Partager

Bleu Bonbon

Des êtres humains qui parlent de genre, d'eux-mêmes et des autres.

Bleu Bonbon est un podcast qui explore la construction de l’identité personnelle et des relations humaines au travers du genre.Être femme, homme ou autre nous permet de définir notre identité et de nous situer par rappor... En savoir plus
Dernier Épisode
2019-6-22

Bleu Bonbon - Xavier

Saison 1, Ép. 18

Dans ce 18eme épisode, je reçois Xavier, un homme de mon âge (29 ans) qui travaille dans la recherche. Xavier et moi, vous allez sûrement l’entendre, on est très différents, dans nos personnalités comme dans un certain nombre de nos idées. Mais il a souhaité se prêter au jeu du podcast et je pense pouvoir dire que ça a été bénéfique pour nous deux. Quel meilleur exercice que de prendre le temps de s’écouter, de se parler, et de finalement trouver quelques points d’accord alors qu’a priori, tout nous opposait?


Structure de l’épisode:


1’’55 Est-ce que c’est difficile pour toi d’être un homme?


2’’12 Tu t’es déjà posé la question?


3’’03 Il n’y a pas des situations où tu te serais dit que c’est plus simple d’être une femme?


3’’35 Je ne vois pas ce que tu veux dire par « bitcher », je voudrais que tu m’expliques.


3’’52 Et les mecs ne font pas ça?


4’’22 Tu as l’impression que les filles se prennent plus la tête que les mecs alors?


5’’04 C’est quoi ton rapport aux standards de la masculinité?


5’’56 Tu n’as jamais ressenti de pression de conventions sociales qui font que tu aurais dû de comporter plus comme ci ou comme ça?


6’’36 Tu as déjà trouvé cela difficile de ne pas suivre le chemin comme un « petit mouton »?


6’’52 Peux-tu me parler de ton enfance? Comment tu as grandi comme mec?


8’’46 As-tu le souvenir que l’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme?


9’’15 As-tu eu des modèles masculins?


10’’15 Trouves-tu que les rapports entre les hommes et les femmes sont compliqués?


11’’45 Les rapports d’amitié tu trouves cela pareil entre les hommes et les femmes?


11’’55 Pourquoi c’est plus compliqué avec les femmes au travail?


12’’42 C’est quoi les différences de rapports que tu peux avoir entre les mecs et les filles?


13’’41 Dans le travail trouves-tu que c’est plus compliqué avec les femmes uniquement parce que tu te sens plus proche des mecs?


16’’04 Les femmes de qui tu parlais avec qui ça pouvait être compliqué, c’était des supérieures hiérarchiques?


 17’’19 As-tu vu des différences dans les rapports entre les hommes et les femmes entre la France et le Canada?


19’’47 Montréal a-t-elle eu une influence sur ton côté râleur et qui juge?


21’’10 Tu t’es déjà battu toi?


21’’43 Est-ce que tu penses que c’est difficile d’être une femme?


23’’34 Tu trouves que les françaises ne sont pas légitimes à se plaindre?


25’’17 C’est quoi ton rapport au féminisme?


31’’13 Qu’est-ce que tu trouves trop, chez les femmes qui « ouvrent leurs gueules »?


33’’05 Tu fais du sport? Tu as fait quoi?


34’’50 Tu voudrais des enfants?


37’’29 Réfléchir par soi-même, est-ce que tu as l’impression de l’avoir appris à l’école?


 39’43 Si tu avais une fille ou un garçon, tu penses que tu les éduquerais pareil?


40’’04 Qu’est-ce qui te fais dire qu’une fille est plus fragile sentimentalement?


40’’48… Pour pouvoir arriver à coucher avec?


41’’56 Et toi ça t’es déjà arrivé de juger une fille qui couche le premier soir?


42’’27 Tu trouves que les filles ont plus de risques que les mecs?


45’’21 Tu disais que les femmes sont moins libres de parler de leur sexualité, tu as toujours senti et pensé ça?


46’’54 Par rapport à tes amis mecs, tu trouves qu’ils reflètent cette partie de la société?


47’’35 Tu trouves qu’il y a un changement générationnel sur ces questions?

2019-6-22

Bleu Bonbon - Xavier

Saison 1, Ép. 18

Dans ce 18eme épisode, je reçois Xavier, un homme de mon âge (29 ans) qui travaille dans la recherche. Xavier et moi, vous allez sûrement l’entendre, on est très différents, dans nos personnalités comme dans un certain nombre de nos idées. Mais il a souhaité se prêter au jeu du podcast et je pense pouvoir dire que ça a été bénéfique pour nous deux. Quel meilleur exercice que de prendre le temps de s’écouter, de se parler, et de finalement trouver quelques points d’accord alors qu’a priori, tout nous opposait?


Structure de l’épisode:


1’’55 Est-ce que c’est difficile pour toi d’être un homme?


2’’12 Tu t’es déjà posé la question?


3’’03 Il n’y a pas des situations où tu te serais dit que c’est plus simple d’être une femme?


3’’35 Je ne vois pas ce que tu veux dire par « bitcher », je voudrais que tu m’expliques.


3’’52 Et les mecs ne font pas ça?


4’’22 Tu as l’impression que les filles se prennent plus la tête que les mecs alors?


5’’04 C’est quoi ton rapport aux standards de la masculinité?


