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C dans l'air

Le magazine d’actualité qui donne la parole aux experts et aux téléspectateurs chaque soir du lundi au samedi sur France 5 et en direct.

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprend... En savoir plus
Dernier Épisode
2019-8-24

TRUMP / MACRON : LE BRAS DE FER 24-08-2019

Invités :-

-

Pascal BONIFACE-

Directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques-

Auteur de « Comprendre le Monde »-

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Anne TOULOUSE-

Journaliste franco-américaine-

Auteure de « Bienvenue en Trumpie »-

-

Corentin SELLIN-

Historien, spécialiste des Etats-Unis-

Auteur de « « Les Etats-Unis et le monde »-

-

Jean Marc DANIEL-

Economiste-

-

"Notre monde est à un moment de bascule, notre vocation c’est d’être dans la proposition". Ce samedi 24 août, jour d’ouverture du G7 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), Emmanuel Macron a pris la parole pour s’adresser aux Français et expliquer les enjeux et les objectifs de ce sommet qui réunit les dirigeants des sept pays les plus riches de la planète. Economie, climat, lutte contre le terrorisme… Les sujets épineux au menu des discussions ne manqueront pas. Et le président de la République est déterminé à se poser en médiateur dans le grand chamboulement mondial. "Nous devons obtenir des accords utiles, défendre la paix", a-t-il insisté.

Mais Emmanuel Macron aura fort à faire, notamment face à un Donald Trump qui n’entend pas renoncer à son style combatif et provocateur. En quittant la Maison Blanche pour se rendre au G7, vendredi au soir, le président américain a de nouveau brandi, devant des journalistes, la menace de représailles à l’imposition d’une taxe française sur les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), les géants américains du numérique. "Je ne veux pas que la France impose des taxes sur nos entreprises. C’est très injuste. S’ils le font, nous imposerons des tarifs douaniers sur leurs vins", a déclaré Donald Trump. Et d’ajouter : "Des tarifs douaniers comme ils n’en ont jamais vu".

Mais ce n’est pas la seule sortie fracassante du président républicain. Ces derniers jours, le locataire de la Maison Blanche a également, une nouvelle fois, soufflé sur les braises de la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine, avec une série de tweets à la tonalité particulièrement agressive. Et même si Donald Trump affiche publiquement qu’il considère le G7 comme une perte de temps, il n’hésite pas faire valoir ses positions, à les marteler, ou à s’immiscer dans plusieurs dossiers comme celui sur l’Iran, l’Amazonie ou encore le Brexit. Le président américain réclame aussi le retour de la Russie autour de la table, sans contrepartie – alors que Moscou avait été exclu en 2014 pour avoir envahi la Crimée.

Donald Trump, un trouble-fête des sommets internationaux et des initiatives communes. Lors du précédent G7, au Québec, il avait refusé de signer le communiqué commun final et s’était lâché à coups de tweets d’insultes à l'encontre du Premier ministre canadien, Justin Trudeau. En mai 2017, en Italie, les Etats-Unis s'étaient démarqués des six autres puissances au sujet de la lutte contre le changement climatique. A peine revenu du sommet, Donald Trump annonçait le retrait de son pays de l’accord de Paris.

Des postures et des actes justifiés par un Donald Trump qui continue de suivre la ligne de conduite ainsi que le slogan qui l’avaient mené à la victoire en 2016, "America first" (comprenez, "les Etats-Unis et leurs intérêts d’abord"). Car, à un an de la présidentielle de novembre 2020, le milliardaire est en campagne pour sa réélection. Une route qui pourrait être plus sinueuse que prévue. Selon des économistes, la menace d’une récession plane sur l’économie américaine.

Au G7, Donald Trump va-t-il chahuter Emmanuel Macron ? Alors que son mandat touche presque à sa fin, quel est le bilan du président américain ? Qui pour incarner une opposition à Trump à la présidentielle de 2020 ?-

