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C dans l'air

Le magazine d’actualité qui donne la parole aux experts et aux téléspectateurs chaque soir du lundi au samedi sur France 5 et en direct.

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprend... En savoir plus
Dernier Épisode
2019-11-13

ERDOGAN DÉFIE TRUMP… ET L’EUROPE ! 13-11-2019

Invités :


François CLEMENCEAU

Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »


Ariane BONZON

Journaliste pour Slate.fr et « Le Monde diplomatique »

auteure de « Turquie, l’heure de vérité »


Guillaume PERRIER

Journaliste

Auteur de « Dans la tête d’Erdogan »


Jean-Dominique MERCHET

Editorialiste à « L’opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie


Après des semaines d'échanges tendus, Donald Trump reçoit ce mercredi à la Maison-Blanche son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour évoquer plusieurs sujets sensibles, à commencer par le dossier syrien, un peu plus d’un mois après l’offensive militaire turque en Syrie.

A la suite du retrait des troupes américaines déployées dans le nord-est de la Syrie, et malgré les mises en garde, Ankara avait lancé le 9 octobre dernier une opération militaire visant à repousser les milices kurdes, alliées des Occidentaux dans la lutte anti-djihadistes, le plus loin possible des abords de sa frontière. Condamnée par la communauté internationale et le Congrès américain, cette intervention militaire a donné lieu depuis à des tractations pour le moins chaotiques entre les deux dirigeants et suscité de réelles interrogations sur leur stratégie dans la région.

Dans une lettre au ton surprenant, Donald Trump avait ainsi lancé à son homologue turc : "Ne jouez pas au dur ! Ne faites pas l'idiot !". Fortement critiqué, y compris dans son propre camp, le président américain avait ensuite durci le ton, menacé de "détruire" l'économie turque et autorisé des sanctions contre la Turquie, qui ont été levées après qu’un accord a été conclu mi-octobre. Mais l'abandon des forces kurdes et la place laissée à la Russie dans le conflit syrien ont indigné de nombreux élus, démocrates comme républicains, qui s’élèvent aujourd’hui contre cette visite.

D’autre part, les atermoiements de Donald Trump et l'offensive turque contre des alliés de la coalition ont aussi suscité de vives tensions au sein de l'Alliance atlantique, dont la Turquie est membre, qui redoute une résurgence du groupe État islamique. Ces derniers jours, Emmanuel Macron a notamment déploré en termes très vifs l'absence totale de coordination sur ce dossier, jugeant que l’Otan était en état de "mort cérébrale".

Mais les problèmes auxquels sont confrontés les alliés de l'Otan s'étendent bien au-delà de la Syrie et concernent notamment le sort des prisonniers djihadistes. Le gouvernement turc affirme détenir encore 1200 membres de Daech, pour la plupart arrêtés sur le sol turc en tentant de rejoindre la Syrie ou en la fuyant. Un chiffre auquel s'ajouteraient 287 membres de l'EI échappés des prisons kurdes pendant l'offensive militaire du mois dernier, qu'Ankara affirme avoir rattrapés. Des djihadistes que l’Europe ne veut pas récupérer et que la Turquie ne veut plus garder.

 "Nous ne sommes pas un hôtel pour membres de Daech", disait récemment le ministre de l’Intérieur turc, Süleyman Soylu. Mettant ses menaces à exécutions, la Turquie a commencé lundi à renvoyer vers leurs pays d'origine les djihadistes étrangers, dont des Européens, détenus dans ses prisons. Parallèlement, le président Recep Tayyip Erdogan exhorte l'Occident à financer la construction de nouvelles villes dans le nord de la Syrie où il veut reloger 2 des 3,6 millions de Syriens réfugiés sur son sol et menace toujours d' "ouvrir les portes" aux migrants désireux de rejoindre l'Europe.

Mais quelle réalité derrière ces menaces ? Que veut réellement Recep Tayyip Erdogan ? Pourquoi a-t-il lancé une offensive contre les kurdes en Syrie ? Quelle est son ambition dans la région ? Enfin quels sont ses points forts et ses points faibles ?

2019-11-13

ERDOGAN DÉFIE TRUMP… ET L’EUROPE ! 13-11-2019

Invités :


François CLEMENCEAU

Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »


Ariane BONZON

Journaliste pour Slate.fr et « Le Monde diplomatique »

auteure de « Turquie, l’heure de vérité »


Guillaume PERRIER

Journaliste

Auteur de « Dans la tête d’Erdogan »


Jean-Dominique MERCHET

Editorialiste à « L’opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie


Après des semaines d'échanges tendus, Donald Trump reçoit ce mercredi à la Maison-Blanche son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour évoquer plusieurs sujets sensibles, à commencer par le dossier syrien, un peu plus d’un mois après l’offensive militaire turque en Syrie.

