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C dans l'air

Le magazine d’actualité qui donne la parole aux experts et aux téléspectateurs chaque soir du lundi au samedi sur France 5 et en direct.

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprend... En savoir plus
Dernier Épisode
2019-9-14

BALKANY EN PRISON… LA FIN D’UNE EPOQUE ? 14-09-2019

Invités :-

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Bruno JEUDY-

Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »-

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Mathieu DELAHOUSSE-

Grand reporter à « L’Obs »-

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Claude WEILL-

Editorialiste politique à « Nice-Matin / Var-Matin »-

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Alix BOUILHAGUET-

Rédactrice en chef de l’Emission politique sur France 2-

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Le jugement est tombé ce vendredi 13 septembre. Dans une salle comble, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Patrick Balkany à quatre ans de prison ferme et dix ans d’inéligibilité pour fraude fiscale. Un délit admis par le principal intéressé.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet national financier (PNF), qui avait demandé cette peine contre "un grand fraudeur fiscal" baignant dans "un océan d’argent liquide". Au total, les sommes éludées par le couple Balkany sont estimées à plus de quatre millions d’euros d’impôts sur le revenu et la fortune. Un montant contesté par la défense. Pour justifier sa décision, le tribunal a estimé que les infractions commises ont "non seulement gravement porté atteinte à l’ordre public économique (…) mais ont aggravé la déchirure désormais ancienne du pacte républicain". Une décision qui a été assortie de la délivrance d’un mandat de dépôt, c’est-à-dire de l’incarcération immédiate du condamné. Ainsi, le maire Les Républicains (LR) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a été conduit à la prison de la Santé, dans le sud de la capitale, où il a été incarcéré dans le quartier des personnes vulnérables.

Les avocats de Patrick Balkany ont dénoncé une peine "inédite" et qui "bat tous les records". Ils ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel. "Le mandat de dépôt est une humiliation totalement inutile et, pour nous, insupportable", a fustigé Me Eric Dupond-Moretti. Et de poursuivre : "Jamais personne ne peut dire sérieusement que monsieur Balkany aurait tenté de prendre la fuite. Il a été présent à tous les actes de la procédure".

L’épouse de l’édile de 71 ans, Isabelle Balkany, qui est également sa première adjointe, a elle aussi été condamnée à dix ans d’inéligibilité et trois ans de prison, sans mandat de dépôt – le tribunal ayant tenu compte de son état de santé au moment du procès. Elle n’y avait pas assisté, convalescente après une tentative de suicide début mai. Interviewée sur BFMTV, Isabelle Balkany dit avoir ressenti "une immense souffrance" et "une injustice" à l'annonce du jugement. La septuagénaire a confié qu’elle et son mari ont déjà commis des fautes "comme tout le monde quand nous étions jeunes élus, par ignorance,… Nous avons toujours assumé", plaidant des "circonstances familiales exceptionnelles" et affirmant que l’argent dont il est question n’est, en aucun cas, de "l’argent public".

Pour le couple Balkany, qui a à son actif 30 ans de règne et dont le nom est désormais indissociable de Levallois-Perret, il s’agit là du premier des deux jugements attendus après le procès ultra-médiatique du printemps : pour le second volet, consacré aux délits de blanchiment et de corruption, le délibéré a été fixé au 18 octobre.

Ce samedi, Nicolas Sarkozy, a apporté son soutien à Patrick Balkany. "J’ai une réaction personnelle et humaine. J’ai de la peine pour lui, je pense à lui. Ce n’est certainement pas quand les gens sont dans la difficulté qu’il faut les abandonner", a déclaré l’ancien chef de l’Etat. Et d’ajouter : "Je connais la règle de la vie politique et médiatique. Quand vous êtes dans la tourmente, il n’y a plus personne". La veille, sur franceinfo, Jean-François Copé estimait que "cela doit être un moment très dur" pour le couple Balkany. "Pour le reste, c’est une faute très grave qui a donné lieu à une sanction très grave et très lourde", a ajouté le maire de Meaux.

