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C dans l'air

Le magazine d’actualité qui donne la parole aux experts et aux téléspectateurs chaque soir du lundi au samedi sur France 5 et en direct.

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprend... En savoir plus
Dernier Épisode
2019-10-15

SYRIE / TURQUIE : LA MENACE DU RETOUR DE DAECH 15-10-2019

Invités :-

David RIGOULET-ROZE-

Chercheur à l’Institut français d’analyses et de recherches stratégiques (IFAS)-

Jean-Dominique MERCHET-

Editorialiste à « L’Opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie-

Hala KODMANI -

Journaliste à « Libération »-

Edith BOUVIER-

Journaliste au Parisien et auteur de « Parfum de djihad »--

Huit jours après avoir donné un quasi feu vert au président Erdogan pour déclencher son opération contre les Kurdes, Donald Trump appelle la Turquie à mettre fin à son offensive militaire en Syrie et a annoncé, hier, une série de sanctions économiques. Le locataire de la Maison Blanche promet de signer "bientôt" un décret autorisant des sanctions contre trois ministres turcs et qu'il augmenterait les tarifs douaniers sur l'acier. Le président américain s'est également dit prêt à "détruire l'économie turque si les dirigeants turcs poursuivent dans cette voie dangereuse et destructrice". "Les Etats-Unis veulent que la Turquie mette fin à l'invasion, mette en œuvre un cessez-le-feu immédiat et commence à négocier avec les forces kurdes en Syrie", a indiqué par ailleurs le vice-président américain Mike Pence qui doit se rendre prochainement en Turquie pour tenter de résoudre la crise.

Mais est-ce un début de revirement ou une simple pression pour la forme ? Cela aura-t-il un effet sur le terrain ? Lancée le 9 octobre après le retrait des soldats américains présents dans la zone, l’opération turque contre les Kurdes en Syrie a ouvert un nouveau front dans le conflit qui a fait depuis 2011 plus de 370.000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes. Lors d’un échange téléphonique avec son homologue turc, Donald Trump s’est montré "très ferme", a affirmé Mike Pence, qui a assuré que le dirigeant turc s’était engagé à ce qu’il n’y ait "aucune attaque" contre la ville de Kobané. Le chef du Pentagone Mark Esper a de son côté déclaré que l’offensive militaire turque avait entraîné la libération de nombreux détenus "dangereux" de Daech. Washington demandera à l'Otan de prendre des "mesures" contre Ankara, coupable d'avoir "sapé" la mission internationale anti-Etat islamique dans le pays, a-t-il précisé.

Les autorités kurdes en Syrie avaient annoncé dimanche la fuite de près de 800 proches de djihadistes du groupe EI d’un camp de déplacés, le camp d’Aïn Issa qui se trouve à environ 30 kilomètres au sud de la frontière turque, ayant profité selon elles du chaos sécuritaire créé par l’offensive militaire. Cinq djihadistes de l’EI se seraient également échappés vendredi d’une prison après des raids aériens turcs. Une perspective qui inquiète de nombreux pays, et notamment la France. "Évidemment que nous sommes inquiets par rapport à ce qui pourrait se passer", a ainsi déclaré dimanche soir la porte-parole du gouvernement sur France 3. " Je ne sais pas, aujourd’hui, qui sont exactement les personnalités qui se sont enfuies du camp, c’était depuis le début de cette intervention armée une préoccupation pour la France", a-t-elle insisté, en mentionnant les "djihadistes français dont nous avons toujours considéré qu’ils devaient être jugés sur place".

 Jusqu’à présent 12 000 combattants de l’EI, des Syriens, des Irakiens mais aussi 2 500 à 3 000 étrangers originaires de 54 pays, seraient détenus dans les prisons sous contrôle des Kurdes. Les camps de déplacés accueilleraient aussi près de 12 000 étrangers, 8 000 enfants et 4 000 femmes. Mais alors que de violents combats font rage sur le terrain, entraînant plus de 150 morts et l’exode de plus de 130 000 personnes, la situation apparaît de plus en plus chaotique.