A la suite du retrait des troupes américaines déployées dans le nord-est de la Syrie, et malgré les mises en garde, Ankara avait lancé le 9 octobre dernier une opération militaire visant à repousser les milices kurdes, alliées des Occidentaux dans la lutte anti-djihadistes, le plus loin possible des abords de sa frontière. Condamnée par la communauté internationale et le Congrès américain, cette intervention militaire a donné lieu depuis à des tractations pour le moins chaotiques entre les deux dirigeants et suscité de réelles interrogations sur leur stratégie dans la région.

Dans une lettre au ton surprenant, Donald Trump avait ainsi lancé à son homologue turc : "Ne jouez pas au dur ! Ne faites pas l'idiot !". Fortement critiqué, y compris dans son propre camp, le président américain avait ensuite durci le ton, menacé de "détruire" l'économie turque et autorisé des sanctions contre la Turquie, qui ont été levées après qu’un accord a été conclu mi-octobre. Mais l'abandon des forces kurdes et la place laissée à la Russie dans le conflit syrien ont indigné de nombreux élus, démocrates comme républicains, qui s’élèvent aujourd’hui contre cette visite.

D’autre part, les atermoiements de Donald Trump et l'offensive turque contre des alliés de la coalition ont aussi suscité de vives tensions au sein de l'Alliance atlantique, dont la Turquie est membre, qui redoute une résurgence du groupe État islamique. Ces derniers jours, Emmanuel Macron a notamment déploré en termes très vifs l'absence totale de coordination sur ce dossier, jugeant que l’Otan était en état de "mort cérébrale".

Mais les problèmes auxquels sont confrontés les alliés de l'Otan s'étendent bien au-delà de la Syrie et concernent notamment le sort des prisonniers djihadistes. Le gouvernement turc affirme détenir encore 1200 membres de Daech, pour la plupart arrêtés sur le sol turc en tentant de rejoindre la Syrie ou en la fuyant. Un chiffre auquel s'ajouteraient 287 membres de l'EI échappés des prisons kurdes pendant l'offensive militaire du mois dernier, qu'Ankara affirme avoir rattrapés. Des djihadistes que l’Europe ne veut pas récupérer et que la Turquie ne veut plus garder.

 "Nous ne sommes pas un hôtel pour membres de Daech", disait récemment le ministre de l’Intérieur turc, Süleyman Soylu. Mettant ses menaces à exécutions, la Turquie a commencé lundi à renvoyer vers leurs pays d'origine les djihadistes étrangers, dont des Européens, détenus dans ses prisons. Parallèlement, le président Recep Tayyip Erdogan exhorte l'Occident à financer la construction de nouvelles villes dans le nord de la Syrie où il veut reloger 2 des 3,6 millions de Syriens réfugiés sur son sol et menace toujours d' "ouvrir les portes" aux migrants désireux de rejoindre l'Europe.

Mais quelle réalité derrière ces menaces ? Que veut réellement Recep Tayyip Erdogan ? Pourquoi a-t-il lancé une offensive contre les kurdes en Syrie ? Quelle est son ambition dans la région ? Enfin quels sont ses points forts et ses points faibles ?

2019-11-12

RISQUES SISMIQUES, ALERTE NUCLÉAIRE ? 12-11-2019

Invités :


Elie COHEN

Economiste


Erwan BENEZET

Journaliste au « Parisien » – Auteur de « Nucléaire : une catastrophe française »


Nabil WAKIM

Journaliste au « Monde» spécialiste de l'énergie


Béatrice MATHIEU

Chef du service économie de « L'Express »


Il était 11 h 52, lundi 11 novembre, lorsqu’un séisme de magnitude 5,4 sur l’échelle de Richter a été enregistré près de Montélimar dans la Drôme et en Ardèche a annoncé le Bureau central sismologique français (BCSF) de Strasbourg. La secousse, d’une intensité rare dans la région, a été ressentie jusqu’à Saint-Étienne, Lyon, et même dans le sud de la France, à Montpellier. Quatre personnes ont été blessées dont une gravement et le bilan matériel est important. Sur la commune ardéchoise du Teil, épicentre du tremblement de terre, de nombreuses maisons se sont effondrées, plusieurs bâtiments ont dû être sécurisés et près de 400 personnes ont dû passer la nuit dans des gymnases.