Quels sont les autres dossiers judiciaires qui concernent les époux Balkany ? Patrick Balkany en prison, qui dirigera la mairie de Levallois-Perret ? Comment l’Etat lutte-t-il contre la fraude fiscale ?-

-

Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

Retrouvez C dans l'air sur France.tv-

 

2019-9-14

BALKANY EN PRISON… LA FIN D’UNE EPOQUE ? 14-09-2019

Invités :-

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Bruno JEUDY-

Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »-

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Mathieu DELAHOUSSE-

Grand reporter à « L’Obs »-

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Claude WEILL-

Editorialiste politique à « Nice-Matin / Var-Matin »-

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Alix BOUILHAGUET-

Rédactrice en chef de l’Emission politique sur France 2-

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Le jugement est tombé ce vendredi 13 septembre. Dans une salle comble, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Patrick Balkany à quatre ans de prison ferme et dix ans d’inéligibilité pour fraude fiscale. Un délit admis par le principal intéressé.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet national financier (PNF), qui avait demandé cette peine contre "un grand fraudeur fiscal" baignant dans "un océan d’argent liquide". Au total, les sommes éludées par le couple Balkany sont estimées à plus de quatre millions d’euros d’impôts sur le revenu et la fortune. Un montant contesté par la défense. Pour justifier sa décision, le tribunal a estimé que les infractions commises ont "non seulement gravement porté atteinte à l’ordre public économique (…) mais ont aggravé la déchirure désormais ancienne du pacte républicain". Une décision qui a été assortie de la délivrance d’un mandat de dépôt, c’est-à-dire de l’incarcération immédiate du condamné. Ainsi, le maire Les Républicains (LR) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a été conduit à la prison de la Santé, dans le sud de la capitale, où il a été incarcéré dans le quartier des personnes vulnérables.

Les avocats de Patrick Balkany ont dénoncé une peine "inédite" et qui "bat tous les records". Ils ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel. "Le mandat de dépôt est une humiliation totalement inutile et, pour nous, insupportable", a fustigé Me Eric Dupond-Moretti. Et de poursuivre : "Jamais personne ne peut dire sérieusement que monsieur Balkany aurait tenté de prendre la fuite. Il a été présent à tous les actes de la procédure".

L’épouse de l’édile de 71 ans, Isabelle Balkany, qui est également sa première adjointe, a elle aussi été condamnée à dix ans d’inéligibilité et trois ans de prison, sans mandat de dépôt – le tribunal ayant tenu compte de son état de santé au moment du procès. Elle n’y avait pas assisté, convalescente après une tentative de suicide début mai. Interviewée sur BFMTV, Isabelle Balkany dit avoir ressenti "une immense souffrance" et "une injustice" à l'annonce du jugement. La septuagénaire a confié qu’elle et son mari ont déjà commis des fautes "comme tout le monde quand nous étions jeunes élus, par ignorance,… Nous avons toujours assumé", plaidant des "circonstances familiales exceptionnelles" et affirmant que l’argent dont il est question n’est, en aucun cas, de "l’argent public".

Pour le couple Balkany, qui a à son actif 30 ans de règne et dont le nom est désormais indissociable de Levallois-Perret, il s’agit là du premier des deux jugements attendus après le procès ultra-médiatique du printemps : pour le second volet, consacré aux délits de blanchiment et de corruption, le délibéré a été fixé au 18 octobre.

Ce samedi, Nicolas Sarkozy, a apporté son soutien à Patrick Balkany. "J’ai une réaction personnelle et humaine. J’ai de la peine pour lui, je pense à lui. Ce n’est certainement pas quand les gens sont dans la difficulté qu’il faut les abandonner", a déclaré l’ancien chef de l’Etat. Et d’ajouter : "Je connais la règle de la vie politique et médiatique. Quand vous êtes dans la tourmente, il n’y a plus personne". La veille, sur franceinfo, Jean-François Copé estimait que "cela doit être un moment très dur" pour le couple Balkany. "Pour le reste, c’est une faute très grave qui a donné lieu à une sanction très grave et très lourde", a ajouté le maire de Meaux.

