


Gérard-François DUMONT

Démographe et géographe


Ce sera à coup sûr un record pour un mois de juin. Et peut-être même un record tout court. À partir de ce lundi 24 juin, la France va vivre un épisode de canicule potentiellement historique, avec un mercure qui a commencé à dépasser 30 °C sur une grande partie du pays, et qui va continuer à augmenter jusqu’à vendredi au moins avec des pics à 40 degrés, voire 43 degrés dans certains endroits, selon Météo-France. Mais ce n’est pas tout. Car du fait des taux d’humidité actuellement relevés en France, les températures ressenties devraient être encore supérieures à ces niveaux déjà exceptionnels et atteindre 48ºC des Hauts-de-France à la Loire, en passant par la Normandie et la Champagne.

Pour lutter contre cette vague de chaleur, les Français sont de plus en plus nombreux à investir dans des climatiseurs. Depuis la canicule meurtrière de 2003, la demande explose chez les particuliers. Dans certaines villes, où l’air va devenir irrespirable, des initiatives sont prises pour mettre à l’abri les personnes les plus sensibles : îlots de fraîcheur, centres d’appels… A Paris, plusieurs mairies ont ouvert des "salles rafraîchies" dans les équipements publics, des fontaines temporaires et des brumisateurs ont été installés, et de nombreux parcs et jardins resteront ouverts la nuit.

De son côté, le gouvernement a activé le niveau 3 du plan canicule dans la capitale et dans d’autres villes de l’Hexagone. "Tout est prêt à la fois dans les Ehpad, dans les hôpitaux, dans les transports. La direction générale du Travail envoie des consignes, le ministère des Sports déplace les horaires des compétitions. Bref, tout est organisé", a assuré ce matin la ministre de la Santé et des Solidarités. Cela dit "l'inconfort sera supérieur" à celui de l'épisode caniculaire d'août 2003 a prévenu Agnès Buzyn. "Beaucoup minimisent l'impact de cette chaleur importante sur le corps humain (...) Chacun d'entre nous est concerné, personne n'est un surhomme face à des épisodes de canicule extrêmes tels que nous allons les connaître jeudi et vendredi", a ajouté la ministre qui doit faire un point chaque jour de la situation. Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer vient, pour sa part, de faire savoir que les épreuves du brevet des collèges allaient être reportées au lundi 1er et mardi 2 juillet en raison de la forte canicule. Tandis que certaines écoles envisagent de fermer, en attente des instructions des préfectures.

Dans les hôpitaux, les Ehpad, mais aussi les entreprises, on se prépare à affronter cette vague de chaleur intense, et particulièrement précoce. La dernière canicule aussi tôt dans l’été remonte en effet à 1947. Néanmoins il va falloir s’y habituer car ces épisodes devraient se multiplier dans les années qui viennent en raison des dérèglements du climat expliquent les météorologues. Selon les prévisions pour la fin du siècle, en un cas d’absence de régulation, il faut envisager une hausse de 5 °C en été avec des vagues de chaleurs jusqu’à sept fois plus nombreuses qu’aujourd’hui. Dans cette hypothèse, la canicule de 2003 deviendrait anecdotique face à des vagues dont la durée est estimée à 100 jours d’affilée.

Alors doit-on s’habituer à des canicules plus fréquentes et plus intenses à l’avenir ? Aujourd’hui déjà 53 départements sont en vigilance orange, à quoi faut-il s’attendre ces prochains jours ? Cette semaine sera-t-elle pire qu’en 2003 ? Quels sont les bons gestes à adopter ? Pourquoi fait-il plus chaud dans les villes ? Comment les agglomérations peuvent-elles s'adapter à la vague de chaleur ? Béton, logement, trafic automobile… faut-il repenser les bâtiments et les espaces urbains ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-6-22

BRIGITTE MACRON : DES CONFIDENCES... TRÈS POLITIQUES 22-06-2019

BRIGITTE MACRON : DES CONFIDENCES... TRÈS POLITIQUES 22-06-2019


Invités :