-

Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

Retrouvez C dans l'air sur France.tv-

2019-8-24

TRUMP / MACRON : LE BRAS DE FER 24-08-2019

Invités :-

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Pascal BONIFACE-

Directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques-

Auteur de « Comprendre le Monde »-

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Anne TOULOUSE-

Journaliste franco-américaine-

Auteure de « Bienvenue en Trumpie »-

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Corentin SELLIN-

Historien, spécialiste des Etats-Unis-

Auteur de « « Les Etats-Unis et le monde »-

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Jean Marc DANIEL-

Economiste-

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"Notre monde est à un moment de bascule, notre vocation c’est d’être dans la proposition". Ce samedi 24 août, jour d’ouverture du G7 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), Emmanuel Macron a pris la parole pour s’adresser aux Français et expliquer les enjeux et les objectifs de ce sommet qui réunit les dirigeants des sept pays les plus riches de la planète. Economie, climat, lutte contre le terrorisme… Les sujets épineux au menu des discussions ne manqueront pas. Et le président de la République est déterminé à se poser en médiateur dans le grand chamboulement mondial. "Nous devons obtenir des accords utiles, défendre la paix", a-t-il insisté.

Mais Emmanuel Macron aura fort à faire, notamment face à un Donald Trump qui n’entend pas renoncer à son style combatif et provocateur. En quittant la Maison Blanche pour se rendre au G7, vendredi au soir, le président américain a de nouveau brandi, devant des journalistes, la menace de représailles à l’imposition d’une taxe française sur les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), les géants américains du numérique. "Je ne veux pas que la France impose des taxes sur nos entreprises. C’est très injuste. S’ils le font, nous imposerons des tarifs douaniers sur leurs vins", a déclaré Donald Trump. Et d’ajouter : "Des tarifs douaniers comme ils n’en ont jamais vu".

Mais ce n’est pas la seule sortie fracassante du président républicain. Ces derniers jours, le locataire de la Maison Blanche a également, une nouvelle fois, soufflé sur les braises de la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine, avec une série de tweets à la tonalité particulièrement agressive. Et même si Donald Trump affiche publiquement qu’il considère le G7 comme une perte de temps, il n’hésite pas faire valoir ses positions, à les marteler, ou à s’immiscer dans plusieurs dossiers comme celui sur l’Iran, l’Amazonie ou encore le Brexit. Le président américain réclame aussi le retour de la Russie autour de la table, sans contrepartie – alors que Moscou avait été exclu en 2014 pour avoir envahi la Crimée.

Donald Trump, un trouble-fête des sommets internationaux et des initiatives communes. Lors du précédent G7, au Québec, il avait refusé de signer le communiqué commun final et s’était lâché à coups de tweets d’insultes à l'encontre du Premier ministre canadien, Justin Trudeau. En mai 2017, en Italie, les Etats-Unis s'étaient démarqués des six autres puissances au sujet de la lutte contre le changement climatique. A peine revenu du sommet, Donald Trump annonçait le retrait de son pays de l’accord de Paris.

Des postures et des actes justifiés par un Donald Trump qui continue de suivre la ligne de conduite ainsi que le slogan qui l’avaient mené à la victoire en 2016, "America first" (comprenez, "les Etats-Unis et leurs intérêts d’abord"). Car, à un an de la présidentielle de novembre 2020, le milliardaire est en campagne pour sa réélection. Une route qui pourrait être plus sinueuse que prévue. Selon des économistes, la menace d’une récession plane sur l’économie américaine.

Au G7, Donald Trump va-t-il chahuter Emmanuel Macron ? Alors que son mandat touche presque à sa fin, quel est le bilan du président américain ? Qui pour incarner une opposition à Trump à la présidentielle de 2020 ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-8-23

AMAZONIE, SÉCHERESSE… PEUT-ON AGIR ? 23-08-2019

Invités :-

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FREDERIC DENHEZ-

Journaliste spécialiste des questions environnementales-

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ANNE-LAURE BARRAL-

Journaliste environnement à « france info »

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AZIZA AKHMOUCH-

Responsable du programme de l'OCDE sur la gouvernance de l'eau-

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BENOIT HARTMANN-

Ancien porte-parole de « France nature environnement » - géographe spécialiste des questions environnementales-

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Tempêtes, incendies, sécheresses, inondations… Les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et les alertes d’ONG, de scientifiques ainsi que de la communauté internationale se multiplient. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Ce jeudi 22 août, Jair Bolsonaro, président brésilien d’extrême-droite et climato-sceptique, a accusé Emmanuel Macron d’avoir une "mentalité colonialiste". En cause, un rendez-vous donné par le président français aux membres du G7 pour "parler de l’urgence" en Amazonie. Car depuis plusieurs semaines, la forêt amazonienne, temple de la biodiversité abritant des millions d’espèces animales et des milliards d’arbres, est en proie aux flammes. "Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu", a tweeté Emmanuel Macron. Mais d’après Jair Bolsonaro, son homologue français "instrumentalise une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens" avec un "ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème".