Quels sont les autres dossiers judiciaires qui concernent les époux Balkany ? Patrick Balkany en prison, qui dirigera la mairie de Levallois-Perret ? Comment l’Etat lutte-t-il contre la fraude fiscale ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-9-13

RÉGIMES SPÉCIAUX : LA BATAILLE NE FAIT QUE COMMENCER ! 13-09-2019

Invités :-

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Yves THREARD-

Directeur adjoint de la rédaction du « Figaro »-

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Roland CAYROL-

Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan)-

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Fanny GUINOCHET-

Journaliste en charge des questions économiques et sociales à « L’Opinion »-

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Gilles DANSART-

Journaliste spécialiste du transport ferroviaire - Directeur de «Mobilettre »-

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À pied, à vélo, en trottinette ou en voiture… C’était le retour au système D ce vendredi pour les Franciliens en cette journée de grève à la RATP. Il faut dire que le mouvement a été très suivi au sein de la régie des métros et bus parisiens : dix lignes de métro fermées, les autres ne fonctionnant qu’aux heures de pointe, peu de RER, un bus sur trois en moyenne, des arrêts de travail dans toutes les fonctions, 100 % de grévistes par endroits… Il faut remonter à 2007 pour retrouver une telle mobilisation dans l’entreprise de transport qui était depuis devenue championne de la paix sociale.

"Si la grève est très suivie, c’est que le problème est important" a déclaré ce matin Philippe Martinez le patron de la CGT. Les salariés de la régie parisienne ne veulent pas que le gouvernement touche à leur régime spécial des retraites qui leur permet de partir en moyenne à 56 ans, contre 63 ans pour le régime général. Un avantage justifié selon les syndicats par les contraintes spécifiques et la pénibilité des missions : travail en horaires décalés, le week-end, le soir ou les jours fériés notamment. "Les grilles salariales ont été construites par rapport à ces régimes spéciaux. On démarre très bas pour terminer normalement. A partir du moment où on se retrouve comme tout le monde, on est dupés" estime Laurent Djebali, secrétaire Métro-RER de l'Unsa RATP. "Toucher à nos retraites, c’est briser un contrat social, et même un contrat moral" corrobore Jean-Christophe Delprat, délégué Sud-RATP.

"Un contrat ne peut pas être intangible" a affirmé, de son côté, ce matin Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé de la réforme des retraites. Une réforme qui doit entrer progressivement en vigueur à partir de 2025 pour s’appliquer pleinement à partir de 2040, a expliqué pour sa part hier soir le Premier ministre. Monté en première ligne pour tenter de déminer ce dossier hautement sensible, Edouard Philippe a confirmé le lancement des consultations citoyennes avant la fin du mois de septembre, ainsi que l'ouverture d'une plateforme Internet. Cette concertation citoyenne doit durer jusqu'à la fin de l'année. Une fois cette période terminée, le texte sera rédigé, puis soumis au vote des parlementaires "d'ici l'été prochain".

Mais en attendant les mobilisations vont se multiplier. Lundi prochain, un cortège composé de professions libérales (kinés, médecins, chirurgiens, avocats, etc) et de professionnels du secteur aérien, manifestera à Paris. Deux autres journées de mobilisation sont aussi déjà prévues les 21 et 24 septembre. La reprise de la concertation la semaine prochaine avec les partenaires sociaux risque donc d'être particulièrement houleuse. Alors quels sont concrètement les points qui fâchent ? Agent de la RATP, indépendants, avocats... Pourquoi certaines professions sont-elles déjà vent debout ? Quels sont les points clés de la réforme ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-9-12

AFFAIRES : FERRAND S'ACCROCHE, MÉLENCHON S'INDIGNE 12-09-2019

Invités :-

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Bruno JEUDY-

Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »-

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Stéphane VERNAY-

Rédacteur en chef délégué et Directeur de la rédaction parisienne du journal « Ouest France »-

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Jean GARRIGUES-

Historien, spécialiste de la vie politique-

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Caroline MICHEL AGUIRRE-

Chef du service Affaires de « L’obs »-

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Le président de l'Assemblée nationale a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi pour "prise illégale d'intérêt" dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, révélée en mai 2017 par Le Canard enchaîné. Richard Ferrand est soupçonné d'avoir fait profiter sa compagne d'une opération immobilière alors qu'il dirigeait cet organisme mutualiste basé dans le Finistère. Dans la foulée, le quatrième personnage de l’Etat a aussitôt annoncé, dans un communiqué, être "déterminé à poursuivre [sa] mission" à la tête de l’Assemblée, en affirmant vouloir "poursuivre sa défense" pour "obtenir un non-lieu". "Il n’est pas question d’une démission car une instruction n’est en aucun cas une condamnation", a indiqué son entourage.

