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C dans l'air

Le magazine d’actualité qui donne la parole aux experts et aux téléspectateurs chaque soir du lundi au samedi sur France 5 et en direct.

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprend... En savoir plus
Dernier Épisode
2019-8-16

AGRICULTEURS : COUP DE CHAUD, COUPS DE SANG 16-08-2019

Invités :-

-

Michèle BOUDOIN-

Présidente de la Fédération nationale ovine-

-

Philippe DESSERTINE-

Directeur-fondateur de la chaire « Financement de l’agriculture » à la Sorbonne -

-

Bruno PARMENTIER-

Spécialiste de l'agriculture et des questions alimentaires-

-

Frédéric DENHEZ-

Journaliste spécialiste des questions d’environnement-

-

L’agriculture française doit gérer plusieurs problèmes à la fois. Les exploitations agricoles sont en première ligne face aux conditions climatiques particulièrement difficiles en cet été 2019. Le mois de juillet, et sa canicule qui a frappé toute l’Europe, s’est révélé être le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde.

Ces températures élevées ont des conséquences pour les agriculteurs : les incendies, la prolifération d’insectes nuisibles aux récoltes et surtout la sécheresse. 85 départements français sont actuellement en restriction d’eau. Certaines régions ont également été frappées par d’importants orages de grêles, susceptibles de ravager des récoltes entières.

En parallèle, deux traités de libre-échange inquiètent les agriculteurs français. Le 28 juin, la Commission européenne et le Mercosur ( le marché commun de l’Amérique du Sud, qui regroupe le Brésil, l’Argentine, le Venezuela, le Paraguay et l’Uruguay) se sont mis d’accord sur un traité de libre-échange permettant de faire « tomber » 90 % des droits de douane sur des produits industriels et agricoles. Il doit encore être ratifié par les 28 pays-membres de l’UE.

Le Ceta, l’accord qui assouplit les règles de libre-échange avec le Canada, a de son côté été adopté par l’Assemblée nationale le 23 juillet dernier. Et ce sont les éleveurs bovins qui sont particulièrement remontés contre le Ceta. Il serait selon eux synonyme de concurrence « acharnée et déloyale » qui risquerait d’entraîner une baisse des prix et des importations massives de produits de moins bonne qualité. En signe de protestation, une petite dizaine de permanences de députés LREM ont été prises pour cible dans toute la France ces dernières semaines par la FNSEA ou les Jeunes Agriculteurs.

De leur côté, les éleveurs de brebis sont confrontés à la menace représentée par les loups et les ours pour leurs troupeaux. Cet été, dans les Pyrénées, deux attaques d’ours ont causé la mort de 311 bêtes. Les éleveurs et certains élus locaux se sont donné rendez-vous devant la préfecture d’Occitanie, à Toulouse, le 6 août dernier pour exiger le retrait des ours de leur territoire, l’animal ne pouvant selon eux pas cohabiter avec les activités humaines. Ils font face aux associations écologistes telles que l’Aspas (association pour la protection des animaux sauvages) qui s’est opposée aux prélèvements d’ours dans les Pyrénées : « Nous comprenons le désarroi des éleveurs mais l’ours et le loup participent à la biodiversité des paysages de montagne », a déclaré Madline Rubin, directrice de l’Aspas.

L’agriculture française a-t-elle les moyens de se protéger face aux aléas du climat ? Les agriculteurs peuvent-ils se défendre dans un monde de plus en plus globalisé ? L’Etat doit-il intervenir davantage pour les aider ? Faut-il privilégier les espèces sauvages à l’élevage pastoral ?-

-

Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

Retrouvez C dans l'air sur France.tv-

2019-8-16

AGRICULTEURS : COUP DE CHAUD, COUPS DE SANG 16-08-2019

Invités :-

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Michèle BOUDOIN-

Présidente de la Fédération nationale ovine-

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Philippe DESSERTINE-

Directeur-fondateur de la chaire « Financement de l’agriculture » à la Sorbonne -

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Bruno PARMENTIER-

Spécialiste de l'agriculture et des questions alimentaires-

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Frédéric DENHEZ-

Journaliste spécialiste des questions d’environnement-

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L’agriculture française doit gérer plusieurs problèmes à la fois. Les exploitations agricoles sont en première ligne face aux conditions climatiques particulièrement difficiles en cet été 2019. Le mois de juillet, et sa canicule qui a frappé toute l’Europe, s’est révélé être le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde.