 Alors que se passe-t-il sur place ? Combien de djihadistes ont–ils été relâchés à la faveur de l’attaque contre les Kurdes ? Dans ce contexte explosif, quelles sont les marges de manœuvre de la communauté internationale ? Pourquoi ce changement de ton de Donald Trump ? Enfin, la Russie est-elle le seul vrai arbitre du conflit ?--

Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin et Nicolas Ferraro-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

Retrouvez C dans l'air sur France.tv-

2019-10-15

SYRIE / TURQUIE : LA MENACE DU RETOUR DE DAECH 15-10-2019

Invités :-

David RIGOULET-ROZE-

Chercheur à l’Institut français d’analyses et de recherches stratégiques (IFAS)-

Jean-Dominique MERCHET-

Editorialiste à « L’Opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie-

Hala KODMANI -

Journaliste à « Libération »-

Edith BOUVIER-

Journaliste au Parisien et auteur de « Parfum de djihad »--

Huit jours après avoir donné un quasi feu vert au président Erdogan pour déclencher son opération contre les Kurdes, Donald Trump appelle la Turquie à mettre fin à son offensive militaire en Syrie et a annoncé, hier, une série de sanctions économiques. Le locataire de la Maison Blanche promet de signer "bientôt" un décret autorisant des sanctions contre trois ministres turcs et qu'il augmenterait les tarifs douaniers sur l'acier. Le président américain s'est également dit prêt à "détruire l'économie turque si les dirigeants turcs poursuivent dans cette voie dangereuse et destructrice". "Les Etats-Unis veulent que la Turquie mette fin à l'invasion, mette en œuvre un cessez-le-feu immédiat et commence à négocier avec les forces kurdes en Syrie", a indiqué par ailleurs le vice-président américain Mike Pence qui doit se rendre prochainement en Turquie pour tenter de résoudre la crise.

Mais est-ce un début de revirement ou une simple pression pour la forme ? Cela aura-t-il un effet sur le terrain ? Lancée le 9 octobre après le retrait des soldats américains présents dans la zone, l’opération turque contre les Kurdes en Syrie a ouvert un nouveau front dans le conflit qui a fait depuis 2011 plus de 370.000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes. Lors d’un échange téléphonique avec son homologue turc, Donald Trump s’est montré "très ferme", a affirmé Mike Pence, qui a assuré que le dirigeant turc s’était engagé à ce qu’il n’y ait "aucune attaque" contre la ville de Kobané. Le chef du Pentagone Mark Esper a de son côté déclaré que l’offensive militaire turque avait entraîné la libération de nombreux détenus "dangereux" de Daech. Washington demandera à l'Otan de prendre des "mesures" contre Ankara, coupable d'avoir "sapé" la mission internationale anti-Etat islamique dans le pays, a-t-il précisé.

Les autorités kurdes en Syrie avaient annoncé dimanche la fuite de près de 800 proches de djihadistes du groupe EI d’un camp de déplacés, le camp d’Aïn Issa qui se trouve à environ 30 kilomètres au sud de la frontière turque, ayant profité selon elles du chaos sécuritaire créé par l’offensive militaire. Cinq djihadistes de l’EI se seraient également échappés vendredi d’une prison après des raids aériens turcs. Une perspective qui inquiète de nombreux pays, et notamment la France. "Évidemment que nous sommes inquiets par rapport à ce qui pourrait se passer", a ainsi déclaré dimanche soir la porte-parole du gouvernement sur France 3. " Je ne sais pas, aujourd’hui, qui sont exactement les personnalités qui se sont enfuies du camp, c’était depuis le début de cette intervention armée une préoccupation pour la France", a-t-elle insisté, en mentionnant les "djihadistes français dont nous avons toujours considéré qu’ils devaient être jugés sur place".

 Jusqu’à présent 12 000 combattants de l’EI, des Syriens, des Irakiens mais aussi 2 500 à 3 000 étrangers originaires de 54 pays, seraient détenus dans les prisons sous contrôle des Kurdes. Les camps de déplacés accueilleraient aussi près de 12 000 étrangers, 8 000 enfants et 4 000 femmes. Mais alors que de violents combats font rage sur le terrain, entraînant plus de 150 morts et l’exode de plus de 130 000 personnes, la situation apparaît de plus en plus chaotique.