5’’56 Tu n’as jamais ressenti de pression de conventions sociales qui font que tu aurais dû de comporter plus comme ci ou comme ça?


6’’36 Tu as déjà trouvé cela difficile de ne pas suivre le chemin comme un « petit mouton »?


6’’52 Peux-tu me parler de ton enfance? Comment tu as grandi comme mec?


8’’46 As-tu le souvenir que l’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme?


9’’15 As-tu eu des modèles masculins?


10’’15 Trouves-tu que les rapports entre les hommes et les femmes sont compliqués?


11’’45 Les rapports d’amitié tu trouves cela pareil entre les hommes et les femmes?


11’’55 Pourquoi c’est plus compliqué avec les femmes au travail?


12’’42 C’est quoi les différences de rapports que tu peux avoir entre les mecs et les filles?


13’’41 Dans le travail trouves-tu que c’est plus compliqué avec les femmes uniquement parce que tu te sens plus proche des mecs?


16’’04 Les femmes de qui tu parlais avec qui ça pouvait être compliqué, c’était des supérieures hiérarchiques?


 17’’19 As-tu vu des différences dans les rapports entre les hommes et les femmes entre la France et le Canada?


19’’47 Montréal a-t-elle eu une influence sur ton côté râleur et qui juge?


21’’10 Tu t’es déjà battu toi?


21’’43 Est-ce que tu penses que c’est difficile d’être une femme?


23’’34 Tu trouves que les françaises ne sont pas légitimes à se plaindre?


25’’17 C’est quoi ton rapport au féminisme?


31’’13 Qu’est-ce que tu trouves trop, chez les femmes qui « ouvrent leurs gueules »?


33’’05 Tu fais du sport? Tu as fait quoi?


34’’50 Tu voudrais des enfants?


37’’29 Réfléchir par soi-même, est-ce que tu as l’impression de l’avoir appris à l’école?


 39’43 Si tu avais une fille ou un garçon, tu penses que tu les éduquerais pareil?


40’’04 Qu’est-ce qui te fais dire qu’une fille est plus fragile sentimentalement?


40’’48… Pour pouvoir arriver à coucher avec?


41’’56 Et toi ça t’es déjà arrivé de juger une fille qui couche le premier soir?


42’’27 Tu trouves que les filles ont plus de risques que les mecs?


45’’21 Tu disais que les femmes sont moins libres de parler de leur sexualité, tu as toujours senti et pensé ça?


46’’54 Par rapport à tes amis mecs, tu trouves qu’ils reflètent cette partie de la société?


47’’35 Tu trouves qu’il y a un changement générationnel sur ces questions?

2019-6-1

Bleu Bonbon - Sarah

Saison 1, Ép. 17

Dans ce 17eme épisode, je reçois Sarah, une femme franco-canadienne de 29 ans. Sarah m’a parlé du fait d’être une fille qu’on qualifie de "garçon manqué", de la découverte de sa féminité, de sa réconciliation progressive avec les femmes, mais également de bissexualité et surtout, de patriarcat. Tu vas voir, ça revient souvent sur le tapis. 


Structure de l’épisode:


2’’00 C’est facile ou difficile d’être une femme?


3’’18 Qu’est-ce qui te gênait dans le fait d’être une femme?


4’’06: Qu’est-ce qui a changé ta vision des choses?


5’’43 Qu’est-ce qui t’as amenée à lire des livres féministes?


6’’29 Voudrais-tu me parler un peu plus de cette relation et de ce qu’elle t’as apporté?


7’’09 Crois-tu que puisque tu te rapprochais plus des hommes, tu as plus entendu ce message puisqu’il venait d’un homme?


7’’47 Les relations avec les femmes ont-elles toujours été compliquées de la même façon?


9’’53 Depuis cette prise de conscience, les relations avec les femmes sont-elles toujours aussi compliquées?


10’’40 As-tu vécu des moments où tu étais clairement en compétition avec des femmes?


11’’41 Tes rapports avec les standards de la féminité ont-ils changé?


13’’24 C’est quoi pour toi le féminisme?


14’’04 Quel genre d’idées ont fait que tu étais réfractaire aux idées féministes?


16’’24 Ces évolutions ont-elles changé tes rapports avec les hommes?


17’’23 Peux-tu me parler de ton enfance?


17’’55 Etre sexuelle très tôt, ça a été facile à accepter?


18’’40 Tu as l’impression que vous avez été éduqués de la même façon avec ton frère?


19’’10 En as-tu parlé avec ta mère, des standards de la féminité?


20’’20 Est-ce que tu as eu d’autres modèles féminins?


22’’07 Ta bisexualité a été facile à accepter?


22’’28 Et ça a été accepté par ton entourage ou pas?


22’’54 Tu avais donc plus des modèles masculins alors?


23’’33 Est-ce qu’il y a des choses que tu voudrais voir changer dans ta vie de femme?


25’’59 Tu dis que tu t’intéresse à la question du genre depuis longtemps. A la fois tu me dis que tu voudrais que tout le monde soit traité pareil mais aussi qu’on respecte les différences de chacun…


26’’50 Quelles différences trouves-tu saines à préserver et nécessaires à casser?


27’’43 Tu as l’impression que tout est vraiment social et culturel dans ces questions-là?


28’’12 Est-ce que tu veux des enfants?