Ces températures élevées ont des conséquences pour les agriculteurs : les incendies, la prolifération d’insectes nuisibles aux récoltes et surtout la sécheresse. 85 départements français sont actuellement en restriction d’eau. Certaines régions ont également été frappées par d’importants orages de grêles, susceptibles de ravager des récoltes entières.

En parallèle, deux traités de libre-échange inquiètent les agriculteurs français. Le 28 juin, la Commission européenne et le Mercosur ( le marché commun de l’Amérique du Sud, qui regroupe le Brésil, l’Argentine, le Venezuela, le Paraguay et l’Uruguay) se sont mis d’accord sur un traité de libre-échange permettant de faire « tomber » 90 % des droits de douane sur des produits industriels et agricoles. Il doit encore être ratifié par les 28 pays-membres de l’UE.

Le Ceta, l’accord qui assouplit les règles de libre-échange avec le Canada, a de son côté été adopté par l’Assemblée nationale le 23 juillet dernier. Et ce sont les éleveurs bovins qui sont particulièrement remontés contre le Ceta. Il serait selon eux synonyme de concurrence « acharnée et déloyale » qui risquerait d’entraîner une baisse des prix et des importations massives de produits de moins bonne qualité. En signe de protestation, une petite dizaine de permanences de députés LREM ont été prises pour cible dans toute la France ces dernières semaines par la FNSEA ou les Jeunes Agriculteurs.

De leur côté, les éleveurs de brebis sont confrontés à la menace représentée par les loups et les ours pour leurs troupeaux. Cet été, dans les Pyrénées, deux attaques d’ours ont causé la mort de 311 bêtes. Les éleveurs et certains élus locaux se sont donné rendez-vous devant la préfecture d’Occitanie, à Toulouse, le 6 août dernier pour exiger le retrait des ours de leur territoire, l’animal ne pouvant selon eux pas cohabiter avec les activités humaines. Ils font face aux associations écologistes telles que l’Aspas (association pour la protection des animaux sauvages) qui s’est opposée aux prélèvements d’ours dans les Pyrénées : « Nous comprenons le désarroi des éleveurs mais l’ours et le loup participent à la biodiversité des paysages de montagne », a déclaré Madline Rubin, directrice de l’Aspas.

L’agriculture française a-t-elle les moyens de se protéger face aux aléas du climat ? Les agriculteurs peuvent-ils se défendre dans un monde de plus en plus globalisé ? L’Etat doit-il intervenir davantage pour les aider ? Faut-il privilégier les espèces sauvages à l’élevage pastoral ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-8-15

MACRON - SARKOZY : À QUOI JOUENT-ILS ? 15-08-2019

Invités :-

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Roland CAYROL-

Politologue, Directeur du Centre d’études et d’analyses (CETAN)-

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Brice TEINTURIER-

Directeur Général délégué de l’institut de sondages Ipsos-

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Jannick ALIMI-

Rédactrice en chef adjointe du service politique du « Parisien / Aujourd’hui en France »-

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Maud VERGNOL-

Responsable du service politique de « l’Humanité »-

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C’était ce matin la pré-rentrée politique pour Emmanuel Macron, qui a fait sa première sortie officielle depuis le début des vacances avec les commémorations du 75ème anniversaire du débarquement en Provence. Pour cette cérémonie organisée à Saint-Raphaël (Var), le président de la République avait à ses côtés le président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara et le président guinéen Alpha Condé.

Cette commémoration était en effet l’occasion pour Emmanuel Macron de rendre hommage aux soldats africains venus combattre pour la France le 15 août 1944 car 70% des troupes françaises étaient originaires des colonies. « La France a une part d’Afrique en elle. Sur ce sol de Provence, cette part fut celle du sang versé. Nous devons être fier et ne jamais l’oublier » a déclaré le président de la République.

Cette première apparition officielle, marque ainsi la fin des vacances d’Emmanuel Macron, qui ont été particulièrement studieuses. Le chef de l’Etat a préparé activement la rentrée en se penchant sur les différents dossiers qui se profilent, que ce soit au niveau international, avec la question du nucléaire iranien, comme au niveau de la politique intérieure, avec plusieurs projets de lois très attendus.