Cette mise en examen n’en reste pas moins un nouveau coup dur pour le chef de l’Etat, qui avait promis d’incarner une "République irréprochable" et avait fait de l’exemplarité un de ses marqueurs de la campagne présidentielle. Depuis le début du quinquennat, plusieurs proches ou soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron ont en effet dû quitter leurs fonctions à la suite de démêlés judiciaires. Après Richard Ferrand, qui avait dû abandonner son poste de ministre en juin 2017 suite à l’ouverture de l’enquête sur cette affaire des Mutuelles de Bretagne, Sylvie Goulard, François Bayrou et Marielle de Sarnez, avaient eux aussi été contraints de quitter le gouvernement à cause de l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants parlementaires du MoDem. Hasard du calendrier, ils ont été entendus ces dernières 48 heures par la police judiciaire dans le cadre de cette affaire. Enfin en juillet dernier, l’ex-ministre de l’écologie, François de Rugy, a dû démissionner pour une polémique sur ses frais de représentation en tant que président de l’Assemblée nationale.

Cette fois, c'est le président de l’Assemblée nationale en exercice qui est mis en examen, une première. Et depuis ce matin, une question se pose : peut-il rester au perchoir ? Pour l’instant ce marcheur de la première heure est un homme très largement soutenu par la macronie : il "garde la confiance" du président de la République, et en réalité c’est toute la majorité qui depuis ce matin apporte son soutien à l’ancien secrétaire général de La République En Marche. Mais dans l’opposition, les avis sont partagés. Car si aujourd’hui bien des partis, le Rassemblement national et la France insoumise prochainement, ont des batailles judiciaires en perspective qui les contraignent à l’humilité, des voix s’élèvent pour demander sa démission. "Tout ministre mis en examen devrait démissionner", a ainsi tweeté le secrétaire national du PCF Fabien Roussel dans un rappel à la règle prônée par le gouvernement. "Pourquoi cela ne serait-il pas valable pour le 4e personnage de l'Etat ?" Une règle également mise en avant par le député LFI François Ruffin exhumant des propos datant de juin 2017 de Christophe Castaner, alors porte-parole du gouvernement, à propos de Richard Ferrand.

A droite, chez les Républicains le ton est nuancé : le président par intérim Jean Leonetti a ainsi rappelé qu’une "mise en examen ne vaut pas condamnation". "C’est un des plus grands personnages de l’Etat. La décision n’appartient qu’à lui". Au Rassemblement national, l’eurodéputé et membre de la direction Nicolas Bay, lui-même mis en examen dans l’affaire des emplois présumés fictifs du RN au Parlement européen, a estimé que les faits reprochés à Richard Ferrand, "s’ils sont avérés, sont graves". "Pour autant, par principe, la mise en examen (…) ne peut pas en soi suffire à demander la démission d’un mandat", car a-t-il souligné, dans ce cas, "cela aboutit à donner au magistrat un poids absolument considérable et à lui permettre d’interférer dans le débat politique de manière directe".

La démission de Richard Ferrand est en revanche demandée par l'association de lutte contre la corruption Anticor, qui s'est portée partie civile dans ce dossier. Pour nous, a expliqué l’avocat de l’association, "Richard Ferrand doit partir, en raison de l'équilibre des pouvoirs et de la manière dont les institutions doivent fonctionner". Il a également jugé que "cette mise en examen [allait] perturber les institutions".

Alors Richard Ferrand peut-il rester président de l’Assemblée nationale ?-

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2019-9-11

URGENCES : 750 MILLIONS… ET LA GRÈVE CONTINUE ! 11-09-2019

Invités :-

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Dominique SEUX-

Directeur délégué de la rédaction des « Echos »-

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Philippe JUVIN-

Chef du service des urgences de l’hôpital européen Georges Pompidou-

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Mireille WEINBERG-

Journaliste à « L’Opinion » en charge de la protection sociale-

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Caroline DE PAUW-

Sociologue spécialiste des questions de santé-

Directrice de l’Union Régionale des médecins libéraux des Hauts-de-France-

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Ni les 70 millions d’euros débloqués cet été, ni les 753 millions sur trois ans, promis lundi par Agnès Buzyn, n’ont mis fin à la crise des urgences. Six mois après le début d’un mouvement de grève inédit par sa durée - bientôt 6 mois - et son ampleur - 250 services à ce jour, la colère des personnels hospitaliers se propage. Une journée nationale d’action se déroule aujourd’hui partout en France dans les hôpitaux et une manifestation est prévue dans l’après-midi à Paris à l’appel des syndicats. Le collectif Inter-Urgences a décidé hier de poursuivre la grève, et même de l’amplifier avec le soutien des médecins.