30’’05 Si tu avais des enfants, voudrais-tu leur parler du genre?


31’’36 C’est quoi ton rapport à ton corps? Ça a été facile d’accepter ton corps de femme?


33’’04 Est-ce que les rapports entre les hommes et les femmes sont compliqués?


34’’18 Est-ce que tu penses que c’est difficile d’être un homme?


36’’16 Tu penses que c’est une projection du futur ou que c’est réel, la peur d’aborder les femmes?


36’’51 Des hommes t’ont-ils parlé de leurs difficultés?


38’’05 Est-ce que tu parles des mêmes sujets avec les hommes et les femmes?


39’’19 Est-ce que c’est facile pour toi de parler de sexualité?

2019-5-11

Bleu Bonbon - Nicolas

Saison 1, Ép. 16

Dans ce 16eme épisode, je reçois Nicolas, un homme français de 29 ans qui travaille dans l’informatique. Cette discussion était riche et passionnante et cet épisode est, selon moi, d’utilité publique. Et oui, n’ayons pas peur des grands mots! En effet, Nicolas m’a parlé des tabous chez les hommes, comme la taille du sexe et le plaisir féminin, de son frère transsexuel, et de plusieurs prises de conscience qu’il a eu au cours de sa vie, notamment depuis qu’il vit avec une femme féministe. 



Structure de l’épisode:


1’’39 - C’est facile ou difficile d’être un homme?


2’’35 - Ça fait longtemps que tu portes la barbe? Tu trouves que ça a changé des choses dans le regard des autres?


3’’11 - As-tu l’impression que tu corresponds aux standards de la masculinité?


4’’00 - Tu ne t’ai jamais vraiment posé de questions par rapport à la masculinité?


4’’21 - Y a-t-il des hommes dans ton entourage qui ont pu se poser ce genre de questions et souffrir de ne pas correspondre aux standards de la masculinité?


5’’03 - Ces sujets ne sont pas abordés entre vous?


5’’34 - As-tu le souvenir que l’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme?


6’’02 - As-tu eu des modèles masculins?


6’’47 - Peux-tu me parler de ton enfance et de comment tu as grandi en tant que garçon?


7’’23 - Tu n’as jamais été confronté à une difficulté liée à ton genre?


7’’52 - Quand tu étais petit, tu trouvais que les amitiés étaient aussi faciles avec les garçons qu’avec les filles?


8’’50 - Les rapports entre les hommes et les femmes, tu les trouves faciles aujourd’hui?


9’’59 - Tu n’as pas de souvenir de séparations entre les filles et les garçons à l’époque des cours de récré?


11’’29 - Tu trouves qu’il y a des changements générationels sur ces questions d’éducation genre?


12’’12 - A ton avis, quel est l’intérêt de garder ces schémas genres?


12’’59 - Les relations entre les hommes et les femmes à l’âge adulte, qu’en penses-tu?


15’’18 - Trouves-tu aussi que les femmes parfois ne comprennent pas les hommes?


17’’07 - Quelles sont les situations de malaise dont tu parles?


17’’59 - Les hommes en ont-ils conscience quand ils vont trop loin avec les femmes qui ne consentent pas?


 20’’30 - Dans le milieu professionnel, les rapports entre les hommes et les femmes, tu en penses quoi?


21’’38 - Quand tu as pensé cela, tu t’es rendu compte toi-même que c’était sexiste?


22’’27 - Tu as observé des situations particulièrement sexistes dans le boulot?


25’’28 - Tu trouves dans le milieu du jeu vidéo que les nouvelles générations sont plus sexistes?


26’’33 - C’est quoi pour toi le féminisme?


28’’47 - Le féminisme, c’est une affaire de femmes ou ça doit être une affaire des deux sexes et des deux genres?


29’’20 - Pourquoi les hommes ne veulent pas comprendre ces problématiques?


30’’06 - A part ce que tu as déjà évoqué, penses-tu à des difficultés liées au fait d’être une femme?


31’’22 - Tu trouves que la situation est différente entre la France et Montréal?


33’’33 - Tu voudrais des enfants?


34’’22 - Est-ce bien perçu par ton entourage, le fait que tu ne veuilles pas d’enfants?


35’’47 - Ta copine a-t-elle les mêmes réactions de son côté, concernant le fait de ne pas vouloir d’enfants?


36’’29 - Qu’est ce que tu penses qu'il est important de transmettre aux enfants concernant le genre?


37’’42 - Penses-tu qu’il est important d’être alerte face au monde extérieur très genré qui influence les enfants?


38’’45 - Quels sont les rapports avec ton frère?


40’’10 - C’était quand sa transition?


42’’52 - Tu as accepté facilement sa transsexualité?


46’’35 - Est-ce que les mêmes sujets sont abordés aujourd’hui dans tes relations avec les hommes et les femmes?


48’’30 - Parler de sexualité entre hommes, est-ce que ça peut amener des discussions saines et utiles ou y a-t-il des tabous?


50’’44 - Trouves-tu qu’il y a des lacunes dans l’éducation sexuelle?