Le président du Brésil essuie des critiques de toutes parts, y compris dans son propre pays. Car la principale cause de ces feux est la déforestation de la forêt amazonienne, qui augmenté de 83% depuis la prise de fonction de Jair Bolsonaro en janvier 2019, selon les données de l’Institut national de recherche spatiale brésilien. Depuis le début de l’année, ce sont près de 73 000 départs de feu qui ont été comptabilisés, contre un peu moins de 40 000 en 2018. Et alors que se tenait une réunion de crise à Brasilia hier soir, le président d’extrême-droite a lancé une nouvelle charge contre les défenseurs de l’environnement, qui ont appelé à des manifestations vendredi dans le monde. Par ailleurs, une pétition pour "stopper l’incendie" a récolté plus de deux millions de signatures.

Autre phénomène inquiétant : La pollution de l’eau. Dans un rapport publié mardi 20 août, la Banque mondiale s’alarme de la mauvaise qualité de l’eau, polluée par les nitrates, les métaux lourds et les microplastiques. Un phénomène généralisé à la plupart des pays du monde, riches comme pauvres. D’après l’institution financière internationale, outre les conséquences sur la santé, cette "crise invisible" peut coûter jusqu’à un tiers de la croissance économique dans les régions les plus touchées. Et, sur la carte mondiale de la qualité de l’eau, il apparaît que l’Europe, au même titre que la Chine ou le Moyen-Orient, est classée en zone rouge. Explication : Les pays riches ont déployé une agriculture intensive il y a plusieurs décennies et l’utilisation massive d’engrais azotés a entraîné un excès de nitrates dans l’eau.

Parallèlement, en France, en cette fin août, 85 départements sont désormais concernés par des mesures de restriction d'eau à cause de la sécheresse, peut-on lire sur le site gouvernemental Propluvia. En tout, pas moins de 186 arrêtés ont été pris dans le pays pour inciter ou obliger les professionnels et particuliers à économiser l'eau. C’est notamment le cas dans le Gard, où 100 communes ont été placées en "crise" hydrologique. Seuls les usages prioritaires de l’eau sont désormais autorisés.

La forêt amazonienne est-elle en train d’atteindre un point de non-retour ? Quelles solutions existent pour rendre l'eau potable ? Comment agriculteurs et viticulteurs s’adaptent face aux restrictions ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-8-22

BREXIT : MACRON PEUT-IL CÉDER ? 22-08-2019

Invités :-

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Philippe DESSERTINE-

DIRECTEUR DE L’INSTITUT DE HAUTE FINANCE -

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Marion VAN RENTERGHEM-

GRAND REPORTER – AUTEURE DE « MON EUROPE : JE T’AIME, MOI NON PLUS »-

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Patrick MARTIN-GENIER-

ENSEIGNANT EN DROIT PUBLIC, SPECIALISTE DES AFFAIRES EUROPEENNES-

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Christian ROUDAUT-

JOURNALISTE, ANCIEN CORRESPONDANT POUR « RADIO FRANCE » A LONDRES-

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Un déjeuner à l’Elysée avec en guise de menu des discussions autour du Brexit. Ce jeudi 22 août, Emmanuel Macron et Boris Johnson se rencontrent pour la première fois depuis que ce dernier a été élu Premier ministre de la Grande-Bretagne. Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la tournée internationale du nouvel occupant du 10 Downing Street. Car hier, c’est à Berlin que se trouvait "BoJo" pour rencontrer Angela Merkel. A l’issue de cette entrevue, la chancelière allemande a considéré qu’il était encore possible de trouver un accord avec Londres dans les "trente prochains jours". L’objectif étant d’éviter un divorce non négocié entre le Royaume-Uni et l’Union européenne le 31 octobre prochain. Le Premier ministre britannique, lui, a insisté sur le fait qu’en l’état son pays ne pourrait pas accepter les termes du Brexit, réclamant notamment la suppression du controversé "filet de sécurité" entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande qui rend le Royaume-Uni "prisonnier" du cadre juridique de l’UE.