Le premier ministre Edouard Philippe est resté en première ligne cet été, travaillant sur les dossiers « chauds » en étroite collaboration avec les ministres concernés : Bruno Le Maire pour le budget et Agnès Buzyn pour la réforme des retraites et la loi sur la PMA. Ces deux derniers projets peuvent être particulièrement explosifs, des manifestations sont déjà prévues en septembre.

Pour les commémorations du débarquement en Provence, Emmanuel Macron avait invité les anciens présidents de la République. Seul Nicolas Sarkozy a répondu à l’appel. Nicolas Sarkozy multiplie les bains de foule cet été, surfant sur le succès rencontré par son livre autobiographique, Passions. Ce retour médiatique de l’ancien chef de l’Etat se fait alors que sa famille politique traverse une crise profonde et se cherche un leader. Ils seront trois à briguer la succession de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains : Christian Jacob, Julien Aubert et Guillaume Larrivé

A mi-mandat, cette rentrée politique est-elle décisive pour le président et son gouvernement ? L’unité du couple de l’exécutif formé par Emmanuel Macron et Edouard Philippe va-t-elle durer? Face à quelles contestations l’exécutif risque-t-il de se retrouver en septembre ? Quel type de relation entretiennent Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-8-14

CHÔMAGE : MERCI MACRON ? 14-08-2019

Invités :

 

CHRISTINE KERDELLANT-

DIRECTRICE DE LA REDACTION DE « L’USINE NOUVELLE »-

 

GILBERT CETTE-

ECONOMISTE-

 

YVES THREARD-

DIRECTEUR ADJOINT DE LA REDACTION DU « FIGARO »-

 

JERÔME FOURQUET-

DIRECTEUR DU DEPARTEMENT OPINION PUBLIQUE A L’IFOP-

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Le chômage a encore baissé, de 0,2%, au deuxième trimestre de 2019, selon les chiffres de l’Insee publiés ce mercredi 14 août. Il s’établit à 8,5% de la population active, soit son plus bas niveau depuis le début de l’année 2009. Le nombre de chômeurs de catégorie A descend donc à 2,52 millions, soit une baisse de 0,6% sur un an.

La baisse du chômage de longue durée (personnes en recherche d’emploi depuis plus d’un an) est minime : 0,1 point par rapport au premier trimestre et 0,4 point sur un an. La tranche d’âge qui a vu son taux de chômage baisser le plus fortement est celle des 15-24 ans : avec -0,6 point sur un trimestre et -1,5 point sur un an. Le chômage des jeunes reste malgré tout à un niveau très élevé, avec 18,6% de demandeurs d’emploi.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud s’est félicitée de ces chiffres dans un communiqué : « les réformes du Gouvernement portent leurs premiers fruits pour nos concitoyens ». La baisse du chômage chez les 15-24 ans serait par exemple due au fait que « de plus en plus de jeunes trouvent une place en apprentissage » et, globalement, depuis le début du quinquennat, les entreprises « n’ont plus peur d’embaucher ». Il faut toutefois préciser que l’inversion de la courbe du chômage a commencé mi 2015 en plein quinquennat Hollande.

Muriel Pénicaud a également rappelé l’ambition du gouvernement : celle d’arriver à un taux de chômage de 7% à la fin du quinquennat en 2022. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement compte, entre autres, sur la réforme de l’assurance chômage, dont le décret d’application a été publié au journal officiel le 26 juillet. Ce texte prévoit notamment le durcissement des conditions d’accès à l’indemnisation : il faudra travailler au moins 130 Jours ou 910 heures sur les deux dernières années pour être indemnisable, contre 120 jours sur 28 mois auparavant. Il met également en place un système de bonus-malus pour les entreprises faisant trop souvent appel aux contrats courts.

L’Insee, dans sa note de conjoncture du 20 juin, envisage une hausse des créations nettes d’emplois en 2019 (+254.000) et le taux de chômage pourrait descendre à 8,3% à la fin de l’année. Certains secteurs, pourtant considéré comme symboles de la désindustrialisation et responsables de la hausse du chômage, se remettent à embaucher : c’est notamment le cas du secteur textile dans le Nord de la France.