2019-4-13

Bleu Bonbon - Émilie

Saison 1, Ép. 15

Dans ce 15eme épisode, je reçois Emilie, une comédienne française de 29 ans qui est également une de mes meilleures amies. Elle m’a parlé de confiance en soi dans le métier de comédienne, de faire du sport pour impressionner les garçons, du fait de se sentir belle, de harcèlement de rue, de règles, de contraception, de Béyoncé mais aussi (surprise!) de féminisme. Emilie m’a expliqué comment, progressivement, elle a pris conscience des empreintes du patriarcat dans notre société.


Structure de l’épisode:


1’’50: C’est facile ou difficile pour toi d’être une femme?


2’’36: Quel genre d’évènement a fait que tu as pu te poser la question de savoir si les difficultés que tu as vécues sont genrées?


4’’07: Tu as dit avoir remarqué que chez les hommes comédiens, c’était plus facile de se lâcher. Est-ce un ressenti personnel ou partagé par d’autres comédien.ne.s que tu connais?


55’’22 As-tu remarqué les mêmes tendances dans d’autres situations que le théâtre?


6’’53: Toi qui as des frères et une soeur, as-tu le souvenir de ce que vous pouviez faire de différent chacun dans le foyer?

 

9’’31: C’était quoi ton enfance avant qu’il y ait tes frères?


10’’20: Ton adolescence comme fille, comment c’était?


13’’13: Il y a un truc vraiment intéressant, tu dis qu’à l’époque du collège tu étais plus proche des garçons alors que c’est en général un moment où les filles et les garçons sont plutôt séparés. Est-ce que ça a continué comme ça? 


16’’55: Tu saurais dire quand tu as eu cette prise de conscience?


17’’35: Te souviens-tu d’un déclencheur ou bien cette prise de conscience a été progressive?


18’’20: Comment tu gères avec tes potes qui voient les choses différemment?


22’’40: À ton avis, pourquoi les hommes « tombent des nues » quand on parle de harcèlement de rue? 


26’’48: Est-ce que tu as le souvenir que l’on t’ai appris ce que c’est qu’être une femme?


29’’59: Tu as plus l’impression d’avoir appris ce que c’est qu’une femme par opposition à ce que c’est qu’un homme? 


30’’05: Est-ce que tu as eu des modèles de femme qui t’ont inspirée?


32’’29: Est-ce que tu penses qu’il fallait chercher à être un mec?


33’’55: Béyoncé, tu trouves qu’elle incarne quoi?


36’’36: Tu me fais une transition toute trouvée sur ton rapport personnel aux standards de féminité. Quel est-il?


40’’37: Est-ce que tu as l’impression que la beauté, c’est quelque chose qu’on a toujours en tête quand on est une fille? Et que c’est peut-être différent chez les mecs?


41’’53: Tu te souviens quand tu as commencé à te maquiller toi?


44’’16: Qu’est-ce que tu penses qui est difficile pour les mecs, dans leurs vies et dans leur condition sociale?


 49’’40: J’ai envie de finir sur une note un peu plus positive… As-tu une pensée ou une réflexion à partager ?

2019-3-23

Bleu Bonbon - Alexander

Saison 1, Ép. 14

Dans ce 14eme épisode, je reçois Alexander, un français de 28 ans expatrié à Montréal, amoureux de voyages et de grands espaces. Il m’a parlé de différentes pressions qu’il a pu ressentir dans sa vie d’homme, comme par exemple quand il faisait de la danse classique dans son enfance, ou aujourd’hui, alors qu’approchant la trentaine, il ne souhaite pas avoir d’enfants. Des injonctions sociales qui donc, ne touchent pas uniquement les femmes que l’on presse à être mères sous la menace de la fameuse horloge biologique.


Structure de l’épisode:


2''28 Est-ce que c’est difficile d’être un homme?


4’’14 A quelles attentes et à quelles cases penses-tu justement?


 6’’28 Tu avais arrêté la danse classique à cause de cette pression ?


6’’54 Tu dis que c’est resté un secret et que tu as ressenti une pression, mais c’est donc une pression que tu as imaginée?


8’’36 Y a-t-il eu d’autres moments dans ta vie où tu as senti qu’il fallait que tu taises certaines choses ou que tu changes ton comportement pour rentrer dans les standards de la masculinité?


9’’43 Sur quels points ressens-tu actuellement ces pressions?


11’’15 Y a-t-il eu des situations dans ta vie où tu aurais pu te dire: ça aurait été plus simple si j’avais été une femme?


11’’43 Peux-tu me parler de ton enfance?


14’’46 As-tu le souvenir qu’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme?


16’’22 Tu as l’impression que tu as été éduqué différemment de ta soeur?


17’’54 Tu as pas mal parlé de ta mère mais est-ce que ton père était dans le paysage?


18’’58 As-tu eu des modèles masculins qui t’ont inspirés quand tu étais jeune, et qui peut-être t’inspirent toujours?


21’’22 Ça t’as inspiré la valeur de "se battre pour ce qu’on veut"?


22’’20 Trouves-tu que les relations entre les hommes et les femmes sont compliquées?


24’’47 Pour toi, c’est quoi qui empêche cette bonne communication entre les hommes et les femmes dans un couple?


26’’31 On n’oserait pas changer les règles du jeu alors?


28’’38 Ces questions de rôles des hommes et des femmes, tu en parles avec ton entourage?


29’’55 Concernant les relations hommes/femmes dans le monde du travail, quelle a été ton expérience?