Bruno JEUDY 

Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »


Nathalie SCHUCK

Rédactrice en chef adjointe du service politique du « Parisien-Aujourd’hui en France »


Alix BOUILHAGUET

Rédactrice en chef de l’émission politique sur France 2


Jean GARRIGUES

Historien, spécialiste de la vie politique


Discrète depuis le début du quinquennat, Brigitte Macron a multiplié les apparitions médiatiques et les prises de position en public ces dernières semaines. La Première dame de France a notamment accordé une longue interview à RTL, ce jeudi 20 juin. Durant cet entretien, Brigitte Macron est revenue sur des sujets ayant marqué l’actualité comme l’affaire Benalla, les hôpitaux ou encore les Gilets Jaunes. Elle s’est également livrée sur son couple soulignant au passage que "le temps rendra hommage à Emmanuel Macron".

Par ailleurs, Brigitte Macron arpente le pays pour défendre les causes qui lui tiennent à cœur et rencontre, à chaque fois, des élus. Le 14 juin dernier, elle s’est rendue à Marseille où elle a déjeuné avec le maire LR Jean-Claude Gaudin. Quatre jours plus tard, en déplacement à Lyon, elle a rendu visite à Gérard Collomb. Ce dernier a décidé de ne pas s’afficher sous l’étiquette En Marche pour les prochaines municipales, une décision sans doute liée à sa démission fracassante de la place Beauvau début octobre 2018. Des déplacements qui interviennent alors que l’acte 2 du quinquennat de la présidence d’Emmanuel Macron a débuté et un peu moins d’un an avant les municipales de 2020. Lyon et Marseille, voilà deux grosses villes où LREM souhaite créer des alliances pour remporter la mairie. Mais Brigitte Macron, elle, se défend de faire de la politique. "Je ne fais pas de la politique, même si la politique me rattrape parfois. Moi je transmets, je suis une courroie de transmission, je ne prends aucune décision", avait-elle insisté au micro de RTL.

D’Yvonne de Gaulle à Brigitte Macron, en passant par Carla Bruni et Danielle Mitterrand, neuf premières dames se sont succédées à l’Elysée sous la Ve République. Avec des styles et des prises de position plus ou moins politiques. Pour le Parisien, le rôle tenu aujourd’hui par Brigitte Macron – qui avait promis qu’elle ne serait pas une dame potiche – rappelle celui qu’a joué Bernadette Chirac. Cette dernière avait été tenue à l’écart au début du premier mandat de son époux, jusqu’à ce que l’Elysée découvre sa popularité et la transforme en arme de séduction massive pour la présidentielle de 2002. Autre parallèle avec Bernadette Chirac : Brigitte Macron a accepté la proposition de reprendre la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France et sera chargée de collecter les pièces jaunes. Et, enfin, ces deux femmes n’hésitent pas à faire part de leurs opinions à leur mari. "[Avec Emmanuel Macron], nous sommes totalement fusionnels. On a des choses à se dire, parfois pas aimables. On est un couple assez musclé. On se dit les choses", a confié Brigitte Macron en précisant que cela se passe "toujours portes fermées".

Cette semaine, une autre première dame était également sous le feu des projecteurs : Melania Trump. L’occasion de s’interroger sur le rôle de la First lady aux Etats-Unis.

Faut-il voir dans la présence plus régulière sur le terrain de Brigitte Macron une volonté de l’Elysée ? La Première dame sera-t-elle un atout pour Emmanuel Macron ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-6-21

ÉTATS-UNIS / IRAN : LA GUERRE…À 10 MINUTES PRÈS 21-06-2019

ÉTATS-UNIS / IRAN : LA GUERRE…À 10 MINUTES PRÈS 21-06-2019


Invités :


François CLEMENCEAU

Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »


Pierre SERVENT

Expert en stratégie militaire

Auteur de « 50 nuances de guerre »


Agnès LEVALLOIS

Consultante spécialiste du Moyen-Orient


Armelle CHARRIER

Editorialiste internationale à « France 24 »