Des techniciens sont sur place ce mardi pour évaluer les dégâts, et l’on continue aussi à surveiller les deux centrales nucléaires présentes dans la zone, celle du Tricastin à une vingtaine de kilomètres et celle de Cruas à une dizaine de kilomètres. Car si hier au moment du tremblement de terre, il n’y a pas eu d’alerte particulière au Tricastin, en revanche, à Cruas l’une des cinq alarmes s’est déclenchée. Les réacteurs de la centrale ont été depuis mis à l'arrêt pour un "audit approfondi". "C'est la procédure obligatoire", a affirmé la préfète de l'Ardèche sur France Bleu. Il s'agit de "faire un tour des installations et de confirmer le diagnostic et l'innocuité de ce séisme". De son côté, le groupe EDF explique dans un communiqué que "les premiers contrôles n'ont pas mis en évidence de dégât apparent. Des vibrations ont cependant été enregistrées, ce qui nécessite de procéder à des contrôles complémentaires et préventifs". Selon l’électricien, la relance de la centrale pourrait intervenir vendredi mais pour cela il faudra obtenir le feu vert de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Le secteur du nucléaire vit décidément un automne mouvementé. Quelques semaines après la publication d’un rapport d’audit sur l’EPR de Flamanville (Manche) dressant un bilan sans concession du premier chantier français d’un réacteur nucléaire de troisième génération, la sécurité des installations nucléaires suscite de nouvelles interrogations. Alors quels sont les effets de ce séisme sur les centrales nucléaires de la région ? A-t-on frôlé un accident grave ? Comment les centrales nucléaires font-elles face au risque sismique en France ? Faut-il s’inquiéter pour la sûreté du parc français ? Enfin en matière d’énergie renouvelable, où en est la France ? Comment le Portugal est-il devenu un champion des énergies propres ?

2019-11-11

DÉFENSE : POURQUOI MACRON ENTERRE L'OTAN ? 11-11-2019

Invités :-

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Pascal BONIFACE-

Directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques-

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Général Vincent DESPORTES-

Professeur des universités associé à Sciences Po – Ancien directeur de l’Ecole de guerre-

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Isabelle LASSERRE-

Rédactrice en chef adjointe au service étranger du « Figaro »-

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Armelle CHARRIER-

Éditorialiste en politique internationale à « France 24 »-

-

Les commémorations du 11 novembre se déroulent cette année dans un climat assez tendu. Emmanuel Macron a présidé la cérémonie officielle de commémoration du 101ème anniversaire de l’Armistice de 1918 à l’Arc de Triomphe. Il doit ensuite inaugurer un monument pour les 549 militaires « morts pour la France » en opérations extérieures depuis 1963. Le dernier nom inscrit sur ce monument sera celui de Ronan Pointeau, tué au Mali le 2 novembre. Le président de la République va ensuite s’entretenir avec Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, avant de recevoir les dirigeants du monde entier pour le deuxième Forum de Paris pour la paix.

Un agenda chargé donc, qui s’inscrit dans un contexte particulier. Dans une interview accordée à The Economist, Emmanuel Macron a déclaré que l’Otan était selon lui en état de « mort cérébrale », en regrettant notamment l’éloignement entre les Etats-Unis et l’Europe sur certaines positions ainsi que le comportement de la Turquie, membre de l’Alliance, en Syrie.

Les propos du président de la République ont été jugés « radicaux » par la chancelière allemande Angela Merkel lors d’une conférence de presse à Berlin. « Je ne pense pas qu'un tel jugement intempestif soit nécessaire, même si nous avons des problèmes, même si nous devons nous ressaisir », a ajouté la chancelière.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a, pour sa part, tenu à rappeler que l’Otan était « historiquement un des partenariats stratégiques les plus importants » mais aussi qu’il « court toujours le risque de devenir obsolète », reprenant ainsi les mots employés par Donald Trump en avril dernier. Le seul acteur qui se réjouit directement des propos d’Emmanuel Macron est bien évidemment la Russie, qui évoque des « paroles en or, sincères et qui reflètent l’essentiel ».