31’’37 Dans la formation contre le harcèlement que vous avez eue, qu’est-ce que vous avez appris?


36’’07 C’est quoi pour toi les difficultés que peuvent vivre les femmes?


40’’30 Les combats féministes, tu penses que les hommes doivent y prendre part?


42’’04 Trouves-tu que les hommes ont du mal à s’emparer de ces questions-là?

2019-3-2

Bleu Bonbon - Josiane

Saison 1, Ép. 13

Dans ce 13ème épisode, je suis avec Josiane, une québécoise trentenaire d’origine haïtienne. Elle m’a parlé des difficultés qu’elle a rencontrées en tant que femme noire, notamment des injonctions à être forte et à masquer sa vulnérabilité, mais également et de façon plus générale, du manque de représentation des femmes noires dans les débats féministes. Une discussion donc à la fois personnelle et politique, dans laquelle nous avons également parlé des problèmes causés par la perception et la représentation du corps des femmes dans notre société. 


Structure de l'épisode:


2’’06 Est-ce que c’est facile ou difficile pour toi d’être une femme?


6’’13 Par rapport aux pressions que tu ressens en tant que femme noire, saurais-tu savoir d’où ça vient?


8’’35 Arrives-tu aujourd’hui à être vulnérable et refuser d’être forte ou as-tu ce réflexe d’endurer?


10’’35 Ça a été bien reçu par ton entourage, le fait d’en faire moins?


11’’24 Ces pressions que tu as ressenties, tu les ressens surtout de la part des hommes ou également des femmes?


13’’35 Peux-tu me parler de ton éducation, de comment tu as grandi comme fille?


16’’04 As-tu l’impression d’avoir été éduquée différemment de tes frères?


16’’46 Ton adolescence et ta puberté, ça a été difficile?


18’’05 Tu penses quoi des standards de la féminité actuels?


20’’28 As-tu souffert à certains moments de ta vie de ne pas rentrer dans ces critères?


22’’36 C’est quoi pour toi le féminisme?


27’’08 Arrives tu à trouver du soutien de femmes qui prennent en compte les réalités de chacune?


28’’19 Si tu avais des enfants et notamment des filles, voudrais-tu leur parler de féminisme et de féminité?


30’’05 Trouves-tu que les relations entre les hommes et les femmes sont compliquées?


32’’02 Penses-tu que c’est difficile d’être un homme?


35’’15 Parles tu de la masculinité toxique et des standards de la masculinité avec ton entourage?


38’’12 Penses-tu que les hommes qui ont des comportements sexistes, déplacés, violents, ne se rendent pas compte de cela où font semblant car la vérité fait mal à entendre?


40’’00 Et les enfants avec lesquels tu travailles, vois-tu chez eux certains comportements genrés?


41’’04 As-tu des rapports avec leurs parents?


41’’40 As-tu déjà parlé de ces sujets avec tes parents?

 

42’’30 As-tu eu des modèles féminins qui t’ont marquée et inspirée?

2019-2-9

Bleu Bonbon - Tay

Saison 1, Ép. 12

Dans cette 12ème interview, je reçois Taylor, un canadien de 35 ans originaire de Calgary. Taylor, c’est un homme qui a expérimenté d’être en difficulté face à une femme, ou désavantagé par rapport à d’autres. Malgré cela, il a conscience de ses privilèges et sait reconnaitre des comportements masculins qui sont faussement féministes, comme il l’explique dans notre échange.


Traduction de l’épisode 


Je m’appelle Taylor, je travaille comme chef, j’ai 35 ans. Je suis blanc et hétérosexuel.


2’’02 - Ma première question est une grosse question. Je voudrais savoir si c’est difficile d’être un homme.


Non pas du tout! Par comparaison avec la difficulté d’être une femme, ce n’est pas du tout compliqué d’être un homme. Je jouis de tous les privilèges que je pourrais imaginer et je continue d’en découvrir de nouveaux. 


Je dirais que la vie est difficile pour tout le monde mais être un homme, c’est comme jouer un jeu difficile en "mode facile" avec tous les codes débloqués.


2’’59 - As-tu ressenti dans certaines situations que ça aurait été plus simple pour toi si tu avais été une femme?


Oui, une fois. Il y a longtemps, j’étais dans une mauvais relation qui s’est terminée de la pire manière qui soit je pense et, après la rupture, j’ai été harcelé, suivi, et ça s’est terminé à un point où j’ai dû demander une ordonnance d’éloignement contre elle. Et lorsque j’ai parlé à la police… je ne sais pas… Est-ce que ça aurait été plus simple si j’étais une femme? Est-ce qu’ils m’auraient pris plus au sérieux? Est-ce qu’ils auraient considéré que j’avais réellement peur pour ma sécurité? Je ne sais pas. J’ai aussi entendu des histoires de femmes dans la même situation pour qui ça s’est passé de la même façon. Des questions posées comme: "Est-ce que vous lui envoyez des messages?" Ou toutes sortes d'autres qui sous-entendent celle-ci: "Est-ce que tu ne l’as pas mérité?". Donc je ne sais pas. 


4’’44 - Mais tu as senti que peut-être ça aurait été plus simple?


Peut-être. Parce qu’un des flics avec qui je parlais semblait trouver ça drôle que cette femme entre par effraction chez moi tous les soirs. 