 Alors que se passe-t-il sur place ? Combien de djihadistes ont–ils été relâchés à la faveur de l’attaque contre les Kurdes ? Dans ce contexte explosif, quelles sont les marges de manœuvre de la communauté internationale ? Pourquoi ce changement de ton de Donald Trump ? Enfin, la Russie est-elle le seul vrai arbitre du conflit ?--

Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin et Nicolas Ferraro-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-10-14

SYRIE / TURQUIE : L'EMBRASEMENT 14-10-2019

Invités :-

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Pierre SERVENT-

Expert en stratégie militaire-

Auteur de « 50 nuances de guerre »-

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Wassim NASR-

Journaliste à « France 24 », spécialiste des réseaux djihadistes-

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Ariane BONZON-

Journaliste pour « Slate.fr »-

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Philippe DESSERTINE-

Directeur de l’Institut de Haute Finance-

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Un accord a été conclu dimanche soir entre les Kurdes de Syrie et le régime de Bachar al-Assad concernant l’envoi de troupes dans le nord du pays pour «affronter l’agression turque », selon les mots du régime. Les Kurdes, qui ont été lâchés par les Etats-Unis, ont donc fait appel au régime, avec qui les rapports sont pourtant tendus, pour les aider à se défendre face à l’avancée rapide des troupes turques et de leurs alliés.

La Turquie a lancé son offensive contre les Kurdes il y a six jours avec comme objectif d’installer une « zone de sécurité » de 32km après la frontière turque pour la séparer des territoires contrôlés par les Unités de protection du peuple (YPG), une milice qualifiée de « terroriste » par le régime turc. Cette zone serait également susceptible d’accueillir une partie des 3,6 millions de Syriens actuellement réfugiés en Turquie suite au conflit qui ravage la Syrie depuis 2011.

A la suite d’un conseil de défense organisé dimanche soir, l’Elysée a déclaré condamner « dans les termes les plus fermes » l’offensive lancée mercredi dernier par la Turquie et souhaite faire le maximum pour obtenir l’arrêt de l’offensive le plus rapidement possible. La France va prendre également des mesures pour protéger ses ressortissants, civils comme militaires, présents dans le Nord-est de la Syrie.

A l’instar de la France, une bonne partie de la communauté internationale condamne cette attaque turque contre les Kurdes. « Ceux qui pensent pouvoir nous contraindre à reculer avec ces menaces se trompent » a riposté le président turc Recep Tayyip Erdogan, visant notamment la France et l’Allemagne.

Y a-t-il un risque d’embrasement dans toute la zone ? Quelle est la situation aujourd’hui sur le terrain ? Faut-il craindre une résurgence de Daech ? Bachar El Assad revient-il au centre du jeu ? Vladimir Poutine est-il le grand gagnant de l’histoire ?-

-Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin et Nicolas Ferraro-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-10-12

DUPONT DE LIGONES : LE MYSTÈRE RESTE ENTIER 12-10-2019

C DANS L'AIR DU 12 OCTOBRE : DUPONT DE LIGONNÈS : L’AFFAIRE QUI FASCINE LA FRANCE


Le verdict est tombé en tout début d’après-midi : l’ADN du suspect arrêté hier soir à l’Aéroport de Glasgow, en Ecosse, ne correspond pas à celui de Xavier Dupont de Ligonnès. Suite à un signalement anonyme, la police écossaise pensait hier soir avoir mis la main sur le fugitif, suspecté d’avoir assassiné sa famille huit ans plus tôt. Les autorités avaient même annoncé que les empreintes digitales de l’homme interpellé correspondaient à celle de Dupont de Ligonnès. Dès samedi matin, l’emballement avait été tempéré lorsque l’on avait découvert que les empreintes ne correspondaient que très partiellement et que l’homme arrêté ne ressemblait pas du tout au fugitif.

Ce samedi 12 octobre ne marquera donc pas le dénouement d’une affaire qui fascine la France depuis huit ans. Le 21 avril 2011, les policiers nantais découvrent le corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants enterrés sous la terrasse de la maison familiale. Les cinq victimes ont toute été abattues de deux balles de 22 long rifle dans la tête à une date estimé entre le 3 et le 5 avril 2011.

Xavier Dupont de Ligonnès est pour sa part introuvable et très rapidement suspecté d’être à l’origine de ces meurtres. Sauf qu’au jour de la découverte des corps, le suspect est déjà loin. Il a quitté Nantes au volant de sa voiture et après avoir fait plusieurs arrêts, on retrouve sa trace dans une petite ville du Var, Roquebrune-sur-Argens. Il laisse sa voiture sur le parking d’un hôtel Formule 1 et c’est une image captée par la caméra de cet hôtel qui sera la dernière image de Xavier Dupont de Ligonnès. Elle date du 15 avril 2011.