Dans son interview donné à The Economist, Emmanuel Macron ne s’est pas contenté de ses propos sur l’Otan, il a également appelé à « muscler » l’Europe de la Défense et à atteindre une « souveraineté militaire » en Europe. Le président français craint une « disparition géopolitique » de l’Union européenne si elle ne « se pense pas comme une puissance stratégique ». L’Europe de la Défense est pourtant encore loin d’être une réalité, même si un fonds européen de la Défense a été adopté en avril dernier. Doté de 13 milliards d’euros, il entrera en vigueur dès 2021.

Où en est réellement l’Europe de la Défense ? L’OTAN est-elle encore pertinente ? Qui sont les alliés de la France aujourd’hui ? Où en est l’opération Barkane au Sahel ?-

Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

Retrouvez C dans l'air sur France.tv-

2019-11-9

30 ANS APRÈS : LA CHUTE ... DU MODÈLE ALLEMAND ? 09-11-2019

C DANS L'AIR DU 9 NOVEMBRE : CHUTE DU MUR DE BERLIN : 30 ANS… ET APRÈS ?


L’Allemagne célèbre aujourd’hui la chute du mur de Berlin. C’était il y a 30 ans… Le 9 novembre 1989, la frontière de béton, séparant la République fédérale d’Allemagne (RFA) et la République démocratique allemande (RDA), tombait définitivement et ouvrait la voie à la réunification après 28 ans de séparation. Des commémorations sont prévues tout au long de la journée, ce samedi 9 novembre, avec -pour point d’orgue- le discours d’Angela Merkel le long de l'ancien tracé du mur, à Berlin, aux côtés des dirigeants polonais, tchèque, slovaque et hongrois.

Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte difficile pour la chancelière allemande qui, usée par le pouvoir et ses 4 mandats successifs, multiplie les revers électoraux. Le dernier en date : les élections régionales en Thuringe, le 27 octobre dernier, où le parti de Merkel (CDU) a été devancé par l’Afd (Alternative pour l’Allemagne), l’extrême droite allemande. Début septembre, ce parti enregistrait déjà de très bons scores aux élections régionales de Saxe et Brandebourg. Ce mouvement eurosceptique et anti migrants est en constante progression depuis 2013, notamment en Allemagne de l’Est. Il est aussi la conséquence de cette fracture évidente qui existe depuis la chute du mur, entre l’est et l’ouest du pays, et qui n’a toujours pas été résorbée. L’ex-RDA est encore aujourd’hui fortement marquée par le chômage de masse, les inégalités salariales ou encore la baisse démographique. Pour preuve, l’Est ne produit par habitant que les trois quarts des richesses de l’Ouest.

A l’heure où l’Allemagne célèbre un moment important de son histoire, tout n’est pas rose pour le pays qui enregistre aussi une faible croissance économique. Le gouvernement a dû en effet revoir à la baisse ses prévisions faisant du pays l’un des plus mauvais élèves européens avec l’Italie. Pour 2020, Berlin pronostique désormais seulement 1 % de croissance, au lieu de 1,5 % encore espéré au printemps dernier. Et l’industrie automobile en est le symbole : Bosch, le premier équipementier automobile entend supprimer plus de 2 000 emplois en Allemagne pour répondre au ralentissement conjoncturel et à la baisse en popularité des voitures diesel et essence.

30 ans après la chute du mur, que reste-t-il des engagements promis ? L’Allemagne est-elle à un tournant de son histoire économique ? La poussée de l’extrême droite dans les urnes peut-elle se poursuivre ?



Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-11-8

CONDAMNATION, REVERS ELECTORAUX...ÇA TANGUE POUR TRUMP ! 08-11-2019

C DANS L'AIR DU 8 NOVEMBRE : LA MAUVAISE SEMAINE DE TRUMP


Donald Trump a connu des semaines difficiles depuis son arrivée à la Maison-Blanche, mais rarement comme celle qui s’achève. Après avoir vu la Chambre des représentants approuver l’enquête d’impeachment qui le vise, de nouveaux témoignages accablants sont venus compléter la procédure de destitution. Il y a notamment eu mardi, Gordon Sondland, ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Union européenne et proche de Donald Trump, qui a modifié son témoignage et confirmé qu’il avait bien demandé un "donnant-donnant" à l'Ukraine, en sollicitant une enquête sur la famille Biden contre le déblocage d’une aide militaire américaine. On a également appris que George Kent, un responsable du département d'État en charge de l'Ukraine, s’était inquiété des pressions exercées pour que Kiev enquête sur un rival de Donald Trump et avait alerté sa hiérarchie dès la mi-août. Et ce jeudi, les parlementaires ont entendu à huis clos une conseillère du vice-président américain Mike Pence, qui avait écouté en direct l'appel téléphonique entre le président des Etats-Unis et son homologue ukrainien qui a déclenché cette enquête. Jennifer Williams, premier témoin employé par les services de Mike Pence à accepter la convocation des démocrates, a confirmé que cet échange était "inhabituel" et très "politique", a rapporté CNN sur la base de sources anonymes.