Mais à part cette situation très spécifique, je n’ai jamais senti que ça aurait été plus simple d’être une femme.


5’’12 - Qu’est-ce que tu penses des standards de la masculinité?


Je travaille comme chef. La vie en cuisine est surtout dominée par les hommes. Donc, dépendamment de l’environnement de travail dans lequel tu es, il peut y en avoir de très toxiques. J’ai vu ce qui peut se passer… Peut-être que c’est une question de génération. Dans la plupart des endroits où j’ai travaillé, la majorité de mes collègues avaient + de 40 ans et n’avaient peut-être pas eu l’opportunité d’éveiller leurs consciences, de ne pas apprendre suffisamment tôt que certains comportements sont juste dégueulasses.


6’’23 - Quels genres de comportements?


Je parle de « discussions de vestiaires »: les blagues graveleuses, les sifflements et commentaires déplacés envers les serveuses, des choses du genre. Des attitudes toxiques envers les femmes et le féminisme en général. Ceci étant dit, travailler avec des personnes plus jeunes, c’est le jour et la nuit. Les standards de la masculinité sont vraiment différents. Avec des personnes plus âgées, il faut que tu prouves ta valeur en tant qu’homme, en parlant plus fort, en étant plus agressif, etc. 


7’’38 - Est-ce que toi tu te sens confortable avec ces standards? Est-ce que c’est difficile de rentrer dans les cases?


Ce n’est pas difficile avec les gens de mon âge. Et peut-être que c’est aussi lié aux gens que j’ai dans mon entourage.

Les standards tels que je les vois aujourd’hui impliquent un sens des responsabilités, être capable de gérer sa vie avec de la confiance en soi. Je ne vois rien de mal à cela. Mais le revers de la médaille est peut-être la solitude. Peut-être que les hommes avec leurs standards ont moins de communautés, d’amitiés de longue durée. Les hommes dans la trentaine se plaignent beaucoup de la difficulté à se faire des amis et de les garder. Parfois, c’est la conséquence de l’autonomie.


 9’’46 - Tu vois une vraie différence entre les générations?


Oui, vraiment. Dans le monde de la cuisine comme je l’ai dit.

Mes parents par contre ne semblent pas tomber dans ces pièges, mais certains de mes amis, si. J’ai l’impression qu’ils combattent quelque chose qui est déjà acquis chez les générations les plus jeunes.


10’’39 - On en parle plus aussi. La génération de mes parents ne pensait pas aux questions de féminité et de masculinité et c’était moins commun d’en parler.


C’est vrai. Mes parents m’ont dit la même chose, qu’ils n’en parlaient pas quand ils avaient mon âge. Pourtant, ce sont des choses tellement importantes. Je trouve ça bizarre que c'ait été tu et caché pendant des générations. 


11’’35 - Et pour toi, c’est facile d’en parler?


Oui, dans mon groupe d’amis, le féminisme est un sujet très important. Tous mes amis se sentent à l’aise d’en parler.


12’’04 - Peux-tu me parler de ton éducation comme garçon?


Ecole catholique, puis l’Université de Calgary mais je n’ai pas eu mon diplôme. Puis 1 an d’école de cuisine et de pâtisserie. 


12’’33 - As-tu le souvenir, quand tu étais plus jeune, que l’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme et comment te comporter?


C’est une question intéressante… D’où ai-je pris ces standards? Probablement des autres enfants à l’école, plus que de la part des adultes. Je ne me souviens pas de grandes leçons de figures d’autorité, c’était plus dans la cour de récré où les garçons jouaient entre eux et les filles entre elles, où on faisait donc des « trucs de garçons ». 


13’’48 - Et ces trucs de garçons, c’était un choix de les faire?


Je me souviens avoir été… désenchanté par le sport assez jeune. Les sports d’équipe, c’était pas trop mon truc. Les garçons jouaient de façon agressive, ils étaient plutôt méchants et il fallait absolument gagner. Moi je n’étais pas très athlétique, donc je préférais faire d’autre types de jeux. Peut-être qu’à partir de là, ça marque une séparation entre les garçons qui continuent le sport et restent dans une sorte de bulle où ils deviennent plus agressifs et développent des standards de masculinité, comme la cruauté surtout. Et les garçons qui abandonnent le sport sortent de cela et s’élèvent un peu.


15’’25 - Te souviens-tu d’avoir eu des modèles d’hommes qui t’ont inspirés plus jeune?


Je me souviens d’un seul, et c’est assez bizarre que je me souvienne de cela. J’étais au lycée, c’était un activiste qui militait pour la légalisation du cannabis. Je me souviens d’avoir lu une histoire qui disait qu’il avait été arrêté pour avoir fumé du cannabis sur les marches de la mairie. J’ai demandé à mes parents pourquoi il avait fait ça. Ils m’ont expliqué les raisons de son activisme. Je me souviens avoir été frappé par cette pensée que cet homme savait qu’il serait arrêté, qu’il enfreignait la loi... et il a quand même agit pour ce qu’il pensait être juste et acceptable. Le fait que je me souvienne encore du nom de cet homme… ça doit vouloir dire quelque chose. Je ne savais même pas ce que c’était que le cannabis (mes parents ne m’ont pas expliqué cette partie de l’histoire…). C’est son raisonnement qui m’a marqué. Je me souviens m’être dit: Waouh, ça c’est un homme, c’est ça que ça prend. 