Fin de non-recevoir pour Emmanuel Macron qui, pour l'instant, adopte un ton nettement plus ferme qu’Angela Merkel. La veille de son déjeuner avec Boris Johnson, le président français a réaffirmé sa ligne, qui est similaire avec celle de l’UE : l’accord ne sera pas renégocié. "J’attends des clarifications" de la part de Boris Johnson, a indiqué le chef de l’Etat, précisant qu’il souhaitait que les discussions avec Londres soient "les plus amicales et confraternelles" possibles. Pour Emmanuel Macron, un "Brexit dur", c’est-à-dire sans accord, incomberait essentiellement à la "responsabilité du gouvernement britannique".

Car un "Brexit dur", c’est justement la menace que brandit Boris Johnson depuis plusieurs semaines alors que l’horloge tourne et que l’échéance du 31 octobre arrive à grands pas. Sa stratégie est aux antipodes de celle de Theresa May. Il veut montrer qu'il ne lâchera rien pour tenter de faire reculer l'UE. Et pour l’aider dans sa tâche, Boris Johnson pourra compter sur son nouveau conseiller : Dominic Cummings. Ce dernier s’est fait connaître pour ses méthodes controversées alors qu’il dirigeait la campagne "Vote Leave" lors du référendum de juin 2016. L’eurosceptique convaincu avait fait appel à Cambridge Analytica, société d’analyse de données, également utilisée par Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2016, pour sa publicité politique ciblée. C’est aussi Dominic Cummings qui est derrière la fake news la plus emblématique de cette campagne, à savoir que le Royaume-Uni économiserait 350 millions de livres par semaine en quittant l’UE et, pourrait ainsi affecter cette somme à la Sécurité sociale. Un chiffre faux, mais médiatisé par Boris Johnson, entre autres, et imprimé en gros caractère sur un autocar rouge qui a sillonné le pays. C’est ce qui a peut-être fait basculer le scrutin.

Le marathon diplomatique du chef du gouvernement britannique se terminera à Biarritz, en France, par la première participation du dirigeant conservateur à un sommet du G7, marquée en particulier par un entretien avec le président américain, Donald Trump, fervent partisan d’un Brexit sans concession. Côté Européens, la priorité tient, d’une part, au fait de préserver "l’intégrité du marché" intérieur, d’autre part, de maintenir la stabilité de l’Irlande.

Quelle est la stratégie de Boris Johnson ? Quelles seront les conséquences d’un Brexit dur ? Pourquoi le sujet du "backstop" (ou "filet de sécurité") irlandais électrise-t-il tant les débats ?-

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2019-8-21

MACRON : LES RÉFORMES, ÇA CONTINUE ? 21-08-2019

Invités :-

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Yves THRÉARD-

Directeur adjoint de la rédaction du « Figaro »-

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Raphaëlle BACQUÉ-

Grand reporter au « Monde »-

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Brice TEINTURIER-

Directeur Général Délégué de l’institut de sondages IPSOS-

Auteur de « Plus rien à faire plus rien à foutre »-

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Nicolas BOUZOU-

Economiste, auteur de «Sagesse et folie du monde qui vient »-

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Après trois semaines de congés à Brégançon (Var), Emmanuel Macron a amorcé une rentrée chargée sur les fronts politique et diplomatique. Si à la fin du mois, le chef de l’Etat accueillera, à Biarritz, les plus grands dirigeants du monde dans le cadre du G7, ce mercredi 21 août a été marqué par le retour aux affaires de l’exécutif en termes de politique nationale avec le Conseil des ministres de la rentrée. Emmanuel Macron "a incité [les ministres] à avoir beaucoup de détermination et à mener les réformes", a déclaré Sibeth Ndiaye la porte-parole du gouvernement à l'issue de la réunion. 

L’un des principaux chantiers du gouvernement est, sans doute, la réforme des retraites. Présentée en juillet dernier, elle prévoit notamment d’abandonner les 42 régimes spéciaux au profit d’un seul et unique régime basé sur un système à points. Cette réforme envisage aussi la mise en place d’un âge pivot de 64 ans pour pouvoir partir à la retraite avec une pension à taux plein. Conscient des colères et des inquiétudes, le gouvernement a annoncé une nouvelle phase de concertation avec les partenaires sociaux. Ces derniers seront reçus par le Premier ministre Edouard Philippe les 5 et 6 septembre prochains. Mais plusieurs syndicats – FO et CGT en tête – appellent d’ores et déjà à descendre dans la rue les 21 et 24 septembre.