Ces dernières semaines, le président et son entourage ont vivement critiqué le secret de ces auditions, accusant les démocrates de distiller des éléments choisis. Mais ces entretiens devraient être les derniers menés à huis clos, avant l'entrée dans une nouvelle phase plus spectaculaire encore avec les premières auditions publiques à partir du 13 novembre. En attendant, les investigations se poursuivent, et les nuages s'amoncellent dans le ciel du président des Etats-Unis. Condamné par un tribunal de New York à payer 2 millions de dollars pour utilisation politique de sa fondation, Donald Trump vient également de connaître deux revers électoraux dans les Etats du Kentucky et de Virginie. A un an de l'élection présidentielle, le coup est rude pour le locataire de la Maison-Blanche, qui s'était personnellement engagé dans la campagne. Néanmoins ces performances n'arrêtent pas Donald Trump qui est reparti en campagne, quand du côté des démocrates, on célèbre ces victoires dans des bastions Républicains. De quoi donner de l’espoir au parti progressiste qui est néanmoins encore bien loin d’avoir désigné celui ou celle qui aura pour mission de défier Donald Trump.

Alors qui sont les candidats lancés dans la primaire démocrate ? Où en est-on de l’enquête sur la procédure d’impeachment ? Que s'est-il passé cette semaine ? Pourquoi les auditions publiques inquiètent-elles Donald Trump ? Enfin, où en est l’accord de Paris, après le retrait annoncé des Etats-Unis ?



Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-11-7

ELECTIONS : BORIS JOHNSON PEUT-IL PREDRE 07-11-2019

C DANS L'AIR DU 7 NOVEMBRE : BREXIT : LA PAROLE AUX ANGLAIS


Alors que les 27 pays de l'Union européenne ont donné leur feu vert pour accorder un report de la date de sortie jusqu'au 31 janvier 2020, outre-Manche la situation politique est toujours floue, et la campagne pour les élections générales anticipées du 12 décembre a démarré hier dans une ambiance extrêmement tendue, et par des invectives. Quelques heures après avoir comparé dans la presse son rival travailliste, Jeremy Corbyn, à "Staline", Boris Johnson a poursuivi devant ses supporters ses attaques en dénonçant le "socialisme révolutionnaire bolivarien" du Labour. Promettant aux électeurs des lendemains qui chantent après un Brexit "réalisé en janvier", il s’est aussi gaussé de la position de son rival sur ce point : “Il a déclaré aujourd’hui qu’il voulait un autre report pour une nouvelle négociation. Mais il n’est pas clair sur ses objectifs et nous ne savons pas ce qu’il veut obtenir de cette négociation. Nous ne savons même pas quelle est sa position. Est-il pour le maintien ou la sortie, dedans ou dehors, en avant ou en arrière ? Je ne sais pas. Et je pense qu’il ne le sait pas lui-même.” a-t-il affirmé.

A l'inverse, Jeremy Corbyn a attaqué Boris Johnson sur ce qu'il souhaite faire du Brexit : le détourner, en privatisant le NHS, le service public de santé britannique, dans le cadre du futur accord de libre-échange qu'il veut concocter avec les Etats-Unis : "Pour beaucoup dans le Parti conservateur, c'est ce dont il a toujours été question à propos du Brexit : faire marche arrière sur les bénéfices obtenus de haute lutte par la classe ouvrière durant des générations, du thatchérisme sous stéroïdes".

Mais si la campagne électorale a démarré sur les chapeaux de roue ce mercredi après la dissolution au Parlement, elle a aussi connu ses premiers ratés. Le numéro deux du Labour Tom Watson, fervent partisan du maintien dans l'UE, a annoncé sa démission et décidé de ne pas affronter les urnes. "Cette décision est personnelle, pas politique", a assuré ce poids lourd centriste mais elle constitue un coup dur pour Jeremy Corbyn, avec qui il a souvent été en porte-à-faux.