Depuis, Xavier Dupont de Ligonnès est devenu le fugitif le plus célèbre de France. Des centaines de signalements ont depuis été reçus par la police, qui étudie chaque piste sérieuse. Sans succès jusqu’à aujourd’hui. L’affaire Dupont de Ligonnès reste donc encore officiellement non élucidée, au même titre que d’autres célèbres affaires comme celle du Petit Grégory, d’Omar Raddad ou encore celle de la famille Godard, disparue en 1999, et qui fait penser à celle de la famille Dupont de Ligonnès avec un père considéré comme le principal suspect.

Retrouvera-t-on, un jour, la trace de Xavier Dupont de Ligonnès ? Pourquoi cette affaire fascine-t-elle autant les Français ? Peut-on parler d’un emballement médiatique suite à l’interpellation d’un homme à Glasgow hier soir ?




Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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2019-10-11

DESTITUTION : TRUMP EN FURIE ! 11-10-2019

Invités-

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Corentin SELLIN-

Historien, spécialiste des États-Unis-

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Anne TOULOUSE-

Journaliste franco-américaine-

Auteure de « Dans la tête de Donald Trump »-

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Laurence NARDON-

Chercheure, responsable du programme « Amérique du Nord » de l'IFRI (Institut Français des Relations Internationales)-

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Eric CHOL-

Directeur de la rédaction de l’Express-

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Attaqué de toute part, Donald Trump tweete, s’agace, accuse, prend des décisions internationales aux conséquences lourdes et choisit l’affrontement maximal avec les démocrates. Jeudi, pour la première fois depuis le lancement de la procédure de mise en accusation (impeachment) par la Chambre des représentants, le locataire de la Maison Blanche a retrouvé ses partisans dans le Minnesota. Face à une foule de casquettes rouges et de tee-shirts frappés du slogan "Les policiers avec Trump", le président américain, déchaîné, a laissé libre cours à son animosité, comme pour desserrer l’étreinte de l’enquête qui le vise dans l’affaire Ukrainienne.

Le milliardaire a ainsi multiplié les attaques personnelles et les insultes contre ses adversaires, à commencer par l'ancien vice-président Joe Biden, bien placé pour être le candidat démocrate lors de la présidentielle de novembre 2020, et qu’il a qualifié de "mauvais sénateur" et de "lèche-cul" de Barack Obama. Il s’en est aussi pris aux élus qui mènent l'enquête "partisane et anticonstitutionnelle", selon les termes de la Maison Blanche, qui refuse toujours de mettre à disposition du Congrès témoins ou documents, au risque d’ouvrir une crise institutionnelle.

Dans une ambiance électrique, Donald Trump a également ciblé avec une virulence inégalée la presse, pourtant régulièrement prise à partie lors de ses réunions publiques, mais aussi les sondeurs, qualifiés de "tordus". Conscient que le devenir d'une procédure de destitution se joue sur la perception qu'en a l'opinion publique plus que dans des batailles procédurales, le président a sans doute été piqué au vif par le dernier sondage Fox New, la chaîne conservatrice considérée comme “le pare-feu de Trump”. Selon cette enquête rendue public mercredi soir, 51 % des Américains seraient favorables à sa destitution, soit un bond de neuf points par rapport à juillet.

Cela sera-t-il suffisant pour que les sénateurs républicains lâchent Donald Trump en pleine campagne ? Si la Chambre des représentants, aux mains de l’opposition, vote la mise en accusation (impeachment) du président des États-Unis, il reviendra ensuite au Sénat, à majorité républicaine, de le juger. Pour l’heure, dans l’ensemble, les élus républicains font bloc derrière Donald Trump, mais plusieurs voix font désormais part de leur désapprobation. Et ce alors que chaque jour qui passe, la presse américaine se fait l’écho de nouvelles révélations encombrantes, renforçant les soupçons d’une utilisation de la puissance de la diplomatie américaine à des fins politiques personnelles. On vient ainsi d’apprendre que deux hommes d’affaires proches de l’avocat personnel du président américain, Rudy Giuliani, ont été arrêtés mercredi soir à l’aéroport international de Washington. Lev Parnas et Igor Fruman, des citoyens américains d’origine ukrainienne et biélorusse, avaient en poche un aller simple pour une destination à l’étranger. Soupçonnés d’avoir servi d’émissaires à Rudy Giuliani dans ses efforts pour convaincre l’Ukraine de livrer des informations compromettantes sur Joe Biden, ils ont été arrêtés dans une procédure distincte.