Le président de la République devra également composé avec un mécontentement grandissant dans plusieurs corps de métiers, notamment les agriculteurs et le monde médical. Les premiers continuent de se mobiliser contre le CETA estimant que ce traité de libre-échange entre l’UE et le Canada, approuvé le 23 juillet par l’Assemblée nationale, leur fera une concurrence déloyale et mènera à une baisse de la qualité des produits sur le marché français. Une grogne qui s’est manifestée cet été à travers la dégradation de plusieurs permanences de députés LREM par des agriculteurs, des défenseurs de l’environnement ou des Gilets Jaunes. Du côté de l’hôpital, ce sont près de 220 services d’urgence qui étaient encore en grève ce mercredi. Depuis la mi-mars, un mouvement social a été initié par le collectif Inter-Urgences pour réclamer plus de moyens, des embauches ainsi qu’une revalorisation des salaires. 

Autre dossier sensible pour la majorité : Le projet de loi sur la bioéthique. Porté par les ministres de la Santé, de la Justice et de la Recherche, il sera examiné fin septembre par les députés. La mesure phare de ce projet de loi, à savoir l’ouverture et le remboursement de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes ainsi qu’aux femmes célibataires, est vivement critiquée du côté de la droite conservatrice, ainsi que par plusieurs collectifs tels que La Manif pour tous. Cette dernière appelle à manifester le 6 octobre à Paris.

A sept mois des municipales, Emmanuel Macron le sait, ces réformes seront particulièrement surveillées. En attendant, le chef de l’Etat arbitre les investitures de sa formation dans les principales villes et gère les frictions comme à Paris, Bordeaux ou Rennes.- 

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-8-20

BIARRITZ : UN G7 À HAUTS RISQUES ? 20-08-2019

Invités :-

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Bruno JEUDY

Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »

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Jean-Dominique MERCHET-

Editorialiste à « L’Opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie-

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Bruno TERTRAIS-

Directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique-

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Sara DANIEL-

Grand reporter à « L’Obs »-

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Pression maximale. A Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), des mesures de sécurité drastiques ont été mises en place alors que la station balnéaire de la côte basque s’apprête à accueillir les dirigeants des sept pays les plus riches de la planète, leurs délégations ainsi que la presse internationale dans le cadre du sommet du G7 (24 au 26 août).

Face à cet afflux et aux menaces potentielles, près de 10 000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés pour assurer la sécurité de l’événement. Des unités spécialisées et l’armée ne manqueront pas de compléter les rangs des policiers et gendarmes. Des patrouilles seront effectuées dans un centre-ville totalement sanctuarisé. Car, à Biarritz, deux zones de circulation ont été définies et ne seront accessibles, à partir du 23 août, que par des points d’entrées contrôlés par la police, sur présentation d’un badge nominatif et d’une pièce d’identité. Dans la zone dite "rouge" (ou "de protection renforcée"), qui borde les sites où auront lieu les rencontres officielles, la circulation ne sera ouverte qu’aux piétons. Quant à la zone "bleue", moins restrictive, les véhicules équipés d’un macaron seront autorisés à circuler et à stationner. Par ailleurs, l’aéroport de Biarritz sera exclusivement réservé aux délégations officielles, tandis que les gares de Biarritz, Bayonne, Guéthary et Hendaye Les Deux-Jumeaux fermeront leurs portes dès vendredi.

Cette multiplication des mesures de sécurité a fait monter les inquiétudes chez de nombreux habitants et commerçants de la ville. Ces derniers estiment notamment que le bouclage de certains quartiers risque de pénaliser l’économie locale et que cela va directement se répercuter sur le chiffre d’affaires. Michel Veunac, maire MoDem de Biarritz, a lui réfuté l’emploi des termes "état de siège", "camp retranché" et "bunker", parfois utilisés ces derniers jours pour qualifier la ville. Sur Europe 1, l’édile reconnait tout de même que Biarritz "sera très protégée pour que le sommet se déroule dans les meilleures conditions". Et d’insister : "Il est naturel que des événements de cette importance puissent être tout à fait sécurisés".

A noter que le dispositif sécuritaire ne se limitera pas à Biarritz. Il prendra position tout le long de la côte basque, jusqu’à la frontière espagnole, où se tiendront des contre-sommets, avec au programme débats et ateliers sur les thèmes des migrations et de la justice climatique, entre autres. Au premier jour du G7, par exemple, une grande manifestation est annoncée à Hendaye, où 12 000 personnes sont attendues. Cet accent sécuritaire est annoncé par le gouvernement depuis plusieurs mois. "C’est tout le Pays basque qui doit être sécurisé, et même toute la France", avait ainsi déclaré le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, lors de repérages en juillet. Deux mois plus tôt, Emmanuel Macron avait souligné que la sécurité serait "un enjeu majeur pour la réussite" du G7.