Et la journée n’a pas non plus été simple pour Boris Johnson, qui a dû encaisser “la démission d’un ministre” – du jamais-vu pendant une campagne électorale. Le ministre chargé du pays de Galles, Alun Cairns, a finalement jeté l’éponge, accusé d’avoir eu connaissance – malgré ses démentis – du rôle de l’un de ses conseillers dans le sabotage d’un procès pour viol. Une démission qui survient après des propos très critiqués du ministre en charge des Relations avec le Parlement et du président du parti conservateur, et ce alors que l'ex-speaker de la Chambre des communes a dit tout le mal qu'il pensait du Brexit. "C'est la plus grosse erreur de ce pays depuis la Seconde guerre mondiale." "Quitter l'UE ne va pas nous aider", a expliqué cet ex-conservateur devenu indépendant.

À mi-chemin entre l’échéance ratée du 31 octobre et la nouvelle fixée au 31 janvier, cette campagne des législatives pourrait être dominée par la question de la sortie de l’Union européenne. Que vont décider les Britanniques ? A cinq semaines du scrutin, les conservateurs (38 %) sont toujours placés en tête des intentions de vote avec une dizaine de points d'avance sur les travaillistes (26 %), mais les politologues ne cessent de conseiller la prudence dans les pronostics pour ces élections. D’autant que le nombre d’indécis seraient anormalement haut, et que d’autres partis pourraient venir faire dérailler leurs rêves de conquérir une majorité. Troisième dans les sondages (17 %), les europhiles libéraux démocrates, emmenés par l’écossaise Jo Swinson, veulent annuler le Brexit et peuvent ravir les voix de conservateurs europhiles modérés et de travaillistes déçus des atermoiements de leur leader sur la question. De l’autre côté de l’échiquier politique, le Parti du Brexit de Nigel Farage menace de prendre des voix à Boris Johnson en prônant une coupure plus nette avec l'UE que celle prévue dans l'accord de divorce négocié avec les Européens. Dans ce contexte, la campagne qui débute s’annonce sans précédent et son issue reste totalement ouverte.

Alors quels sont les enjeux de ces élections ? Qu’attendent les Britanniques de ce scrutin ?



Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

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2019-11-6

FRANÇAISE DES JEUX : POURQUOI VENDRE LA MACHINE A CASH ? 06-11-2019

C DANS L'AIR DU 6 NOVEMBRE : PRIVATISATION DE LA FDJ : BONNE OU MAUVAISE ACTION ?


À partir de ce jeudi 7 novembre, débute la privatisation de la Française des Jeux. À l’issue de l’opération, l’État, qui possédait 72 % de l’entreprise, restera actionnaire à hauteur de 20 %. Concrètement, jusqu’au mercredi 20 novembre, les actions de la Française des Jeux vont être mises en vente, notamment auprès des particuliers. La FDJ est une entreprise très rentable : son chiffre d’affaires a augmenté de 5 % par an en moyenne au cours des vingt-cinq dernières années et le groupe a distribué 130 millions d’euros de dividendes l’an dernier.

Il s’agit d’un pari budgétaire pour l’Etat qui va perdre 93 millions d'euros de dividendes annuels mais espère profiter de plus d'un milliard d'euros de recettes immédiates. Mais aussi d’un test pour la politique de privatisation relancée par Emmanuel Macron. La loi Pacte, promulguée par le chef de l’Etat, prévoit en effet pour alimenter un fonds de 10 milliards d’euros consacré à l’innovation, l’ouverture au capital privé de la Française des jeux mais aussi d’Engie et du gestionnaire des Aéroports de Paris qui se heurte à un référendum d’initiative partagée…

Aujourd’hui, l’exécutif espère faire de la privatisation de FDJ un "succès populaire". Mais quel va être le comportement des petits porteurs, mis à mal par la crise de 2008 et inquiets de la décote des dernières privatisations comme Orange (ex France Telecom) ou EDF ? Pour inciter les particuliers à tenter le pari, le gouvernement offre un bonus : 2 % de décote sur les titres s’ils sont conservés 18 mois et une action gratuite pour dix achetées.

Cela suffira-t-il à attirer les petits porteurs ? Acheter l’une des 191 millions d’actions vaut-il le coup ? Pourquoi le gouvernement lance-t-il la privatisation de la Française des Jeux ? Est-ce une bonne ou mauvaise opération pour l’Etat ? Avant la privatisation de la Française des Jeux, plusieurs vagues de cessions d’entreprises publiques ont été réalisées en France depuis les années 1980. Quel est le bilan de ces précédentes privatisations ? Enfin pourquoi le projet de privatisation des Aéroports de Paris est-il au centre d’une bataille politique ?

 



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Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

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