Car le plan présenté lundi par la ministre de la Santé n’a pas convaincu. Principales mesures : un nouveau "service d’accès aux soins" (SAS) pour réguler les appels aux secours, des "admissions directes" sans passage aux urgences pour les personnes âgées et une meilleure "gestion des lits" disponibles dans les hôpitaux, le tout financé par des crédits existants... "Nous avons vraiment fait un travail de fond. (...) La crise est aux urgences mais le problème se situe ailleurs", a affirmé Agnès Buzyn.

Mais il n’y a "rien sur les ouvertures de lits, rien sur les effectifs", a déploré le président du collectif Inter-Urgences, Hugo Huon. Pour cet infirmier à l’hôpital parisien Lariboisière, il y a également un "déni des professions paramédicales" qu’Agnès Buzyn "se refuse complètement à revaloriser"."Ce plan, c’est du flan !" Il s’agit d’"une campagne de communication à destination du grand public pour faire croire qu'on va donner des moyens aux urgences", a réagi de son côté le docteur Emanuel Loeb, président de l'association Jeunes médecins. Selon lui, le plan proposé par la ministre de la Santé "va utiliser les moyens alloués à l'hôpital, qui est déjà exsangue, pour permettre à un autre service de pouvoir fonctionner". Mais "on voit mal comment déshabiller Paul pour habiller Jacques pourra améliorer de manière pérenne la situation des urgences" et de "l’hôpital dans son entièreté".

Ces dernières annonces gouvernementales s’ajoutent aux dispositions comprises dans la loi santé 2022, qui doit réorganiser, entre autres, la médecine de ville pour désengorger en amont les urgences hospitalières. En vingt ans, les services d’urgences ont vu leur fréquentation doubler pour atteindre 21 millions de passages, et sont devenues le lieu de cristallisation des dysfonctionnements du système de santé. Depuis 2005, près de 10 milliards d’euros d’économies ont été demandées aux hôpitaux publics. Quelques crédits ont été accordés en début d’année par le ministère de la Santé, mais plus de la moitié des établissements sont aujourd’hui dans le rouge. Fermetures de lits au profit de l’ambulatoire, fermetures de maternités, heures d’attente aux urgences avec des couloirs surchargés… Les patients constatent les tensions et le malaise grandit chez les personnels hospitaliers.

Alors la crise aux urgences peut-elle s’étendre ? Désormais, afin de renforcer la pression sur le ministère, les grévistes en appellent à une extension du mouvement aux autres services hospitaliers. Parallèlement, la tension monte également d’un cran dans le monde de la sécurité civile. Après avoir voté la reconduction de la grève jusqu’à fin octobre, sept syndicats de sapeurs-pompiers réunis en intersyndicale appellent à une manifestation nationale le 15 octobre à Paris. Une “marche de la colère” sera aussi organisée le 2 octobre à Paris à l’appel de l’ensemble des syndicats policiers.-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-9-10

RIVERAINS / AGRICULTEURS : LA GUERRE DES PESTICIDES 10-09-2019

Invités :-

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Jean VIARD-

Sociologue, directeur de recherche CNRS-

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Frédéric DENHEZ-

Journaliste spécialiste de l'environnement-

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Arnaud GOSSEMENT-

Avocat, spécialiste en droit de l’environnement-

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Soazig QUÉMÉNER-

Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »-

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Le débat sur l’utilisation des pesticides dans les cultures et les distances à respecter par rapport aux habitations ne cesse d’enfler. Partout en France, de nombreux édiles emboîtent le pas du maire de Langouët, en Bretagne, en prenant des arrêtés anti-pesticides dans leur commune. Si bien que le gouvernement a décidé de lancer hier une consultation publique de trois semaines sur ce sujet.

Le gouvernement, qui dit se baser sur les recommandations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), propose d'instaurer des distances minimales entre les champs d'une part et les habitations et bâtiments publics d'autre part. Annoncé samedi par les ministres de l'Agriculture, de l'Environnement et de la Santé, ce "nouveau dispositif d'encadrement" définit des zones " zéro pesticide" à géométrie variable : pas d'épandage de "substances les plus dangereuses" et de produits phyto sur les cultures hautes (vignes, arbres fruitiers, etc.) à moins de 10 mètres d'une habitation et rien sur les cultures basses (céréales) à moins de 3 mètres. Ces distances minimales pourraient néanmoins être assouplies localement s'il est fait usage de matériels permettant d'épandre au plus près des plantes. Des chartes devraient fixer seuils de tolérance, département par département, après concertation avec les agriculteurs, les associations et les élus. Toute cette démarche a été couchée dans un projet de décret dont le contenu fait l'objet de la consultation publique qui vient de s'ouvrir. L'objectif est d'être opérationnel au 1er janvier 2020.