Quels facteurs peuvent expliquer une baisse continue du chômage depuis 2015 ? La baisse du chômage va-t-elle se poursuivre ? Se dirige-t-on vers une mutation complète du marché du travail, avec le développement du travail pour des plateformes telles qu’Uber ou Deliveroo ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

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Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-8-13

NUCLÉAIRE : QUE S’EST-IL VRAIMENT PASSÉ EN RUSSIE ? 13-08-2019

Invités :-

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Dominique TRINQUAND-

Expert militaire et ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU-

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Bruno TERTRAIS-

Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique-

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Armelle CHARRIER-

Editorialiste en politique internationale à France 24-

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Nabil WAKIM-

Journaliste au « Monde », spécialiste de l'énergie-

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Le jeudi 8 août à midi ; au large de Nionoska, dans le Grand nord russe, une explosion est survenue dans un centre de recherches nucléaires, faisant cinq morts et au moins trois blessés. Les cinq ingénieurs décédés travaillaient pour l’agence nucléaire russe Rosatom. Les autorités russes sont restées assez floues sur les circonstances de l’accident pendant les jours qui ont suivi, avant de reconnaître lundi que l’accident était dû à des tests de « nouveaux armements », sans donner plus de précision. L’agence Rosatom a, de son côté, déclaré vouloir « continuer le travail sur les nouveaux types d’armes ».

Selon plusieurs experts américains, les tests en question pourraient être ceux du missile de croisière à propulsion nucléaire « Bourevestnik », qui fait partie de la nouvelle génération de missiles qualifiés par Vladimir Poutine lui-même d’ « invincibles », « indétectables » et « hypersoniques ». Plus inquiétant, l’explosion survenue la semaine dernière impliquerait même un petit réacteur nucléaire selon le directeur scientifique du centre militaire, Vyacheslav Soloviev.

Cet incident prend une autre ampleur dans le contexte actuel, alors que les Etats-Unis sont sortis le vendredi 2 août du traité sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI), signé avec la Russie en 1987. En février, les Etats-Unis avaient accusé Moscou d’avoir violé ce traité en développant le Novator 9M729, un autre missile de croisière. Les deux pays sont donc désormais libres de lancer des programmes d’armements jusque-là interdits. Les Etats-Unis comptent en profiter pour moderniser leur arsenal pour lutter contre la montée en puissance nucléaire de la Chine, notamment sur les missiles de portée intermédiaire.

La France fait partie des 9 pays qui possèdent des ogives nucléaires. Elle est également le pays le nucléarisé au monde, rapporté au nombre d’habitants, avec 58 réacteurs nucléaires répartis dans 19 centrales sur le territoire français. Le nucléaire français sert surtout à fournir 71% de notre électricité.

Existe-t-il un risque pour les Français habitant à proximité de ces centrales ? Que s’est-il réellement passé jeudi dernier dans le Grand Nord russe ? Faut-il avoir peur d’une nouvelle prolifération nucléaire au niveau mondial ? Quelle position doit adopter la France dans ce nouveau contexte diplomatique ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-8-12

USA : SEXE, MILLIARDAIRES ET POLITIQUE 12-08-2019

Invités :

 

Thomas SNEGAROFF-

Historien, spécialiste des Etats-Unis-

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Anne TOULOUSE-

Journaliste franco-américaine-

Auteure de « Bienvenue en Trumpie »-

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Isabelle VEYRAT-MASSON-

Directrice de recherche au CNRS, spécialiste en communication politique-

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Frédéric ENCEL-

Géopolitologue, professeur de relations internationales-

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Le milliardaire Jeffrey Epstein, inculpé il y un mois pour exploitation sexuelle de mineures, a été retrouvé pendu dans sa cellule le samedi 10 août. Jeffrey Epstein avait été arrêté le 6 juillet dernier à son retour d’un voyage en France, il était suspecté d’avoir organisé entre 2002 et 2005 un réseau d’esclaves sexuelles constitué de dizaines de jeunes filles. Il était passible de 45 ans de prison et son procès ne devait pas s’ouvrir avant juin 2020.

Les théories du complot ont fleuri très rapidement après la mort d’Epstein. La médecin légiste qui a procédé à l’autopsie a indiqué qu’elle avait besoin de « plus d’informations » avant de pouvoir rendre ses conclusions, ce qui n’a pas manqué d’alimenter les rumeurs autour d’un suicide déguisé. Selon le New-York Times, le milliardaire avait déjà essayé de mettre fin à ses jours à la fin du mois de juillet mais n’était plus sous surveillance spéciale comme le protocole l’exige dans ce genre de cas. Ainsi, les rondes n’étaient pas effectuées toutes les demi-heures comme prévu et Epstein se trouvait seul dans sa cellule alors qu’il aurait dû être accompagné.