L’affrontement entre les démocrates et Donald Trump ne fait que commencer. Qui en sortira gagnant ? Les républicains peuvent-ils lâcher Trump ? Les Etats-Unis sont-ils au bord d’une crise institutionnelle ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin et Nicolas Ferraro-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-10-10

TRUMP LÂCHE LES KURDES...ERDOGAN ATTAQUE 10-10-2019

Invités :-

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Pierre SERVENT-

Expert en stratégie militaire - Auteur de « 50 nuances de guerre »-

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François CLEMENCEAU-

Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »

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Fatma KIZILBOGA-

Journaliste à France 24 – Ancienne correspondante à Istanbul-

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Dorothée SCHMID-

Chercheure à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Auteure de « La Turquie au Moyen-Orient »-

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Malgré les mises en garde et les appels à la retenue, l’offensive militaire de la Turquie contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie a été lancée hier. Après des raids aériens et un violent pilonnage à l’artillerie, l’opération nommée "source de paix" est entrée cette nuit dans sa phase terrestre, provoquant déjà au moins 15 morts, des dizaines de blessés et des milliers de civils en fuite. Cette offensive militaire vise clairement à repousser les milices kurdes, alliées des Occidentaux dans la lutte anti-djihadistes, qu’Ankara considère comme des terroristes, le plus loin possible des abords de sa frontière en créant une "zone de sécurité" qui pourrait s’étendre à terme sur plusieurs centaines de kilomètres. Aux yeux du président turc, cette zone tampon pourrait également permettre de réinstaller une grosse partie des 3,5 millions de réfugiés syriens dont la présence en Turquie est de plus en plus mal acceptée par la population turque.

Attendue et redoutée depuis la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de ce secteur frontalier, cette opération menée par l’armée turque et différentes milices islamistes locales, dont la branche syrienne d’Al-Qaïda, est condamnée depuis vingt-quatre heures par la communauté internationale. Aux Etats-Unis, deux sénateurs, un républicain et un démocrate, proposent des sanctions financières colossales contre la Turquie si elle ne retire pas ses troupes de Syrie, et accusent Donald Trump d’avoir honteusement abandonné les Kurdes. De son côté, le président américain, plus ambigu que jamais sur ses alliés dans la guerre contre Daech, justifie sa passivité en brandissant le fait que les Kurdes "ne nous ont pas aidés en Normandie" pendant la Seconde Guerre mondiale.

De Paris à Londres en passant par Bruxelles et Berlin, les Européens ont, eux, condamné fermement l’opération turque accusée de relancer la guerre en Syrie et de favoriser la résurgence de la menace djihadiste. Car que vont devenir les djihadistes - dont de nombreux Européens - détenus par les milices kurdes ? "Le monde entier doit s’inquiéter. On ne sait pas où ils iront. Le danger est là : une dissémination non contrôlée de ces personnes", a déclaré Nicole Belloubet, ministre de la Justice. "L’opération unilatérale de la Turquie en Syrie" qui "remet en cause les efforts sécuritaires et humanitaires de la coalition contre Daech et risque de porter atteinte à la sécurité des Européens(...) doit cesser" a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. A la demande de l’Europe, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir aujourd’hui.

En réponse aux critiques européennes, le président turc a promis "d'ouvrir les portes de l'Europe à des millions de réfugiés". "Je le dis encore une fois, si vous essayez de présenter notre opération comme une invasion, nous ouvrirons les portes et vous enverrons 3,6 millions de migrants", a ainsi déclaré Recep Tayyip Erdogan. Son porte-parole, Ibrahim Kalin, a également appelé les pays européens à "reprendre" leurs ressortissants ayant intégré l’EI et aujourd’hui détenus par les forces kurdes.