Mais ce n'est pas gagné. Car c’est peu de dire que les organisations de protection de l’environnement et les maires qui ont pris des arrêtés antipesticides sont déçus. "Cinq ou dix mètres ne représentent absolument pas une distance susceptible de réduire de manière significative l'exposition des riverains aux pesticides", dénonce ainsi Générations Futures. Selon l’ONG, le rapport de l'Agence de sécurité sanitaire (Anses), sur laquelle le projet de réglementation a été calé, se réfère à un mode d'évaluation de l'exposition à ces substances empreint "de fortes faiblesses". Il se fonde sur des "données vieilles de plus de 30 ans". "Quand j'ai appris ça, je pensais que c'était une fake news et que ce n'était pas sérieux ! Cette proposition n'est pas croyable", a réagi pour sa part le maire de Langouët. De son côté, le journaliste et fondateur du mouvement des coquelicots, Fabrice Nicolino s’est dit "profondément révolté". Pour cet auteur d’un livre enquête sur les pesticides, intitulé Le crime est presque parfait, "l’Agence nationale de sécurité sanitaire fait partie du lobby des pesticides" et "cette consultation est un cadeau de plus à la FNSEA".

Mais le projet de réglementation ne réjouit pas davantage les agriculteurs, défavorables à la création de zones d'interdiction des pesticides. "Il existe d'autres moyens. Il y a de nouvelles techniques, des haies, des murs, des filets brise-vent pour éviter les dérives dans l'atmosphère" a estimé Christian Durlin, vice-président de la commission environnement de la FNSEA. Ce dernier incite également les exploitants à participer massivement à la consultation en ligne pour "faire comprendre leur métier".

Alors faut-il appliquer une distance entre les champs où sont utilisés des pesticides et les habitations ? Les Français ont trois semaines pour donner leur avis sur les sites des ministères de la Santé, de la Transition écologique et de l'Agriculture. Les résultats devraient être centralisés et dépouillés au ministère de la Transition écologique et solidaire, en vue d'un arbitrage définitif fin novembre, avant la publication du décret prévu pour le 1er janvier 2020.-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-9-9

POURQUOI MACRON CHOISIT POUTINE 09-09-2019

Invités :-

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Pierre SERVENT-

Expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense-

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Thomas GOMART-

Historien, Directeur de l'Institut français des relations internationales-

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Sylvie KAUFFMANN-

Editorialiste au Monde-

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Jean-Dominique MERCHET-

Editorialiste à « L’opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie-

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"Il faut repenser notre lien avec la Russie" et "dépasser les malentendus". Fin août, Emmanuel Macron avait donné le ton. Le président de la République a tout d’abord accueilli Vladimir Poutine au Fort de Brégançon (Var), avant de multiplier les déclarations, notamment en marge du G7, affichant sa volonté de rapprochement avec Moscou. "Nous et la Russie sommes l’Europe. Il nous faut construire un agenda de confiance avec la Russie, bâtir une stratégie spatiale, sur le cyber, avec elle. Depuis cinq ans, ce grand pays a pris une place inédite dans certains conflits. Il a maximalisé ses positions en Libye, en Syrie et en Afrique", avait insisté le chef de l’Etat.

Désormais, la France va tenter de concrétiser ce regain de chaleur. Ce lundi 9 septembre, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, respectivement ministre français des Affaires étrangères et ministre de la Défense, se rendent à Moscou pour rencontrer leurs homologues russes dans le cadre d’une réunion du Conseil de coopération. Une première depuis cinq ans et l’invasion du Donbass ukrainien ainsi que l’annexion de la Crimée par la Russie, qui a replongé le monde dans un parfum de Guerre froide. La France veut tourner la page des sanctions. "Depuis 2014, il n’y a pas eu d’avancées. On est sur un statu quo stérile", a estimé Jean-Yves Le Drian. Au coeur des discussions, plusieurs dossiers épineux : Syrie, Iran, Centrafrique et surtout l’Ukraine.