Les théories du complot se basent aussi sur l’éventualité que des personnalités politiques importantes puissent être impliquées dans cette affaire. Donald Trump, lui-même visé, a retweeté un message accusateur du compte BNL News : "des hauts dirigeants démocrates, y compris Bill Clinton, ont pris le jet privé d’Epstein pour se rendre sur son 'île des pédophiles'". Il a également retweeté une vidéo de l’acteur Terrence K. Williams mettant directement en cause l’ancien président américain.

Jeffrey Epstein était en effet proche de plusieurs personnalités politiques, dont Bill Clinton et Donald Trump. Ce dernier confiait d’ailleurs en 2002 en parlant d’Epstein : « Je connais Jeff depuis quinze ans. Un type génial… C’est un plaisir de passer du temps avec lui. On dit même qu’il aime autant les jolies femmes que moi. Il les préfère plutôt jeunes ».

Une des victimes d’Epstein, Virginia Roberts a pour sa part déclaré avoir été « offerte à des politiciens, à des professeurs d’université, à des gens issus de la royauté », sans que leurs identités ne puissent encore être dévoilées.

Le fait de voir un président américain empêtré dans un scandale sexuel ne serait pas une nouveauté. L’affaire Epstein pourrait être bien plus grave que les cas précédents, que ce soit la relation extra conjugale entre John Fitzgerald Kennedy et Marylin Monroe ou celle entre Bill Clinton et Monica Lewinsky, qui avait valu à Bill Clinton une procédure d’impeachment. Donald Trump est pour sa part suspecté d’avoir versé 130.000 euros, pendant sa campagne présidentielle, à l’actrice de films pornographiques Stormy Daniels pour faire taire leur liaison datant de 2006.

Après le suicide du principal suspect, quelles seront les suites de l’affaire Epstein ? Quelles en seront les conséquences ? Aura-t-elle autant d’impact que le scandale Weinstein ?-

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Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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2019-8-10

10-08-2019

C DANS L'AIR DU 10 AOÛT : LA FRANCE FACE AU DÉFI DE LA GESTION DES DÉCHETS


Lundi, le maire de Signes Jean-Mathieu Michel est mort renversé par une fourgonnette qu’il voulait verbaliser parce qu’elle avait déversé des gravats au bord de la route. L’élu luttait, comme beaucoup d’autres maires de petites communes, contre les décharges sauvages. La secrétaire d’Etat à la transition écologique Brune Poirson souhaite réunir dès la fin du mois d’août les professionnels du bâtiment pour trouver des mesures permettant de lutter contre ce « véritable fléau ». Les décharges sauvages coûtent entre 340 et 420 millions d’euros par an aux collectivités locales.

La France doit également gérer un autre problème, la pollution de ses plages et notamment en bord de Méditerranée. Mer d’Europe la plus polluée, la Méditerranée a reçu 11.2000 tonnes de plastiques provenant de la France en 2016. Si la France n’est pas le pays le moins avancé en matière de recyclage, il fait face à un trop plein de déchets qui le pousse à chercher d’autres solutions.

La France se voit, depuis plusieurs années, dans l’obligation d’exporter ses déchets dans des contrées parfois très lointaines. L’Indonésie, lassée comme d’autres pays d’Asie du Sud-Est de faire office de poubelle des pays occidentaux, a annoncé à la fin de mois de juillet qu’elle renvoyait deux conteneurs remplis de déchets vers la France.

Dans son projet de loi sur l’économie circulaire, Brune Poirson compte développer les consignes pour les bouteilles en plastique avec l’objectif de recycler 100% des bouteilles d’ici 2025 (contre 55% de bouteilles recyclées aujourd’hui). Une expérimentation a déjà été lancée par Suez avec l’implantation de 100 kiosques sur les parkings de supermarché. Les clients paient une consigne pour chaque bouteille achetée et la récupère en ramenant la bouteille dans le kiosque.

La généralisation des consignes de bouteilles plastiques ne plaît pas à tout le monde. Les entreprises de recyclage et les collectivités locales craignent de voir leurs circuits habituels de traitement des déchets bouleversés et craignent aussi de perdre les ressources générées par la vente des déchets recyclés.