Selon plusieurs médias américains, Donald Trump aurait donné hier son feu vert à des frappes contre plusieurs installations militaires iraniennes après que l’Iran ait abattu un drone américain de surveillance avec un missile sol-air. D’après le New York Times, les avions de chasse américains avaient décollé et les navires de guerre étaient positionnés pour mener des frappes contre des cibles iraniennes (radars, batteries de missiles). L’attaque aurait dû avoir lieu ce vendredi matin. Le président des Etats-Unis avait validé l’opération mais hier soir vers 19 h 30, heure de Washington (1 h 30 du matin, à Paris), l’opération a été annulée a déclaré un membre de l’administration, cité par le journal. La Maison-Blanche et le Pentagone ont refusé de commenter l’information. Le New York Times ajoute ne pas savoir à l’heure actuelle si une offensive américaine contre l’Iran est toujours programmée, expliquant ne pas avoir établi si Donald Trump avait changé d’avis ou si le revirement était dû à des interrogations stratégiques ou logistiques.

Alors que s’est-il passé ? Le risque des frappes est-il pour autant écarté ? La tension ne cesse de monter entre les deux pays depuis les attaques, attribuées par Washington à Téhéran, contre deux pétroliers qui naviguaient en mer d’Oman, près du détroit d’Ormuz. Asphyxié par les sanctions économiques américaines et piqué au vif par les accusations américaines, l’Iran, qui nie toute implication, a à son tour fait monter la pression, en annonçant lundi que le stock d’uranium faiblement enrichi conservé sur son sol dépasserait bientôt le seuil autorisé par l’accord international sur le nucléaire signé en 2015 à Vienne. Et dont Donald Trump s’est retiré en mai 2018. Les Etats-Unis, qui ont depuis réimposer une série de sanctions drastiques contre l’Iran avec pour objectif de le forcer à renégocier un accord plus contraignant, ont peu après cette annonce décidé "l'envoi de 1 000 militaires supplémentaires à des fins défensives pour faire face au comportement hostile" de l'Iran.

Dans la foulée, la République islamique a remis une bûche dans la chaudière en affirmant mardi avoir démantelé un "nouveau réseau" d'espions agissant pour le compte des Etats-Unis, puis en abattant jeudi un drone américain. Le Pentagone a immédiatement dénoncé "une attaque injustifiée" perpétrée dans "l’espace aérien international" et Donald Trump a accusé l’Iran d’avoir commis "une très grosse erreur". Mais ce vendredi l’Iran a affirmé qu’il avait "des preuves irréfutables" que le drone était bien dans son espace aérien et qu’il a envoyé "deux avertissements" avant de tirer.

Jusqu’où ira l’escalade entre Washington et Téhéran ? Le monde regarde effaré la tension monter dangereusement. Emmanuel Macron a invité toutes les parties au "calme". "On ne gagnera rien par l'escalade, en particulier l'escalade militaire" a affirmé le président.


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-6-20

ORAGES, GRÊLE : QUAND LE CIEL SE DÉCHAÎNE ! 20-06-2019

ORAGES, GRÊLE : QUAND LE CIEL SE DÉCHAÎNE ! 20-06-2019


Invités :


Emmanuel BOCRIE

Ingénieur-prévisionniste à Météo France


Magali REGHEZZA

Géographe, spécialiste des risques naturels


Bernard SPITZ

Président de la Fédération Française de l’Assurance


Marc VERMEULEN

Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers


Des orages violents ont frappé Toulouse et ses alentours mercredi soir. Des rafales de vents de 137km/h ont été enregistrées dans la station de Francazal, dépassant ainsi le record établi lors de la tempête de décembre 1999 (136,8 km/h). Un véritable déluge d’eau et de grêle s’est également abattu sur la région, provoquant d’importants dégâts. La Côte d’Or, le Pas-de-Calais, la Drôme ou encore le Calvados ont également été touchés.