Mais ce Conseil de coopération franco-russe doit prendre en compte une nouvelle donne : L’échange de prisonniers, qualifié de "massif", entre Moscou et Kiev qui a eu lieu samedi et qui pourrait être le prélude à une relance des négociations dans ce dossier complètement gelé depuis les accords de Minsk en 2015. Ce rendez-vous sera aussi scruté de près par Washington. "Les Russes doivent changer de comportement. Nous ne pouvons pas ignorer les dernières années au cours desquelles la Russie a envahi la Géorgie, a annexé la Crimée, occupé des morceaux d’Ukraine, menacé les pays baltes et mené des patrouilles agressives le long des côtes américaines ou de pays alliés comme la Corée du Sud et le Japon", a lancé devant la presse Mark Esper, le secrétaire américain à la Défense, qui était reçu samedi à Paris par Florence Parly. 

Par ailleurs, la réouverture d’un canal de dialogue entre la France et la Russie est, sans doute, également une bonne nouvelle pour Vladimir Poutine. Car avec la perspective de la levée des sanctions européennes, le président russe pourrait sortir de son isolement diplomatique. Lui qui doit également faire face à des contestations au niveau national.

Après un été de manifestations pro-démocratie durement réprimées, les Russes se sont rendus aux urnes ce dimanche pour élire leurs représentants locaux et régionaux. Selon les résultats provisoires donnés par les agences de presse russes, après le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins, les candidats soutenus par les autorités ont perdu dans au moins 20 des 45 districts de Moscou. Ils contrôlaient jusqu’à présent 38 sièges au Parlement. Un véritable revers donc pour le parti de Vladimir Poutine. Ces élections marquent aussi la victoire de la stratégie du principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui avait appelé à "voter intelligent", c’est-à-dire à soutenir les candidats les mieux placés pour battre ceux affiliés au pouvoir.

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il souhaité la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine ? Ailleurs en Europe, comment le rapprochement franco-russe est-il perçu ? Quelles conséquences après ce revers électoral majeur pour le Kremlin ?-

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2019-9-7

OR, EPARGNE : LE GRAND CHAMBARDEMENT ! 07-09-2019

Du jamais vu depuis six ans. Depuis la mi-août, l’once d’or (31 grammes environ) a atteint des sommets, autour de 1 500 dollars (soit 1 356 euros). Le cours du métal jaune s’est apprécié de plus 19% depuis le 1er janvier et même de plus 27% sur 12 mois.

Une flambée telle qu’en début d’année, l’or était la quatrième solution d’épargne privilégiée par les Français après la pierre, l’assurance-vie et le dépôt d’argent, rapporte le site Capital.fr qui précise que les Français auraient le record mondial de la détention d’or. « 16% des Français déclarent posséder ou avoir possédé de l’or sous forme de pièces et lingots et cela concerne toutes les catégories sociales. Et ce n’est pas tout, puisqu’on estime que les particuliers français détiennent actuellement 3 000 tonnes d’or. Ce bas de laine en or représente un potentiel de 105 milliards d’euros détenu par les particuliers, et dans toutes les couches de la population : les ouvriers (13%), les employés (17%), les cadres (20%) », expliquait l’économiste Marc Touati au média spécialisé.

Comment s’explique cette envolée du cours de l’or ? Tout simplement par le fait que le refuge dans la valeur or est un grand classique durant les périodes d’incertitudes économiques et politiques. Et dernièrement les facteurs d’inquiétudes ne manquant pas : guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, le Brexit en zone euro, ralentissement de l’économie chinoise et allemande, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient...

Les cours de l’or sont également soutenus par les achats réguliers des banques centrales qui cherchent à sécuriser leurs réserves de change. Selon le World Gold Council (WGC), les banques centrales, Chine et Russie en tête, ont acheté plus de 374 tonnes d’or sur les six premiers mois de l’année, du jamais-vu en au cours des vingt dernières années. Mais le moteur le plus puissant pour les cours de l’or est certainement la dégringolade des taux d’intérêt, alimentée par les banques centrales qui cherchent par tous les moyens à relancer la croissance faiblissante.

Est-ce le bon moment pour investir dans l’immobilier ? Les banques sont-elles les grandes perdantes de la conjoncture actuelle ? La baisse continue des taux d’intérêt annonce-t-elle une catastrophe économique ?

 


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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