Enfin, une des solutions les plus simples pour faciliter le traitement des déchets est tout simplement d’en produire de moins en moins. Le « zéro déchet » commence donc à séduire de plus en plus de particuliers, qui souhaitent réduire au maximum leur consommation quotidienne de déchets en utilisant des solutions diverses : achat de produits reconditionnés, compost, utilisation de coton lavable, etc.

Comment éveiller les consciences en matière de pollution ? Quelles solutions, à court et moyen terme, peuvent être trouvées pour améliorer la gestion des déchets en France ? Faut-il généraliser le principe du pollueur payeur ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin

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2019-8-9

ITALIE : LE COUP DE POKER DE SALVINI 09-08-2019

Invités :-

 

FRANCOIS DE LABARRE-

GRAND REPORTER A « PARIS MATCH »-

 

PASCAL BONIFACE -

GEOPOLITOLOGUE, DIRECTEUR DE L’IRIS – INSTITUT DE RELATIONS INTERNATIONALES ET STRATEGIQUES-

 

ALAIN DE CHALVRON-

REDACTEUR EN CHEF ET EDITORIALISTE DE POLITIQUE ETRANGERE A FRANCE TV-

 

JEROME FOURQUET-

DIRECTEUR DU DEPARTEMENT OPINION PUBLIQUE A L’IFOP-

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Le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini a surpris son monde jeudi en réclamant l’organisation d’élections anticipées. « Allons tout de suite au Parlement pour prendre acte qu'il n'y a plus de majorité (...) et restituons rapidement la parole aux électeurs », par ces mots, le communiqué de la Lega Nord, le parti de Salvini, entérine la séparation avec l’autre parti de la coalition gouvernementale, le mouvement Cinque Stelle.

Ce communiqué de la ligue du nord fait suite au vote parlementaire de mercredi au cours duquel les députés du mouvement Cinque Stelle ont voté contre le projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin, ardemment défendu par Salvini et sa ligue du Nord.

« Ce n’est pas au ministre de l’Intérieur de convoquer le parlement ou de fixer l’agenda d’une crise politique » a déclaré le premier ministre Giuseppe Conte en réaction au communiqué de Matteo Salvini. Il a accuse également Salvini de provoquer ces élections afin de « capitaliser sur le consensus dont il jouit ».

Matteo Salvini est en effet donné gagnant des différents scénarios pour ces nouvelles élections. Que son parti s’allie avec Fratelli d’Italia et/ou Forza Italia (deux partis d’extrême-droite) ou qu’il y aille seul, il arriverait en tête des suffrages, selon un sondage datant du 1er août. Le ministre de l’Intérieur a donc le vent en poupe, bien aidé par l’issue des élections européennes : la Ligue du Nord avait recueilli près de 35% des suffrages, contre seulement 17% pour le mouvement Cinque Stelle.

Le ministre de l’Intérieur souhaite donc capitaliser sur cet élan et n’hésite pas à durcir ses positions sur certains sujets comme celui de l’immigration, son principal cheval de bataille. Son décret « sécurité bis » a passé l’épreuve du Sénat le mardi 5 août après avoir passé celle de la cambre des députés. Il prévoit notamment la possibilité pour les autorités d’interdire « l’entrée de navires en transit ou en stationnement dans la mer territoriale » pour des raisons de sécurité ou « d’aide à l’immigration illégale ».

La question de l’immigration avait donné lieu à une passe d’armes entre Emmanuel Macron et Matteo Salvini. Le président de la République avait Emmanuel Macron avait dénoncé la « lèpre qui monte » en Europe et « le nationalisme qui renaît, la frontière fermée que certains proposent », visant ainsi sans le nommer le gouvernement italien. Salvini avait répondu sans prendre de pincettes « Nous sommes peut-être des lépreux populistes, mais je tire les leçons de ceux qui ouvrent leurs propres ports. Accueillez des milliers de migrants et, ensuite, on pourra parler. »

Matteo Salvini va-t-il ressortir gagnant de la crise politique qu’il a lui-même provoqué ? Quelles forces d’opposition italienne pourraient tirer leur épingle du jeu ? Comment l’Europe doit-elle se comporter vis-à-vis de l’Italie, déjà dans le viseur de Bruxelles pour sa gestion budgétaire ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-

Format : 65 minutes-

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-

Productions : France Télévisions / Maximal Productions-

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