17’’38 - Tu penses toujours que ce genre de comportement est quelque chose d’admirable et d’inspirant chez un homme? Se comporter de la façon que l’on croit être la bonne, la plus juste?


C’est une question difficile, parce que ça dépend de la cause pour laquelle tu te bats. Il y a des hommes qui feraient des choses horribles. Je ne penses pas que ce soit tout noir ou tout blanc. Quelqu’un qui se soulève contre l’autorité peut être totalement en tort.


18’’57 - Si tu pouvais changer des choses dans ta vie d’homme pour qu’elle soit plus belle et plus facile, quelles seraient-elles?


Je vis une vie assez simple, honnêtement. Mais si je regarde au delà de ma vie, je pense à l’égalité entre les sexes, sur tous les plans. Ça sera bon pour tout le monde. Comment ça se refléterai dans ma vie? Je ne sais pas… Sortir avec des filles serait plus simple? Ahah, honnêtement, c’est tout ce à quoi je peux penser, les relations intimes et amoureuses, qui sont complexes. Et je pense qu’une des raisons à cela est qu’on a encore du chemin à faire sur les questions de féminisme. 


20’’32 - C’est cool parce que ma prochaine question a un lien avec ça. Je voulais te demander si tu trouves que les relations entre les hommes et les femmes sont compliquées.


Tellement! Bien sûr qu’elles le sont! Je n’ai jamais eu de relations amoureuses avec un homme donc je ne peux pas dire si ça aurait été plus facile (probablement pas) mais la communication est une question importante. D’un côté ton cœur et ton esprit, de l’autre une vraie fidélité et honnêteté avec une autre personne. Et une mauvaise communication peut tuer cela.


21’’30 - Oui. Je crois que la réponse la plus commune que j’ai à cette question des relations entre les hommes et les femmes est effectivement « oui, c’est compliqué, à cause de la communication »


Ça ne m’étonne pas.

Je pense que tout cela vient de l’idée d’être vraiment honnête. Donner une image sincère de tu ressens dans ton cœur et de ce que tu penses à quelqu’un. Dans le quotidien, avec les collègues, les amis, on ne communique pas de cette façon. Notre communication est plus « utilitaire ». Parler des émotions… Un de mes amis m’a dit qu’il y avait 20.000 mots en anglais, ça me parait vraiment peu. Parfois tu te retrouves dans une situation où tu ne trouve pas de mot qui reflète ce que tu ressens à l’intérieur. Ça peut faire se sentir très seul. Le défi est de mettre cela en mot. 


23’’33 - Tu trouves que les hommes et les femmes communiquent différemment et que parfois on ne se comprend pas à cause de cela? 


C’est une bonne question. Je trouve que le spectre de la communication est très large. 

J’ai connu des hommes qui étaient fourbes, fiers, qui projetaient une certaine image, et je connais beaucoup de femmes qui communiquaient de la même façon. 

Je n’ai pas l’impression que les styles de communication ont rapport avec le genre. 

 

25’’00 - Et les relations entre les hommes et les femmes dans le milieu professionnel, est-ce également compliqué? 

 

Quand il s’agit du travail, ma philosophie est « traites chacun comme s’il était ton cousin ». Cela fonctionne plutôt bien pour moi je pense. Travailler en cuisine… Voilà où ça devient bizarre. Le travail en cuisine est stressant, bruyant, demandant et exige des compétences. En tant qu’homme, à chaque fois que j’entrais dans une nouvelle cuisine, on observait d’abord mes compétences, la manière dont j’allais faire mon travail. C’était la première question qui se posait.

Quand une femme commence à travailler, la première question qu’on va lui poser c’est: peut-elle gérer la pression? La chaleur? Le stress? Ensuite on lui demande si elle a les compétences. C’est très bizarre à observer. J’ai eu des jobs où j’étais en charge du recrutement et j’ai essayé de rester très conscient de cela, car c’est très infériorisant.


26’’52 - Est-ce difficile de rester conscient de cela quand tu es dans la position de recruter quelqu’un, ou est-ce que c’est plus un réflexe?


C’est un réflexe, parce que j’ai toujours la question du féminisme à l’esprit.


27’’40 - Mais tu as vu des hommes dans ton environnement professionnel qui traitaient les femmes vraiment différemment des hommes?


Oui, absolument. Quand une femme a fait ses preuves en ce qui concerne son comportement (gérer la pression, etc.), ensuite il faut challenger ça et ensuite on arrive dans une autre phase: les blagues sexistes, les sifflements, etc. C’est une chose vraiment dégueulasse à observer.


28’’37 - As-tu déjà parlé de cela avec des femmes dans ton environnement professionnel?


Oui, bien sûr, avec plus d’unes et dans plusieurs cuisines où j’ai travaillé, et elles peuvent toutes témoigner de ce genre de situations. Elles ont toutes travaillé dans au moins une cuisine toxique. Et je pense que c’est pour cela que beaucoup deviennent pâtissière.

Quand j’ai fait l’école pâtissière, il y avait réellement une séparation des genres: 30 femmes pour 3 hommes. De l’autre côté, en école de cuisine, c’était 30 hommes pour 3 femmes. Donc c’est bizarre de dire que l’industrie sélectionne en fonction du genre, mais voilà la situation.