Alors quelle est la situation sur place ? Pourquoi la Turquie a-t-elle lancé cette offensive militaire contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie ? Quelles seront les conséquences de l’opération "source de paix" ? Faut-il craindre une "dissémination" des djihadistes détenus par les Kurdes ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin et Nicolas Ferraro-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-10-9

COMBATTRE "L’HYDRE ISLAMISTE"… MAIS COMMENT ? 09-10-2019

Invités :-

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Mathieu DELAHOUSSE -

Grand reporter à « L’Obs »-

Auteur « La chambre des coupables, la justice face aux djihadistes français »-

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Jérôme FOURQUET-

Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOP-

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Raphaëlle BACQUE-

Grand reporter au journal « Le Monde »-

Auteure de « La Communauté »-

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François PUPPONI-

Député du Val d’Oise et ancien maire de Sarcelles (95)-

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Près d’une semaine après la tuerie de la préfecture de police de Paris, les investigations se poursuivent. D’un côté, sur le parcours de Mickaël Harmon, un agent de la direction du renseignement habilité secret défense, qui a tué quatre de ses collègues jeudi dernier et dont la radicalisation avait échappé à sa hiérarchie. De l’autre, sur les "anomalies" au sein des services qui mettent la police et Christophe Castaner en difficulté. Des "dysfonctionnements graves" sur lesquels est revenu le ministre de l’Intérieur hier, lors de son audition à l’Assemblée nationale, évoquant notamment une faille au moment de son mariage, en 2014.

Mickaël Harpon, qui travaillait comme informaticien au sein de la direction des renseignements de la préfecture de police (DRPP) depuis 2003 et disposait d'une habilitation secret défense qui aurait dû être réexaminée à ce moment-là. "Quand on fait une habilitation (pour accéder au secret défense), on fait l'environnement, donc on fait la famille, donc on fait le conjoint. L'auteur s'est marié en 2014, et cela n'a pas déclenché de nouveau contrôle", a expliqué le ministre.

Christophe Castaner est également revenu sur le "signalement informel en juillet 2015", quelques mois après un commentaire de Mickaël Harpon sur l'attentat de Charlie Hebdo", qui aurait déclaré "c'est bien fait" à deux collègues. "Il semble, d'après les éléments dont me fait part la directrice du renseignement de la préfecture de police, que ce témoignage n'a pas été formalisé et n'est pas parvenu au bon niveau hiérarchique. (...) Si c'est le cas, c'est un dysfonctionnement sérieux, c'est une faille grave", a-t-il déploré, ajoutant : "L’information n’a pas franchi le pas qui permettait de déclencher ce qui aurait dû être déclenché. "

Le ministre a aussi évoqué le cas de l'imam fiché S qu'aurait pu croiser Mickaël Harpon en 2017 à la mosquée qu’il fréquentait à Gonesse. Celui-ci qui officiait auparavant à Sarcelles, avait fait l’objet, en 2015, d’une mesure d’obligation de quitter le territoire français, demandée par les services de renseignement, en raison notamment de ses prêches radicaux et de ses fréquentations, selon le député François Pupponi (ex-PS), ancien maire de la ville. Le locataire de la place Beauvau n’a rien confirmé, mais a précisé qu’il avait été "admis en France le 11 décembre 2014" et qu’en 2015, il avait fait " l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui n’a pas été exécutée, je ne sais pas pourquoi. Depuis, il a été décidé de lui accorder un titre valable parce qu'il a un enfant et parce qu'il est marié", a indiqué Christophe Castaner.

Interrogé plus généralement sur la question de la radicalisation au sein des forces de l'ordre, le premier flic de France a évoqué "une quarantaine d'individus radicalisés au sein de la police, et suivis par une cellule spécifique au sein de la DGPN". "Pour tous les cas où le risque de radicalisation a été caractérisé de façon suffisante, ces agents ont été écartés". "La moitié sont partis. Il reste 19 ou 20 cas qui sont suivis attentivement, sur lesquels les signaux sont des signaux faibles qui ne caractérisent aucune anomalie pénale mais font l'objet d'une attention particulière", a-t-il souligné.