Dernier événement en date : Selon BFMTV, ce mardi 20 août, quatre hommes et une femme ont été interpellés dans différentes régions de France. Repérés sur les réseaux sociaux, ils projetaient de "cramer l’hôtel" où logent des forces de l’ordre durant le G7. Tous sont connus des services de renseignement pour appartenir à la mouvance anarcho-autonome.

Malgré ce dispositif renforcé, des débordements sont-ils à craindre ? Quels sont les enjeux de ce sommet ? Bien qu’absent du G7, Vladimir Poutine peut-il peser sur les discussions ?-

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2019-8-19

HONGKONG : TRUMP AGITE LE SPECTRE «TIANANMEN» 19-08-2019

Invités :-

 

FRANCOIS CLEMENCEAU -

REDACTEUR EN CHEF AU « JDD » EN CHARGE DE L’ACTUALITE INTERNATIONALE-

 

ANTOINE BONDAZ-

CHERCHEUR A LA FONDATION POUR LA RECHERCHE STATREGIQUE, SPECIALISTE DE LA CHINE-


ARMELLE CHARRIER-

EDITORIALISTE EN POLITIQUE INTERNATIONALE A « France 24 »-

 

FRANCOIS BOUGON-

JOURNALISTE AU « MONDE » - AUTEUR DE « LA CHINE SOUS CONTROLE, TIANANMEN 1989-2019 »-

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La contestation ne faiblit pas à Hong Kong. Depuis plus de deux mois, cette ancienne colonie britannique et Région administrative spéciale de la République populaire de Chine, est agitée par d’immenses manifestations. Et ce dimanche 18 août n’a pas dérogé à la règle. Malgré une pluie torrentielle, quelque 1,7 million de personnes (sur une population totale de 7,4 millions) ont afflué dans et autour du parc Victoria, d’après les organisateurs de la manifestation pro-démocratie. Un chiffre contesté par la police qui dénombre, de son côté, 128 000 manifestants.

A l’origine de la grogne populaire, un projet de loi qui faciliterait les extraditions vers la Chine. Concrètement, ce texte prévoit que quiconque, de manière directe ou indirecte, lié à une activité jugée criminelle par Pékin (ce qui peut inclure des ONG, des travailleurs sociaux, des journalistes, etc) résidant ou étant de passage à Hong Kong, pourra être arrêté, extradé et jugé en Chine continentale. Mais désormais, les manifestants remettent également ouvertement en cause l’influence globale de Pékin à Hong Kong et dénoncent un recul de leurs libertés. Ils réclament l’instauration d’une véritable démocratie et la démission de Carrie Lam, la dirigeante de Hong Kong pro-Pékin. En face, les autorités hongkongaises ne cèdent pas et la répression est de plus en plus violente.

Bien qu’interdite, la manifestation du 18 août s’est déroulée sans heurts. Ce qui contraste avec les vives tensions et affrontements de ces dernières semaines entre d’un côté des manifestants aux méthodes plus extrêmes – qui s’appellent entre eux les « frontliners », car ils sont toujours en première ligne lors des rassemblements – et de l’autre des forces de l’ordre qui n’hésitent pas à lancer des grenades lacrymogènes en tirs tendus dans des espaces clos. « Il s’agit de jeunes [manifestants] prêts à en découdre, qui ont clairement expliqué que le pacifisme, cela ne fonctionne plus. C’est une nouveauté », explique Philippe Le Corre, chercheur et spécialiste de la Chine et de Hong Kong, sur franceinfo. Et d’ajouter : « Des moyens plus radicaux sont pour eux, la seule façon de médiatiser, d’internationaliser leur mouvement ».

De l’autre côté de la frontière, la Chine a d’abord fait l’autruche avant de durcir le ton ces derniers jours qualifiant les violences contre les policiers de « crimes graves » et de « premiers signes de terrorisme ». Début août, l’armée chinoise avait diffusé une vidéo montrant un exercice de ses soldats occupés à réprimer une émeute. Puis, quelques jours plus tard, plusieurs médias ont repris des images officielles de véhicules militaires chinois en entraînement à Shenzen, aux portes de Hong Kong, laissant planer le spectre d’une intervention. Des signes qui montrent que le gouvernement central prend ce conflit au sérieux. 