Je me souviens qu’en postulant dans des boulangeries, je suis allé à une entrevue dans un endroit qui faisait des donuts. Quand ils m’ont vu, ils ont dit: « Oh, tu es un homme. On est vraiment désolés, on doit vous expliquer que l’on est une cuisine uniquement pour femmes ». Immédiatement, j’ai été heureux que ce genre d’endroit existe parce que, ayant travaillé dans des cuisines toxiques, je peux totalement comprendre pourquoi certaines femmes voudraient travailler dans un endroit où elles se sentent en sécurité, avec un sens de communauté etc. Donc je suis parti sans protester. 


31’’05 - C’est un exemple de situation où ça aurait été plus facile pour toi d’être une femme.


Oh oui… Parce que j’aurais eu le job… Mais j’aurais aussi aussi eu à subir plein d’autres jobs dans des cuisines toxiques auparavant, et ce job serait devenu une nécessité. Donc avec du recul je ne penses pas que ça aurait été plus simple.


31’’34 - C’est triste que l’on ai besoin d’avoir ce genre d’endroits non mixtes pour que les femmes se sentent en sécurité.


Oui c’est bien que ces endroits existent mais c’est triste que l’on ai besoin de cela. Et non ce n’est pas une solution.


31’’56 - Je n’étais pas au courant d’une telle différence entre les milieux de la cuisine et de la pâtisserie.


Oui, c’est une chose intéressante à observer. 


32’’10 - Tu sais si cette séparation existe depuis longtemps? Est-ce que ça vient de centres d’intérêts différents?


Je pense qu’il y a une raison historique, où des chefs professionnels étaient des hommes parce les chefs femmes professionnelles auraient simplement été... des mères.

Les femmes ont toujours été considérées comme moins compétentes pour ce métier.

Concernant la pâtisserie, je ne comprend pas bien pourquoi il n’y a quasiment que des femmes. C’est étrange, les hommes peuvent le faire. Oui, on a tous vu le cliché de l’homme efféminé sortant des cookies du four, mais qui n’aime pas les cookies? Qu’est-ce qui manque de masculinité là dedans? Peut-être que ça a un rapport avec la culture, les chefs célèbres etc., qui inspireraient plus les hommes.

Tous les cuisiniers veulent devenir le nouveau Gordon Ramsay, puis ils réalisent qu’ils peuvent être des connards maintenant et s’occuper de leurs compétences en cuisine ensuite.


34’’11 - Ahah, parce que Gordon Ramsay est plus connu…


… pour hurler sur les gens plutôt que pour cuire un steak, tu as compris!


34’’40 - Qu’est ce que le féminisme pour toi? 


Une égalité entre les hommes et les femmes au niveau économique, social, politique et financier, en prenant en compte les questions d’intersectionalité sur les questions ethniques et de sexualité… Oui, ça me semble pas mal, tu peux mettre ça sur une carte de visite. 


35’’08 - Quelle est ta position personnelle par rapport à cela: te considères-tu comme féministe?


Oui, mais je sens qu’il y a une facette bizarre qui se dessine en ce moment. Ma philosophie est que le féminisme devrait être quelque chose que tu fais, pas quelque chose que tu te revendiques être. Ce n’est pas un badge que tu mets sur ta veste pour te sentir bien, plutôt que de faire en sorte que les gens se sentent bien avec toi. Ça devrait être quelque chose d’actif, de réel.

Je ressens un vrai problème avec le syndrome du « gentil garçon »: ils vont dire qu’ils sont pour le respect des femmes, mais si ça ne leur permet pas de coucher avec des filles… Donne 5 minute à ce genre de gars et vois quel connard il est. J’ai vu ça des centaines de fois au moins. C’est vraiment dégoûtant.

Pour ce qui est d’être féministe, certains hommes voient cela comme une stratégie à exploiter: il y a des règles à suivre et tu pourras baiser. Alors que bien sûr, le féminisme n’a rien à voir avec cela. Ils ne vont retenir des discours féministes que les parties qui leur permettront de coucher et jeter le reste, en ce qui concerne le respect mutuel.

Donc n’importe qui peut dire qu’il est féministe mais ça ne rend pas tes actions féministes pour autant. Non, pas de badges gratuits, ça ne fonctionne pas.

Je pense que ça va être un des prochains sujets chauds.


38’’28 - J’ai une dernière question: que serait le plus important à enseigner à des enfants sur ce que c’est qu’être un homme et une femme?


Je ne sais pas… C’est une grosse question. Je dirais: leur apprendre à être autonomes. Ce serait un très bon début.

Abandonnons ce mantra « boys will be boys ». Je me souviens enfant avoir appris à me méfier des étrangers mais ce n’est rien comparé aux personnes que tu connais, à qui tu fais confiance, avec qui tu passes du temps et qui sont les personnes qui vont te faire du mal. Les étrangers? Pas vraiment.

Donc oui, apprendre aux enfants que « non c’est non » et que quand tu entends ça et que tu l’as transgressé, il faut corriger cela et dans le futur, le respecter à la lettre.

Et aussi apprendre aux garçons et aux filles que quand ils disent "non", ils doivent être certains que cette demande soit respectée et si ce n’est pas le cas, ils doivent se sentir tout à fait à l’aise d’en parler à quelqu’un qui pourra faire quelque chose pour régler cette situation.