Il y a tout juste un an, c’est la région parisienne qui avait été frappée par des orages violents. La ville de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne a été particulièrement touchée et ses habitants bataillent encore aujourd’hui pour obtenir des indemnisations pour les dommages subis. Le fait que les intempéries soient reconnues en tant que catastrophe naturelle, comme c’était le cas pour celles de Villeneuve-Saint-Georges, est pourtant censé faciliter les processus d’indemnisation.

Après ces évènements orageux, c’est une vraie canicule qui est attendue dès la semaine prochaine, avec une remontée d’air chaud liée à la présence d’une dépression au large de la Galice. Cette vague de chaleur devrait ainsi parachever la météo complètement folle de ce mois de juin 2019.

Après quatre été très ensoleillés et surtout très chauds, doit-on s’attendre à une nouvelle période de sécheresse et de canicule ? Lutter contre le dérèglement climatique est devenu une urgence, quels moyens avons-nous encore à notre disposition ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-6-19

TRUMP CANDIDAT : LA STRATÉGIE DU KO 19-06-2019

TRUMP CANDIDAT : LA STRATÉGIE DU KO 19-06-2019


Invités :


François CLEMENCEAU 

Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »


Thomas SNEGAROFF

Historien, spécialiste des Etats-Unis


Laure MANDEVILLE

Grand reporter au « Figaro » – Auteure de « Qui est vraiment Donald Trump ? »


Anne DEYSINE

Juriste et politologue spécialiste des Etats-Unis


C’est parti pour un marathon qui va durer plus d’un an. Donald Trump l’a annoncé mardi soir devant 20.000 supporteurs réunis à Orlando, en Floride : "Je me tiens devant vous pour lancer officiellement ma campagne pour un second mandat de président des Etats-Unis". Une campagne qu’il n’a, en réalité, jamais vraiment cessée de mener depuis son entrée à la Maison-Blanche, et qui avait hier un air de déjà-vu.

Car si Donald Trump a adopté un nouveau slogan pour 2020 ("Keep America Great", "Maintenir l’Amérique au sommet"), il a passé l’essentiel de son discours à rejouer la partition de la campagne précédente. Dénonçant dès son arrivée sur scène les médias "fake news", critiquant le "système corrompu" de Washington, promettant une politique encore plus dure envers l’immigration illégale, Donald Trump a attaqué l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, les démocrates "Sleepy (endormi) Joe Biden" et "Crazy (fou) Bernie Sanders" mais aussi Hillary Clinton, son adversaire lors de la dernière élection, plus du tout dans la course. On a pu ainsi entendre ses supporteurs entonner les tubes de 2016, "Lock her up !" ("enfermez-la") ou "Build the wall !" ("construisez le mur"). "Quatre ans de plus ! Quatre ans de plus !" reprenaient également régulièrement ses soutiens dans la salle, rythmant un discours à la tonalité très agressive.

Accusant ses adversaires politiques d’être "guidés par la haine", le président sortant a prévenu ses supporters : "Voter pour un démocrate, quel qu’il soit, en 2020, c’est voter pour la montée du socialisme radical et la destruction du rêve américain".

Cette fois la campagne est bien lancée aux Etats-Unis et elle promet d’être rude. Selon un sondage diffusé dimanche sur Fox News, Donald Trump serait à la traîne derrière cinq démocrates, dont Joe Biden qui mène la course dans les intentions de vote pour la primaire de son parti. Mais les électeurs démocrates ont encore de longs mois pour choisir parmi 23 candidats, un nombre inédit pour une ligne de départ affichant une diversité record. Du côté des Républicains, Donald Trump n’est plus le bouillonnant challenger qui en 2015 bousculait ses adversaires, faisant fi des codes de la bienséance politique. Le trublion est devenu le sortant, le détenteur d'un bilan. Il dispose maintenant d'une machine redoutable, celle du Parti républicain et sa collecte de fonds, et sa cote de popularité demeure stable, autour des 42 % d'opinions positives.

Alors Donald Trump peut-il être réélu pour un second mandat ? Quels sont les atouts et les faiblesses de sa candidature ? A quoi ressemble l’Amérique de Trump ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

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Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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