Et qu’en dit la communauté internationale ? Pour l’instant, les réactions sont timides voire inexistantes. En France, une vingtaine de députés LREM ont signé une lettre ouverte dénonçant le « silence assourdissant » des responsables politiques français avant que le ministre des Affaires étrangères appellent, mercredi 14 août, « toutes les parties à renouer le fil du dialogue », assurant que « cette situation fait l’objet d’un suivi très attentif de la part de la France ». De son côté, Donald Trump, en plein bras de fer commercial avec la Chine, a lancé un avertissement à Pékin ce dimanche, affirmant qu’une répression violente des manifestants de Hong Kong nuirait aux discussions sur un accord commercial sino-américain. « Je pense qu’il serait très difficile de conclure un accord s’ils font usage de la violence, (…) si c’est une autre place Tiananmen », a déclaré le président américain devant des journalistes.

Faut-il craindre une escalade de la violence ? Pourquoi Hong Kong revêt une importance stratégique pour la Chine ? Quelles sont les conséquences économiques de ce mouvement de contestation ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-8-17

NOTRE-DAME TOUJOURS EN PÉRIL ? 17-08-2019

Invités :-

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Maryvonne DE SAINT PULGENT-

Ancienne directrice du Patrimoine au ministère la culture-

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Jean-Sébastien PETITDEMANGE-

Chroniqueur sur RTL et France 5-

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Pascal ASSELIN-

Economiste de la construction, Président de l’Untec (Union nationale des économistes de la construction)-

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Bénédicte LUTAUD-

Journaliste au Figaro, spécialiste des religions-

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Dans quel état se trouve la cathédrale Notre-Dame de Paris, quatre mois après le drame ? Le 15 avril dernier, le célèbre édifice était victime d’un terrible incendie qui a instantanément soulevé une vague de solidarité. Et elle s’était traduite par près de 850 millions d’euros de promesses de dons dans les trois jours qui ont suivis afin de reconstruire la cathédrale.

Seulement une centaine de millions d’euros auraient été versés depuis, provenant principalement de particuliers. Les dons effectués par les fondations d’entreprises dépendront de l’avancée des travaux alors que certaines collectivités locales se sont déjà rétractées quand elles ont vu l’ampleur des promesses de dons.

Le chantier de rénovation a été interrompu à plusieurs reprises au cours de l’été à cause d’une trop forte présence de plomb. Au total, près de 400 tonnes de plomb, notamment présent dans la toiture et dans la flèche sont parties en fumée le 15 avril dernier et sont retombées sous forme de poussières dans tout le quartier et des deux côtés de la Seine, sur un périmètre encore indéterminé.

Le chantier, arrêté depuis le 23 juillet, devrait reprendre ce lundi 19 août si la garantie est « apportée qu'il répond intégralement aux prescriptions de l'Inspection du travail», a indiqué hier le préfet de la région d'Ile-de-France dans un communiqué. Les travaux de dépollution autour de Notre-Dame doivent théoriquement s’achever le 23 août.

Notre-Dame n’est pas le seul monument français en danger et beaucoup d’édifices aimeraient bénéficier du même élan de solidarité. A Bougival, dans les Yvelines, la Villa Viardot a été retenue pour bénéficier des recettes du loto du patrimoine en 2018. Seulement, le chèque de 500.00 euros versé par la Française des jeux ne permettra d’effectuer que les travaux les plus urgents. Un nouvel appel au don a donc été lancé afin que la rénovation complète soit achevée en juillet 2021, pour les 200 ans de la naissance de la cantatrice Pauline Viardot, qui a donné son nom à la Villa.

Outre les dons financiers, les sites touristiques en danger font également appel à une autre forme de solidarité : le bénévolat. Le Château de Coucy, dans l’Aisne, a fait appel à 20 jeunes de 16 à 30 ans, provenant de plusieurs pays d’Europe, pour un chantier bénévole dont l’objectif est de rénover un escalier extérieur du château.

Où en est le chantier de Notre-Dame de Paris quatre mois après le drame ? L’objectif des cinq ans annoncé par Emmanuel Macron sera-t-il respecté ? Comment faire en sorte que les autres monuments en péril profitent eux-aussi de la générosité des Français ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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