Alors la radicalisation de Mickaël Harpon, l’auteur de la tuerie à la préfecture de police de Paris, aurait-elle pu être détectée avant son passage à l’acte ? Où en est-on de l’enquête ? Que contient la clé USB retrouvée au bureau du tueur ? Enfin, quelles mesures pour prévenir la radicalisation des fonctionnaires ? Armée, police, gendarmerie, pénitentiaire, éducation…La France compte 5,48 millions de fonctionnaires. Et parmi eux, il y a des éléments radicalisés explique Éric Diard. Le député LR des Bouches-du-Rhône, co-auteur d’un rapport parlementaire sur le sujet, appelle à la vigilance mais se veut néanmoins rassurant. "C’est une très petite quantité. Mais regardez les chiffres : il y a 350.000 policiers en France. S’il n’y en a que 100 qui sont radicalisés, c’est marginal mais ils peuvent faire un carnage. Comment peut-on laisser un policier radicalisé ? Dans ces services, il ne devrait pas y en avoir un seul", martèle-t-il. D’après le rapport, les cas soupçonnés – et pas nécessairement avérés – concerneraient 0,05 % des effectifs dans l’armée de terre, 0,03 % dans la marine et une trentaine de situations dans la police et la gendarmerie (sur un total de 130.000 gendarmes et 150.000 policiers).-

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2019-10-8

LES SECRETS DU TERRORISTE, LES FAILLES DE L'ÉTAT 08-10-2019

Invités :-

Alain BAUER-

Professeur de criminologie-

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Nicolas CHAPUIS-

Journaliste police-Justice au « Monde »-

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Ivanne TRIPPENBACH-

Journaliste à l’Opinion-

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Christophe ROUGET-

Secrétaire Général adjoint du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-CFDT)-

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Cinq jours après l’attentat ayant coûté la vie à quatre fonctionnaires de la Préfecture de police de Paris (PP), le président de la République a rendu hommage, ce mardi, aux victimes tuées par leur collègue radicalisé, un agent de la direction du renseignement habilité secret-défense. Accompagné du Premier ministre, Edouard Philippe, et des ministres de la Justice, Nicole Belloubet, et des Armées, Florence Parly, le chef de l’Etat a promis depuis la cour de la préfecture un "combat sans relâche" "face au terrorisme islamiste". Il a également appelé "la nation toute entière" à "se mobiliser" face à "l’hydre islamiste", évoquant la nécessité de bâtir "une société de la vigilance" et de "faire bloc" face au terrorisme. Un appel à une sorte d’union sacrée au moment où la classe politique se fissure une nouvelle fois sur la question du terrorisme islamiste.

Avant ce discours du chef de l’Etat, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a remis la Légion d’honneur, à titre posthume, aux quatre victimes, Damien Ernest, Anthony Lancelot, Brice Le Mescam, Aurélia Trifiro. Il avait un peu plus tôt été auditionné avec son secrétaire d’Etat Laurent Nunez par la délégation parlementaire au renseignement et devra cet après-midi répondre aux députés lors des questions au gouvernement, puis lors d’une audition par la commission des lois de l’Assemblée nationale à 17h30. La commission des lois du Sénat l’interrogera ce jeudi.

"Notre mission de contrôle de l’action du gouvernement vise à déterminer ce qui n’a pas fonctionné, quels sont les dysfonctionnements qui ont malheureusement permis une telle tragédie", a expliqué le sénateur Christian Cambon, président de la délégation parlementaire au renseignement. Depuis l’attaque, de nombreuses voix dénoncent l’incurie des autorités, réclament la démission du ministre de l’Intérieur, et s’interrogent : comment Mickaël Harpon a pu passer sous les radars alors qu’il avait montré des signes de radicalisation au sein même de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) où il était employé ?

Question posée aujourd’hui au premier flic de France mais aussi aux enquêteurs de la brigade criminelle et à la DGSI dont les investigations depuis jeudi lèvent chaque jour un peu plus le voile sur la radicalisation de cet agent en poste au service informatique de la direction du renseignement de la préfecture, et dont les agissements sont à la mesure de l'onde de choc provoquée par l’attaque dans les rangs policiers. Ainsi a-t-on appris que parmi les éléments découverts dans son bureau figure notamment une clé USB, contenant des fichiers informatiques avec de nombreuses vidéos de propagande de Daech. Plus inquiétant, Mickaël Harpon y avait également stocké les coordonnées et des données personnelles correspondant à plusieurs dizaines de ses collègues de la préfecture de police.

Désormais la question qui se pose est de savoir ce qu’il a pu faire de ces données sensibles. Les a-t-il communiqué à un tiers, comptait-il le faire, pourquoi étaient-elles en sa possession ? Plus largement à quelles informations classifiées a-t-il pu avoir accès ? Quel usage a-t-il pu en faire ? Comment les services de Renseignement contrôlent-ils la fiabilité de leurs agents? Enfin comment la préfecture de police de Paris est-elle sécurisée ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin et Nicolas Ferraro-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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